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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 065 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 065

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 807

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LEEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313230

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur trois requêtes de la société Shurgard France, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et surfaces de stationnement pour l’année 2016, concernant des entrepôts situés à Asnières, Bezons et Osny. La société soutenait que les espaces de circulation, les aires de chargement/déchargement de moins de 500 m² et les escaliers devaient être exclus de l’assiette de la taxe en application de l’article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que ces surfaces ne relevaient pas des exonérations prévues par le texte. Aucune décharge partielle n’a été accordée, et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

16 décembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412528

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de l'association diocésaine de Nanterre visant à obtenir la décharge de la taxe d'aménagement (82 809 euros) réclamée pour des travaux de démolition, construction et réhabilitation sur un terrain à Boulogne-Billancourt. L'association invoquait l'exonération prévue à l'article L. 331-7 du code de l'urbanisme pour les constructions édifiées par des associations cultuelles, au sens de la loi du 9 décembre 1905. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'association, bien qu'ayant obtenu un arrêté préfectoral constatant sa qualité cultuelle en 2023, ne justifiait pas que les travaux autorisés par le permis de construire de 2019 étaient affectés à l'exercice du culte ou à son objet statutaire, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

16 décembre 2025• 8ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318430

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Riwodis, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, des retenues à la source et une amende fiscale pour les exercices 2015 et 2016. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'impôt sur les sociétés, faute de mise en recouvrement. Sur le fond, il a confirmé le bien-fondé des redressements, estimant que les sommes versées à des personnes physiques constituaient des revenus distribués au sens de l'article 111 du code général des impôts, et a rejeté l'application de la convention fiscale franco-chinoise. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société.

Avocat : CABINET CANIS, LE VAILLANT (SCP)

16 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322516

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. A..., joueur professionnel de jeux vidéo, qui contestait son assujettissement aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS) sur des revenus de source étrangère perçus en 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que, en application du droit interne (articles 1600-00 C du CGI et L. 136-5 du code de la sécurité sociale), ces revenus étaient imposables en France, M. A... étant résident fiscal français. Pour l'année 2018, le moyen tiré de l'accord franco-canadien de sécurité sociale a été écarté, les gains de tournoi ne relevant pas de son champ d'application. Enfin, les conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires ont été déclarées irrecevables, faute de litige né et actuel.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE

16 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304731

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société OBM construction, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice de 144 392,99 euros. La société invoquait l'illégalité de la délibération n° 2022-25 de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) du 20 janvier 2022 comme fait générateur de responsabilité. Le tribunal a jugé que le lien de causalité direct entre cette illégalité et le préjudice allégué était rompu par plusieurs décisions intermédiaires, notamment la résiliation de l'accord de participation entre RTE et E-Pango et le comportement de la société E-Pango. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée.

Avocat : SELARLU JEROME LEPEE AVOCAT

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402462

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la SAS Celaur énergies de deux requêtes contestant des titres de perception émis le 18 janvier 2024, pour des montants de 763 euros et 2 384 euros, au titre de redevances d'occupation du domaine public fluvial et de prélèvement d'eau. La société soutenait que la base de liquidation était erronée car l'administration avait retenu une puissance de 4,4 kW pour son droit fondé en titre, alors qu'elle estimait cette puissance à 639 kW. Le tribunal a joint les deux requêtes et a examiné le bien-fondé des redevances au regard des articles L. 2125-1 et L. 2125-7 du code général de la propriété des personnes publiques. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la méthode de calcul de la redevance domaniale, notamment la surface occupée et le plafonnement à 3 % du chiffre d'affaires, conformément à la note 9D n°4 de la direction générale des impôts.

Avocat : PARALEX AVOCATS

16 décembre 2025• Chambre 3
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500542

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a pris acte, par ordonnance du 16 décembre 2025, du désistement pur et simple de la société Roche dans le litige l’opposant au Syndicat départemental d’énergie de l’Allier. Ce désistement, intervenu suite à un accord trouvé en médiation, concernait un titre de recette relatif à des pénalités de retard sur un marché public de construction. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examiner le fond du recours.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

16 décembre 2025
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505655

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’une opposition à une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu de 6 053,76 euros d’allocation de solidarité spécifique (ASS). Le requérant invoquait la prescription de la dette, née d’un cumul d’allocations entre 2017 et 2018. En défense, France Travail a indiqué avoir régularisé la situation, annulant ainsi la dette. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Avocat : BOUILLET HUGO

16 décembre 2025
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505850

Le Tribunal administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A... contestant le refus implicite de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La juridiction a constaté que la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) avait, postérieurement à l'introduction du recours, reconnu cette qualité à M. A... pour une durée illimitée, rendant sans objet les conclusions principales. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la reconnaissance de la qualité et rejeté le surplus des conclusions, y compris la demande de frais de justice.

Avocat : LECLERC

16 décembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306825

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait les retenues effectuées par la CAF de l’Isère sur ses prestations sociales pour rembourser un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence, jugeant que le contentieux du RSA relève bien de la juridiction administrative. Sur le fond, il a estimé que la créance de la CAF, née d'une fraude constatée en 2016, n'était pas prescrite et que les retenues étaient légales. Enfin, il a jugé que la procédure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire dont avait bénéficié Mme B. n'avait pas effacé cette dette, car les créances frauduleuses sont exclues de l'effacement en application des articles L. 711-4 et L. 741-2 du code de la consommation.

