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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-23LY03852

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-23LY03852

jeudi 17 avril 2025

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-23LY03852
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantFRANK LAURENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. Prince A B a demandé au tribunal administratif de Dijon d'annuler l'arrêté du 5 avril 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a désigné le pays de destination.

Par un jugement n° 2301426 du 14 septembre 2023, le magistrat désigné du tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 14 décembre 2023, M. B, représenté par Me Frank, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler cet arrêté du préfet de la Côte-d'Or.

Il soutient que :

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnait l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent, () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. Par le jugement attaqué, le magistrat désigné du tribunal administratif de Dijon a rejeté comme étant irrecevable la demande de M. B, ressortissant congolais, tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a désigné le pays de renvoi au motif qu'elle ne respectait pas les prescriptions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative relatives au contenu des requêtes. En appel, devant la cour, M. B se borne à soutenir que la mesure d'éloignement dont il a été l'objet après le rejet de sa demande d'asile est entachée d'illégalité sans contester le motif d'irrecevabilité opposé que le premier juge a, au demeurant, retenu à bon droit.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée, y compris en ses conclusions de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. Prince A B. Copie en sera adressée au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et au préfet de la Côte-d'Or.

Fait à Lyon, le 17 avril 2025.

Le président de la 2ème chambre,

Dominique Pruvost

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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