516 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
516
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 971
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
La décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne un litige fiscal opposant une SCI à l'administration sur l'application du régime de TVA sur la marge à la revente de terrains issus d'un lotissement. Le tribunal a rejeté la demande principale de la SCI, considérant que les terrains revendus n'avaient pas été acquis en qualité de "terrains à bâtir" au sens du code général des impôts, ce qui exclut l'application du régime favorable de la marge. Les textes appliqués sont principalement les articles 257 et 268 du code général des impôts, ainsi que la directive TVA de 2006.
Avocat : LANGEVIN AVOCATS
Avocat : BOULANGER
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir de Mme B..., une ressortissante tchadienne, visant l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures d'astreinte associées. La juridiction estime que la décision préfectorale, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° du CESEDA), est suffisamment motivée et ne méconnaît pas son droit à être entendue. Elle rejette également les conclusions indemnitaires et n'ordonne pas la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : COLLANGE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté la requête de Mme C... demandant l'annulation de l'arrêté du 6 août 2025 du préfet de la Drôme l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et que l'intéressée n'établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour en qualité d'étudiante, rendant inopérant le moyen tiré de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, malgré sa scolarité réussie et sa relation sentimentale, le tribunal a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait à être inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi et à voir ses droits aux allocations ARE calculés. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'utilité des mesures demandées, faute de prouver que le blocage de son inscription est imputable à un dysfonctionnement de France Travail. Il relève en outre que la demande se heurte à une contestation sérieuse, le blocage étant lié à un trop-perçu d'allocations contesté. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le non-respect du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'interdiction de retour de six mois était légale au regard des articles L. 612-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.