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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 133 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 133

Décisions totales

383 581

Ordonnances

264 417

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LAUEffacer tout
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515992

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait les décisions de la préfète de l’Ain du 19 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination, lui interdisant le retour pendant six mois et l’assignant à résidence. Le tribunal estime que la mesure d’éloignement ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de son entrée récente en France et de ses attaches présumées en Algérie. Il juge également que la décision fixant le pays de destination n’est pas entachée d’illégalité, faute pour le requérant d’établir un risque d’isolement. Enfin, l’interdiction de retour est confirmée sur le fondement de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LAUBRIET

6 janvier 2026• ELOIGNEMENT
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510953

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de provision de 100 000 euros présentée par Mme A... contre le centre hospitalier Métropole Savoie pour une faute médicale survenue en 1993. La requête est irrecevable faute pour la requérante d’avoir justifié d’une demande préalable d’indemnisation provisionnelle adressée à l’administration, conformément aux articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative. La circonstance qu’une demande préalable ait été formée dans une autre instance au fond ne supplée pas cette absence.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LAURENT

5 janvier 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515094

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 12 novembre 2025 maintenant son placement en rétention pour l'examen de sa demande d'asile par l'OFPRA. Le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. Il a écarté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et sans incidence sur sa légalité le défaut de transmission immédiate de la décision de l'OFPRA. La solution se fonde sur les articles L. 754-2, L. 754-3 et L. 754-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAURENS

5 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514899

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône le maintenant en rétention pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'apportait aucun élément pour démontrer que sa demande d'asile n'était pas dilatoire ou que la décision manquait de critères objectifs. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 754-2, L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAURENS

2 janvier 2026• Reconduite à la frontière
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 511153

Avocat : BERRY CLAUDE

31 décembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:511153.20251231• Juge des référés
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408554

Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme B... qui contestait le refus de la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin de lui accorder une remise gracieuse totale de sa dette de prime d'activité de 4 162,11 euros. Le juge unique, statuant en plein contentieux, a estimé que si la bonne foi de la requérante n'était pas contestée, elle n'apportait aucun élément prouvant sa situation de précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise supplémentaire. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise de dette à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

Avocat : ALBANESI LAURA

31 décembre 2025• Juge Unique
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514447

Refus d'injonction. Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui fixer un rendez-vous pour le retrait et le renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés estime que le requérant n'a apporté aucun commencement de preuve pour étayer ses allégations (existence du visa, mariage, dépôt de demande, décision favorable). En conséquence, les mesures sollicitées ne présentent pas un caractère utile, et la requête est rejetée.

Avocat : LAURENS

31 décembre 2025
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL01599

Avocat : LAURENT-NEYRAT

30 décembre 2025• 3ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512531

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension par Mme B..., agent territoriale licenciée pour insuffisance professionnelle par le SIVU Groupe scolaire Beaupré. La requérante contestait la légalité de son licenciement, invoquant notamment un vice de procédure et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, rappelant qu'une privation de rémunération totale et durable constitue un préjudice grave et immédiat. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : LAUMET

29 décembre 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303530

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la SAS Badet Clément et Compagnie d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions de la directrice générale de FranceAgriMer rejetant partiellement sa demande d’aide pour la promotion des vins dans les pays tiers. La société contestait notamment le rejet de dépenses aux États-Unis, en Suisse, au Canada et en Chine, invoquant des erreurs de droit et d’appréciation quant à l’application de la décision réglementaire n° 2020-41 du 20 juillet 2020. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, estimant que FranceAgriMer avait commis une erreur de droit en exigeant des justificatifs précis sans rechercher si les dépenses présentées étaient raisonnables, et en rejetant intégralement certaines dépenses sans constater leur caractère excessif. Il a enjoint à FranceAgriMer de réexaminer la demande d’aide de la société, sans se prononcer sur le montant exact dû.

