509 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
509
Décisions totales
383 581
Ordonnances
275 465
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montpellier a jugé une demande en indemnisation pour préjudice lié à la construction de logements par une commune. Le tribunal a d'abord rejeté l'exception d'incompétence, en qualifiant les logements locatifs communaux à bas loyers d'ouvrages publics relevant de la juridiction administrative. Sur le fond, il a estimé que la requérante, dont la parcelle est située en zone urbanisée, ne subissait pas de préjudice anormal et spécial au sens du droit de la responsabilité sans faute, et a donc rejeté sa demande d'indemnisation.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société Hivory de sa requête en suspension de l'exécution de deux décisions municipales relatives à une déclaration préalable d'urbanisme. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes de suspension (article L. 521-1 CJA) et d'injonction. La procédure est close sans examen du fond.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VALETTE - BERTHELSEN
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et une saisie administrative liées à une affaire de stupéfiants. Le tribunal estime que l'administration fiscale a légalement appliqué l'article 1649 quater 0-B bis du code général des impôts pour réévaluer ses revenus imposables en 2019 sur la base de la valeur vénale du cannabis saisi et des produits présumés de l'infraction. Les conclusions concernant la mainlevée de la saisie sont jugées irrecevables, car la contestation de la forme des poursuites ne relève pas du juge administratif et le recours contre la décision de rejet était tardif.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de la SCI Villa Montmorency 95 visant à annuler le refus du maire de procéder à l'élagage d'un arbre. Le juge estime que les articles 671 et 672 du code civil, invoqués par la requérante, ne sont pas applicables car ils régissent les relations entre propriétés privées et non l'implantation d'arbres sur le domaine public communal. La requête est donc rejetée par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que le moyen soulevé est inopérant.
Avocat : VIOLETTE
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un permis de construire et d'interdiction d'abattage d'arbres. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal attaqué, notamment concernant les irrégularités d'affichage ou les atteintes à la faune protégée. La décision est fondée sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que les moyens soulevés ne justifient les mesures d'urgence sollicitées.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VALETTE - BERTHELSEN
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé-suspension, rejette la demande de l'EURL Mandza visant à suspendre la fermeture administrative de son établissement pour un mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, considérant que la société n'apporte pas la preuve d'une menace immédiate pour sa survie financière. Il relève également l'absence de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté préfectoral, pris sur le fondement de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, au regard des troubles à l'ordre public constatés.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Le Cayla visant à annuler l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour un chapiteau. La juridiction a jugé qu'aucun permis tacite n'était né, car la demande de pièces complémentaires de l'administration était légale et n'avait pas interrompu le délai d'instruction. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'urbanisme, notamment ses articles L. 423-1 et R. 423-22, relatives à la procédure d'instruction des permis de construire et à la naissance des autorisations tacites.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Sogreg visant à annuler un arrêté municipal fixant une astreinte pour non-exécution d'une mise en demeure. Le tribunal a jugé que l'astreinte, fixée en application de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, était légale et que les moyens soulevés (notamment sur la motivation, la procédure et la conventionnalité) n'étaient pas fondés. Il a également rejeté la demande d'indemnité de la requérante et mis à sa charge une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du maire de Fitou refusant un permis de construire une maison individuelle. Le juge a estimé que le refus, fondé sur un avis défavorable du préfet au titre de la loi littoral (article L. 121-13 du code de l'urbanisme), était illégal car le projet n'était pas situé dans un "espace proche du rivage". Les autres motifs invoqués par la commune (risques d'incendie, d'inondation, futur PLU) ont également été écartés par le tribunal.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Avocat : DECHELETTE
La décision du Tribunal Administratif de Dijon concerne un litige en responsabilité décennale et contractuelle entre la commune de Venizy et le cabinet d'études Marc Merlin, maître d'œuvre de travaux d'assainissement. Le tribunal a rejeté la demande principale de la commune, estimant que les désordres (odeurs d'hydrogène sulfuré) ne constituaient pas un désordre de solidité ouvrant droit à la garantie décennale, mais relevaient d'un simple défaut de conformité. La responsabilité contractuelle du maître d'œuvre pour manquement à son devoir de conseil n'a pas non plus été retenue, le tribunal considérant que les choix techniques litigieux résultaient d'une décision de la commune elle-même. Les textes appliqués sont les articles 1792 et 2270 du code civil relatifs à la garantie décennale.
Avocat : AARPI CAVOISY BALON DÉCHELETTE ASSOCIÉS
**Sujet principal** : Demande en indemnisation pour préjudice résultant d'une erreur de diagnostic médical commise par un service hospitalier d'urgence. **Juridiction** : Tribunal administratif de Limoges (juge unique). **Solution retenue** : La responsabilité du centre hospitalier de Châteauroux est retenue pour faute (erreur de diagnostic). Le tribunal condamne l'établissement à indemniser la requérante, mais en réduisant le montant de ses demandes pour certains postes de préjudice. **Textes appliqués** : L'article 1142-1 du code de la santé publique, qui fonde la responsabilité des établissements de santé sur la preuve d'une faute.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler deux certificats d'urbanisme opérationnels négatifs délivrés par le maire de Saint-Pierre-d’Oléron. Le tribunal a jugé que le premier motif de refus, fondé sur le plan local d’urbanisme, était erroné, mais que le second motif légal subsistait. Il a notamment considéré que l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme, invoqué par la requérante, ne faisait pas obstacle au refus, car les « mobil-homes » installés sur le terrain constituaient des constructions réalisées sans permis de construire.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant. Le sujet principal était un recours pour excès de pouvoir contre la décision ministérielle prononçant la perte de validité d'un permis de conduire pour solde de points nul. La juridiction a constaté un désistement implicite du requérant, faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité, conformément aux articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. En conséquence, il n'a pas été statué sur le fond de la requête.
Avocat : VIALETTE
La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre le refus d'un permis de construire. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté municipal de refus, considérant que le projet respecte les règles d'urbanisme applicables, notamment l'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal rejette également la demande de constatation d'un permis tacite et statue sur les frais de procédure.
Avocat : VALETTE-BERTHELSEN
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Auto Bilan d’une demande de condamnation du département de la Gironde à l’indemniser de préjudices matériel et moral. Après que le département a informé le tribunal d’un accord amiable, la société requérante s’est désistée de sa requête tout en maintenant sa demande de frais de justice. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a toutefois rejeté la demande de la SARL Auto Bilan au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant que les circonstances de l’espèce ne justifiaient pas une telle condamnation.
Avocat : SCP LAVALETTE AVOCATS CONSEILS