Avocat : LEGEAY

16 décembre 2025• Juge unique 4
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512019

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Mimet concernant des désordres affectant sa salle des fêtes (gros œuvre, couverture, étanchéité, électricité), sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise est jugée utile pour éclairer un éventuel futur litige au fond. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en déterminer les causes et évaluer le coût des réparations. La société Aleph conseil, simple courtier en assurances, a été mise hors de cause, sa présence à l'expertise n'étant pas utile.

Avocat : SELARL RACINE MARSEILLE

16 décembre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401711

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme B... afin d’obtenir le relogement d’urgence qu’elle estimait dû, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a fait droit à sa demande en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constatant qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter d’un délai de trois mois. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée comme sans objet, Mme B... ayant déjà obtenu l’aide juridictionnelle totale.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

16 décembre 2025
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500223

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme B... E..., en qualité d'ayant-droit de son frère décédé d'un cancer du poumon, contestant le refus d'indemnisation du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, sans examiner le fond du litige. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours contentieux.

Avocat : FIDELE

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500224

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme C..., atteinte d’un cancer du sein, afin d’obtenir la condamnation du CIVEN à l’indemniser des préjudices liés aux essais nucléaires. Le tribunal rappelle que la loi du 5 janvier 2010 modifiée instaure une présomption de causalité si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies, présomption que l’administration ne peut renverser qu’en prouvant que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. En l’absence de mesures de surveillance suffisantes au regard des conditions concrètes d’exposition de l’intéressée, notamment à Raiatea, le CIVEN ne peut être regardé comme rapportant cette preuve. La solution retenue est donc favorable à la requérante, le tribunal condamnant le CIVEN à l’indemniser, sous réserve d’une expertise médicale pour évaluer ses préjudices.

Avocat : FIDELE

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500304

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en matière de contravention de grande voirie, a condamné Mme D... F... pour avoir réalisé, sans autorisation, un ponton et une plateforme en bois sur le domaine public maritime à Moorea. La requête a été jugée recevable, la notification du procès-verbal étant régulière, et la contravention non prescrite, les installations ayant été constatées en 2024. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une rupture d'égalité, la situation de l'intéressée n'étant pas comparable à celle d'une autre personne. En conséquence, Mme F... a été condamnée à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement des frais d'établissement du procès-verbal, sur le fondement de la délibération n°2004-34 du 12 février 2004 portant composition et administration du domaine public en Polynésie française.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

16 décembre 2025• JUGE UNIQUE
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502979

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait l'obligation de quitter sans délai le territoire français prise à son encontre. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais n'a produit aucune pièce à l'appui de ses allégations. Le juge a estimé que cette atteinte n'était pas caractérisée et a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, sans examiner la condition d'urgence.

Avocat : KALED

16 décembre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504296

Le Tribunal administratif de Marseille a radié des registres du greffe la requête n° 2504296, enregistrée par erreur. Cette requête était identique à une autre déjà jugée par le tribunal le 30 octobre 2025, et le Conseil d’État avait constaté le non-lieu à statuer sur le même litige par une ordonnance du 9 avril 2025. Les documents transmis par le Conseil d’État étaient destinés à l’information du tribunal et non à l’enregistrement d’une nouvelle instance. La radiation est prononcée sur le fondement des articles R. 431-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : BIVILLE-AUBERT

16 décembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304754

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Atemco, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice de 89 040,75 euros. La société invoquait l'illégalité d'une délibération de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) du 20 janvier 2022, qui aurait conduit à la résiliation de son contrat de fourniture d'électricité et à un surcoût lié au basculement sur l'offre de secours d'EDF. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre l'illégalité alléguée et le préjudice était rompu, notamment par la résiliation de l'accord de participation entre RTE et E-Pango et par le comportement de cette dernière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie et les principes de la responsabilité pour faute de l'administration.

Avocat : SELARLU JEROME LEPEE AVOCAT

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202026

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la SAS Celaur énergies contestant un titre de perception de 4 208 euros émis par le directeur départemental des finances publiques de la Haute-Loire. Cette somme correspondait à des redevances pour l'occupation du domaine public fluvial et pour la prise d'eau, dues au titre de l'exploitation d'une microcentrale hydroélectrique. La société soutenait que la base de liquidation était erronée car l'administration avait retenu une puissance de 4,4 kW pour son droit fondé en titre au lieu de 639 kW. Le tribunal a jugé que la consistance légale de ce droit n'est pas un élément à prendre en compte pour le calcul de la redevance d'occupation du domaine public prévue à l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, rendant ce moyen inopérant.

Avocat : PARALEX AVOCATS

16 décembre 2025• Chambre 3
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503134

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise de Mme A... fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait une mesure d’expertise pour déterminer l’origine de désordres liés à des travaux publics réalisés par la commune de Vichy, mais n’a fourni aucune précision sur la nature des travaux ou des désordres allégués. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas le caractère d’utilité requis, faute d’éléments suffisants pour justifier la mesure dans la perspective d’un litige principal. La requête a donc été rejetée.

Avocat : SCP COLLET DE ROCQUIGNY

16 décembre 2025