Avocat : LÉONARD GUILLAUME

29 décembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2505478

Cette décision du Tribunal Administratif de Melun (1ère chambre) rejette la requête de M. D..., ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Ain du 20 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire (sous-préfet régulièrement délégataire), l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen réel de sa situation, et la violation du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6) et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DELAUNAY

26 décembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521781

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante libyenne, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante soulevait notamment des moyens tirés d'un défaut d'information et d'un entretien individuel irrégulier au regard du règlement « Dublin III », ainsi que d'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était légale, estimant que les droits de l'intéressée avaient été respectés et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. La solution retenue confirme la responsabilité de l'Espagne pour l'examen de la demande d'asile, en application du règlement (UE) n° 604/2013.

Avocat : PRELAUD

26 décembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400544

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A... A..., ressortissant dominicain, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 septembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d’une délégation régulière et que l’arrêté mentionnait les textes applicables (notamment les articles L. 611-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme). La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A... A..., y compris celles relatives à l’annulation, à l’injonction et aux frais de justice.

Avocat : MASCLAUX

24 décembre 2025• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400586

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme D..., ressortissante haïtienne, d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral du 8 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d’enfant français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a annulé l’arrêté préfectoral, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant la preuve de la contribution effective de l’autre parent français à l’entretien de l’enfant, alors que la requérante avait produit une décision de justice relative à cette contribution, ce qui suffit au regard de l’article L. 423-8 du CESEDA.

Avocat : MASCLAUX

24 décembre 2025• 1ère Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500013

Le Tribunal Administratif de la Guyane, saisi en renvoi après cassation par le Conseil d'État, a examiné la contestation de M. C... concernant des indus de revenu de solidarité active (RSA), d'allocation de logement social (ALS) et de prime exceptionnelle de fin d'année, pour un montant total de 14 621,71 euros. M. C... soutenait ne pas avoir perçu ces sommes, vivant à l'étranger, et dénonçait une usurpation d'identité par son père. La CAF de Guyane, mise en demeure, n'ayant pas produit de mémoire, le tribunal a appliqué l'article R. 612-6 du code de justice administrative et a constaté que l'inexactitude des faits allégués par le requérant ne ressortait d'aucune pièce du dossier. Le tribunal a donc fait droit à la demande de M. C..., prononçant la décharge des indus litigieux.

Avocat : NIOCHE LAURA

24 décembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506283

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 16 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de son entrée récente en France et de l'absence de liens familiaux stables, et a rejeté les autres moyens soulevés. La décision s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAZIN-CLAUZADE

24 décembre 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310643

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., ressortissant centrafricain, qui demandait l’annulation de la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence gardé par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d’une contribution effective à l’entretien et à l’éducation de son enfant français, condition requise par l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du CESEDA, faute pour M. C... de démontrer une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : LAURENT

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400039

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B... d'une demande de condamnation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) à l'indemniser, sur le fondement de la solidarité nationale, des préjudices résultant d'une complication chirurgicale (syndrome de la queue de cheval) survenue lors d'une opération d'une hernie discale en 2017, pour laquelle aucun manquement médical n'a été retenu. Le tribunal a fait droit à la demande d'indemnisation au titre de la solidarité nationale, en application des articles L. 1142-1 II et suivants du code de la santé publique, en fixant le montant des préjudices subis par Mme B... et en rejetant les demandes des victimes par ricochet, ces dernières n'étant pas éligibles à ce régime d'indemnisation. La solution retenue par le tribunal a consisté à allouer une indemnité à Mme B... sous forme de capital, en déduisant les créances des organismes sociaux, et à rejeter le surplus des conclusions des parties.

Avocat : GODET ANNE-LAURE

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510603

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme I..., ressortissante irakienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 23 octobre 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que l'état de grossesse et la présence des enfants mineurs en France ne constituaient pas, en l'espèce, une situation de vulnérabilité justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GUILLAUD

23 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406014

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante béninoise, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 16 février 2024 lui refusant un visa de long séjour pour études. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de visa était fondé sur l'insuffisance de ressources, car la requérante n'a pas démontré disposer des moyens financiers nécessaires pour couvrir ses frais d'études et de séjour, en application de la directive UE 2016/801 et de l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019.

Avocat : BAZIN CLAUZADE

22 décembre 2025• 10ème chambre