115 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
115
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 671
Avec résumé IA
Avocat : SCP LAVAL CROZE CARPE
Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH BEGUE
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'un requérant visant à faire enlever des affiches municipales avant la fin de la campagne électorale. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est plus remplie, en raison de l'imminence de la clôture du scrutin. La décision s'appuie également sur les articles L. 47 A du code électoral et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LAVAL
Avocat : DELAVALLADE - RAIMBAULT
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un licenciement disciplinaire d'un professeur contractuel, s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, considérant que la compétence territoriale est déterminée par le lieu de la dernière affectation de l'agent. Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués via la procédure de transmission prévue à l'article R. 351-3 du même code.
Avocat : SCP DELAVALLADE - RAIMBAULT
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre la commune de Billy-Montigny pour déposer des affiches municipales vantant le bilan fiscal du maire sortant en période électorale. Le juge a estimé que cet affichage, utilisant des supports et des agents communaux, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au principe d'égalité entre les candidats et à la liberté d'expression, en méconnaissance des articles L. 52-1 et L. 52-8 du code électoral. En conséquence, il a enjoint à la commune de procéder à la dépose immédiate des affiches litigieuses.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un candidat aux élections municipales de Bourbourg visant à enjoindre au préfet du Nord de rectifier une erreur matérielle dans l’enregistrement de sa liste et à obliger la commission de propagande à acheminer son matériel électoral. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment car il disposait d’autres moyens pour diffuser ses bulletins. La décision s’appuie sur les dispositions du code électoral relatives à la régularité des bulletins et à la composition des commissions de propagande.
**Sujet principal :** Demande en référé-liberté visant à enjoindre à une commission de propagande électorale d'accepter et de faire acheminer du matériel de vote déposé après la date limite, pour garantir l'égalité des candidats. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue :** Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant dispose d'autres moyens de campagne, et que la commission de propagande a légalement refusé le matériel pour non-respect du délai légal impératif fixé par l'article R. 38 du code électoral. **Textes appliqués :** Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) et article R. 38 du code électoral (délai de dépôt du matériel de propagande).
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction à l'encontre de la commission de propagande électorale de Lille pour qu'elle assure l'acheminement des bulletins de vote d'une liste candidate aux élections municipales, malgré une erreur typographique. Le juge a rejeté la requête, estimant que le refus de la commission, fondé sur la non-conformité du bulletin à la liste enregistrée, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de se présenter aux élections, la liste conservant d'autres moyens de diffusion. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 32 du code électoral.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande d'un candidat visant à enjoindre à la commission de propagande de Lorient d'acheminer son matériel électoral. Le juge estime que le refus de la commission, fondé sur la non-conformité du bulletin de vote, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de se porter candidat, le requérant conservant la possibilité de déposer ses bulletins directement dans les bureaux de vote. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code électoral.
Avocat : LAVAL Thomas
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'un candidat aux élections municipales qui contestait le refus de la commission de propagande de distribuer sa circulaire. Le juge estime que la condition d'une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas remplie. Il considère, en application de l'article R. 27 du code électoral, que l'utilisation d'un fond bleu, blanc et rouge sur la circulaire est de nature à entretenir une confusion avec l'emblème national, justifiant ainsi la décision de la commission.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande d'un candidat aux élections municipales visant à enjoindre à la commission de propagande d'acheminer ses circulaires. Le juge estime que la commission n'a pas refusé son concours, car il n'est pas établi que les documents aient été considérés comme non conformes. Par conséquent, le requérant ne démontre pas l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un candidat aux élections municipales visant à enjoindre à la commission de propagande d'acheminer son matériel électoral. Le juge a estimé que le refus de la commission, fondé sur la non-conformité de la circulaire avec les prescriptions du code électoral (articles R. 27 et R. 29), ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 27, R. 29, R. 34 et R. 38 du code électoral.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Auto Bilan d’une demande de condamnation du département de la Gironde à l’indemniser de préjudices matériel et moral. Après que le département a informé le tribunal d’un accord amiable, la société requérante s’est désistée de sa requête tout en maintenant sa demande de frais de justice. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a toutefois rejeté la demande de la SARL Auto Bilan au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant que les circonstances de l’espèce ne justifiaient pas une telle condamnation.
Avocat : SCP LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre au Conservatoire du littoral d'élaguer des arbres empiétant sur sa propriété. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, les seules allégations de dommages potentiels et de non-respect d'un engagement ne suffisant pas à démontrer la nécessité d'une intervention immédiate. La demande a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de la demanderesse. En effet, l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) avait, après l'introduction du recours, versé le solde de la prime contestée ("Ma Prime Rénov'"), privant ainsi la demande d'annulation et d'injonction de son objet. Le tribunal a néanmoins condamné l'ANAH, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à la requérante une somme de 1 300 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours contre un titre de perception émis par l'Autorité de la concurrence. Il a estimé ne pas être territorialement compétent, car le siège de l'autorité auteur de l'acte est à Paris. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris.
Avocat : SCP TZA ZAPF LAVAL