11 367 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
11 367
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 256
Avec résumé IA
Avocat : DE SA - PALLIX
Avocat : BELIGON
Avocat : BAILLY-COLLIARD JULIE
Avocat : BENDER EMILIE
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant la décision 48 SI du ministre de l'intérieur portant retrait de points et invalidation de son permis de conduire. Le juge a constaté que la décision, notifiée le 27 novembre 2023 avec mention des voies et délais de recours, n'avait pas été réclamée par le requérant, ce qui a fait courir le délai de recours contentieux de deux mois. La requête, enregistrée le 23 avril 2025, était tardive. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : BELIN - DAREY - ROBIN
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement d’instance et d’action de la société les Petits Bouts Laveurs, qui réclamait une indemnisation de 66 358,98 euros à l’EHPAD les Couleurs du Lac pour rupture d’un contrat à durée déterminée. Ce désistement faisait suite à la signature d’un protocole transactionnel entre les parties le 29 décembre 2025. La requête indemnitaire a donc été classée sans examen au fond, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative. La demande reconventionnelle de l’EHPAD au titre de l’article L.761-1 du même code a été rejetée.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Metro FSD France de sa requête en plein contentieux. La demande initiale, qui visait à condamner le centre hospitalier d'Auch au paiement de diverses sommes, est ainsi éteinte. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : SMOLINSKA
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension de décisions implicites de rejet de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge a simplement donné acte de ce désistement. Il a condamné l'État à verser à la requérante la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : GILLIOEN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal estime que les moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, erreur d'appréciation) sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précis et étayés pour être examinés au fond. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris statue sur une requête en excès de pouvoir concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour. La juridiction donne acte du désistement de la requérante, celle-ci ayant finalement obtenu un titre de séjour. Elle condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BIROLINI
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant, M. B..., dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un rejet implicite de demande de regroupement familial. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Il a donc appliqué les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative pour prononcer ce désistement réputé.
Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la commune de Beaulieu-sur-Dordogne de son recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral autorisant une installation de traitement de déchets dangereux. La juridiction a rejeté la demande de la société Limatex de condamner la commune à payer une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du même code, qui permet au juge de constater un désistement.
Avocat : BENADJEMIA DALILA
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant, M. A..., dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision ministérielle refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Le tribunal constate que le requérant, mis en demeure de confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas produit le mémoire complémentaire annoncé, ce qui l'a rendu réputé désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de la demande d'annulation.
Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE - BOUCHERLE - MAGNE- MONS-BARIAUD
Avocat : NAILI
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Guyane du 18 février 2026 obligeant M. A... C..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français. Le juge a retenu que l'urgence était caractérisée par le placement en rétention de l'intéressé et que le préfet avait porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'asile. Cette atteinte résultait de ce que M. A... C... avait déposé une demande d'asile et obtenu une convocation pour son enregistrement, ce qui lui conférait le droit de se maintenir provisoirement sur le territoire français en application des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Morbihan du 22 décembre 2025. Cet arrêté suspendait pour six mois l’exercice de fonctions auprès de mineurs par M. B..., animateur, en application des articles L. 227-4 et suivants du code de l’action sociale et des familles. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, le requérant n’établissant pas la gravité de son préjudice financier ni l’impossibilité de trouver une autre activité professionnelle sans contact avec des mineurs. Il relève également le délai de près de deux mois mis pour saisir le juge des référés, ce qui contredit l’urgence alléguée.
Avocat : CACCIAPAGLIA
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A..., agent du centre hospitalier Annecy Genevois, contestant le refus implicite de lui accorder rétroactivement la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er janvier 2018. En cours d'instance, le centre hospitalier a accordé le bénéfice de la NBI pour la période du 1er avril 2016 au 31 août 2021, en exécution d'un précédent jugement et en application du décret n°2022-313 du 3 mars 2022. Le tribunal a constaté que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction, rendant sans objet ses conclusions principales, et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné le centre hospitalier à verser 900 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté, par une ordonnance du 23 février 2026, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme C... qui demandait l'annulation du refus du centre hospitalier Annecy Genevois de lui accorder rétroactivement la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er janvier 2018. Cette solution a été retenue car l'établissement hospitalier a, par une décision du 19 juin 2024, accordé à la requérante le bénéfice de cette bonification pour la période demandée, lui donnant ainsi satisfaction. Le tribunal a également condamné le centre hospitalier à verser 900 euros à Mme C... au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A... dirigée contre son arrêté d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que l'étranger, placé en rétention administrative, n'a pas respecté le délai impératif de 48 heures pour contester la mesure, prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, enregistrée après l'expiration de ce délai, est donc jugée irrecevable de manière manifeste.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société NMC Data Protect. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un accord-cadre relatif à des prestations d'analyse d'impact sur la protection des données (AIPD) par la commune de Rennes. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment les erreurs manifestes d'appréciation sur la notation des sous-critères de la valeur technique et la violation du principe d'égalité de traitement, n'étaient pas fondés. Il a considéré que la commune n'avait pas commis de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, et a donc rejeté l'ensemble des demandes, y compris celles de communication de pièces et d'injonction.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT