42 740 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
42 740
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 617
Avec résumé IA
Avocat : PERES GWENDOLINE
Avocat : KLING
Avocat : SACHOT COLINE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 25 février 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant sri-lankais et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne tenant pas suffisamment compte de la vie familiale établie en France du requérant, marié et père d'un enfant né sur le territoire national. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23, et ordonne le réexamen de la situation de l'intéressé.
Avocat : BOGLIARI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... A..., un ressortissant capverdien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 février 2025 qui refusait son titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car le signataire était compétent en vertu d'une délégation et que la motivation, qui invoquait les textes applicables et les circonstances personnelles de l'intéressé, était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, fondés sur l'accord franco-capverdien, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : PHILIPPON
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la requête ne relève pas manifestement de sa compétence, car la demande initiale a été déposée via une plateforme en ligne non prévue par la réglementation pour ce type de titre, ce qui la rend irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MALIK
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire (OQTF) et d'interdiction de retour prononcé contre un ressortissant algérien. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé, notamment en ce qui concerne la durée de l'interdiction de retour, et que le préfet a dûment examiné la situation personnelle de l'intéressé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1, L. 613-2 et L. 612-10). Le tribunal écarte également les moyens tirés de l'Accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante dans le cadre d'un contentieux relatif au financement d'une revalorisation salariale ("Oubliés du Ségur") par le conseil départemental. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administratif qui l'autorisent à enregistrer ce désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et de réformation des décisions départementales.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'était pas caractérisée par la seule suspension de ses missions professionnelles. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans préjudice d'autres voies de recours pour obtenir un document provisoire de séjour.
Avocat : GAGLIARDINI
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était légal car M. B... avait déposé sa demande d'asile au-delà du délai de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, notamment l'information du demandeur, avait été régulière.
Avocat : DESSOLIN
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de péril imminent pris par la maire de Châteaulin concernant un mur de soutènement. Le tribunal a jugé que le recours contre l'arrêté initial du 29 juillet 2021 avait perdu son objet suite à son abrogation et son remplacement par un nouvel arrêté du 27 octobre 2023, et a donc examiné la légalité de ce dernier. La solution retenue n'est pas explicitement formulée dans l'extrait fourni, qui s'arrête avant le dispositif, mais l'analyse porte sur la régularité de la procédure de danger imminent prévue par les articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir visant l'annulation du rejet implicite d'un recours contre des refus de visa de réunification familiale. Cette solution est motivée par le fait que l'autorité consulaire a délivré les visas sollicités après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : THULLIER
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus de visa. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond du litige.
Avocat : SPILIOTOPOULOU
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Auddicé Val-de-Loire visant à annuler la procédure de passation d'un marché public pour la révision d'un PLU et le rejet de son offre. Le juge estime que la commune de Chemillé-en-Anjou n'a pas commis de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, notamment en n'écartant pas l'offre d'un concurrent pour prix anormalement bas, et que la requérante n'établit pas l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEX PUBLICA
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement et d'interdiction de retour. Le magistrat a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif d'Amiens, considérant que l'intéressé, initialement placé en rétention à Lille mais désormais libéré, résidait de manière stable à Amiens. Cette décision de transmission, prise dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, s'appuie sur les articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un étranger contre un arrêté préfectoral fixant son pays de destination dans le cadre d'une procédure de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, écartant les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence du signataire et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention EDH.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... G... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Moselle était compétent et que les décisions contestées étaient légalement motivées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également estimé que les mesures prises ne méconnaissaient pas les droits garantis par la Convention européenne des droits de l'homme ou la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : HALIL
Le Tribunal administratif de Lyon a jugé une demande d'indemnisation d'un agent territorial suite à l'annulation d'un avertissement disciplinaire. Le tribunal a reconnu la responsabilité de la commune de Saint-Etienne pour cette décision illégale, mais a estimé que le préjudice moral subi par l'agent était limité. Il a condamné la commune à verser 400 euros en réparation du préjudice et 1 000 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), rejetant la majeure partie des demandes financières de l'agent.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 6 mai 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant sénégalais et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet des Yvelines avait commis une erreur de droit en ne respectant pas les stipulations de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, notamment son article 4§42, qui prévoit une admission exceptionnelle au séjour pour certains métiers. Les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de renvoi ont été annulées par voie de conséquence.
Avocat : LIGER
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de permis de construire. Cette solution est retenue car le maire a, avant le jugement, retiré sa décision contestée et délivré l'autorisation, privant ainsi le litige de son objet. Le tribunal applique les dispositions des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour prononcer cette décision de non-lieu et rejette la demande de condamnation aux frais.
Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER