1 480 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 480
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 769
Avec résumé IA
Avocat : ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN
Avocat : LAURENS
Avocat : LOMARI LAURA-EVA
Avocat : FRANK LAURENT
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l’arrêté du préfet du Gard refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral, en application des textes précités.
Avocat : LAURENT-NEYRAT
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, ancien gérant de la SARL Global Investissement, contestant les rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés pour 2009 et 2010, dont il était tenu solidairement. Le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas établi avoir adressé une mise en demeure préalable à la société avant de procéder à la taxation d'office, en violation des articles L. 66 et L. 68 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la procédure de taxation d'office étant irrégulière, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées, y compris la majoration de 40%, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX (SEP)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que le requérant justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi sont également annulées.
Avocat : LAURENT
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 6 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, faute pour le requérant de démontrer l'absence de délégation régulière. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge a estimé que M. A n'apportait pas la preuve de liens personnels et familiaux stables en France, malgré la présence alléguée depuis 2018 et la paternité d'un enfant français non reconnu. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FERAY-LAURENT AXELLE
Avocat : CABINET LAURENT FROLICH
Le Tribunal administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 6 avril 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône obligeait M. A, ressortissant géorgien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et lui interdisait le retour pour deux ans. La juridiction a jugé que la décision d’éloignement était illégale car M. A, exempté de visa pour un séjour de moins de trois mois en vertu du règlement (UE) 2017/372, justifiait d’une entrée régulière et d’une intention de retour en Géorgie, ne relevant ainsi pas du cas prévu à l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par voie de conséquence, les décisions subséquentes (pays de renvoi et interdiction de retour) ont également été annulées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet du Gard. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 à 2019. Le tribunal a partiellement fait droit à sa demande en admettant la déduction de certaines charges, comme des frais de déplacement professionnels et des dépenses de réparation pour ses biens immobiliers, sur le fondement de l'article 31 du code général des impôts. En revanche, il a rejeté les autres moyens, notamment ceux relatifs au crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement et à la déduction de travaux considérés comme des constructions. La solution retenue est un dégrèvement partiel des impositions contestées.
Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que les travaux réalisés par la SCI AJCA des Carmes, consistant à transformer deux logements vétustes et un grenier en cinq appartements neufs, constituaient des travaux de reconstruction et non de simples réparations ou améliorations, même sans augmentation de surface. En conséquence, ces dépenses n'étaient pas déductibles des revenus fonciers en application de l'article 31 du code général des impôts. La demande de déduction des primes d'assurance a également été rejetée, faute de preuve de leur paiement par la SCI.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que les travaux réalisés par la SCI AJCA des Carmes, consistant en la transformation de deux logements vétustes et d'un grenier en cinq appartements neufs avec redistribution complète et atteinte au gros œuvre, constituaient des travaux de reconstruction et non de réparation ou d'amélioration, exclus de la déduction des revenus fonciers en application de l'article 31 du code général des impôts. Il a également refusé la déduction des primes d'assurance, faute de preuve de leur paiement par la requérante. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, adjoint de sécurité, contestant le refus du préfet de police de Paris de lui délivrer l'agrément nécessaire à sa nomination comme gardien de la paix. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur des faits matériellement exacts révélant un manquement au devoir de loyauté, incompatible avec les fonctions sollicitées. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement du décret n°95-654 du 9 mai 1995 et des articles L. 114-1 et R. 434-2 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal administratif de Lyon était saisi par un étudiant contestant son exclusion de l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon, prononcée par trois décisions successives des 9 septembre 2024, 1er octobre 2024 et 6 janvier 2025. Le tribunal a constaté que la décision du 9 septembre 2024 avait été retirée par celle du 1er octobre 2024, devenue définitive, et a jugé que les conclusions dirigées contre la décision du 6 janvier 2025 n’étaient pas privées d’objet, cette dernière ayant été prise pour exécuter une ordonnance de référé suspension. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été examinée au regard des dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C, qui demandait au juge d’intervenir pour accélérer l’instruction de sa demande de titre de séjour ou l’informer de son état d’avancement. La juridiction a considéré que ces conclusions ne sont pas dirigées contre une décision administrative et ne relèvent pas de l’office du juge administratif. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour un retard de diagnostic d’un accident vasculaire cérébral (AVC) lors de sa prise en charge aux urgences du centre hospitalier de Narbonne le 10 avril 2015, initialement attribué à tort à une intoxication éthylique. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l’hôpital sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d’une erreur de diagnostic et de l’absence d’examens complémentaires nécessaires. La solution retient un taux de perte de chance de 25 %, limitant l’indemnisation à 46 150,46 euros pour M. A, et condamne l’hôpital à verser 272 541,68 euros à la CPAM de l’Hérault au titre des débours, avec intérêts au taux légal.
Avocat : SELARL SAINTE-CLUQUE LAURENS