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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

7 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

7 199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 357

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LIEffacer tout
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302410

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A... d'une demande indemnitaire dirigée contre le centre hospitalier de Briey, pour un préjudice matériel et moral résultant d'une erreur dans le motif de rupture de son contrat de travail mentionné sur l'attestation destinée à France Travail. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier avait commis une faute en indiquant une « rupture anticipée à l'initiative du salarié », alors que le contrat était arrivé à son terme et n'avait pas été renouvelé, ce qui constitue une privation involontaire d'emploi au sens des articles L. 5422-1 et L. 5424-1 du code du travail et du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020. Cette faute a privé Mme A... de ses droits aux allocations chômage, lui causant un préjudice matériel évalué à 2 900 euros, ainsi qu'un préjudice moral fixé à 500 euros. Le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser ces sommes à Mme A..., avec intérêts au taux légal à compter du 13 avril 2023 et capitalisation annuelle.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

18 novembre 2025• Juge unique (Chambre 1)
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2108689

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme E..., agissant pour elle-même et sa fille A... B..., d'une demande d'indemnisation provisionnelle pour des préjudices résultant d'un accident vasculaire cérébral survenu après la naissance, potentiellement lié à la manipulation d'un cathéter au centre hospitalier de Montélimar. La requérante contestait le rapport d'expertise de la CCI et sollicitait une nouvelle expertise. Le tribunal a rejeté la demande de nouvelle expertise, estimant que le rapport contesté était suffisamment motivé et circonstancié. En conséquence, il a également rejeté les demandes d'indemnités provisionnelles présentées à l'encontre du centre hospitalier et de l'ONIAM. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL LIGAS-RAYMOND PETIT

18 novembre 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518418

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes concerne une demande du préfet de la Loire-Atlantique visant à obtenir l’expulsion de Mme C... et M. G..., occupants sans droit d’un logement dédié aux demandeurs d’asile géré par l’association France Horizon à Saint-Nazaire. Sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et de l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge des référés fait droit à la requête préfectorale. Il ordonne la libération immédiate des lieux, autorise l’expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire, et permet au gestionnaire de débarrasser les biens meubles aux frais et risques des occupants. La solution retenue se fonde sur le rejet définitif de leur demande d’asile par la CNDA, l’absence de droit au maintien dans les lieux, et l’urgence caractérisée par la saturation du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile.

Avocat : PHILIPPON

18 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502635

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que l’arrêté du 13 novembre 2025 par lequel le préfet de Mayotte obligeait une ressortissante comorienne à quitter le territoire français sans délai avait été retiré le 17 novembre 2025. En conséquence, les conclusions tendant à la suspension de cet arrêté sont devenues sans objet. La demande d’injonction visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour a été rejetée pour défaut d’urgence, la requérante n’étant plus exposée à un éloignement imminent. L’État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

18 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502636

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malgache, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a reconnu l'urgence liée à l'éloignement imminent, mais a estimé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas grave et manifestement illégale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que la durée de séjour de quatre ans était brève et que l'intéressé n'avait pas démontré être dépourvu d'attaches familiales à Madagascar. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

18 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502633

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malgache, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge a reconnu l'urgence liée au risque d'éloignement imminent, mais a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En effet, malgré sa scolarisation de quatre ans à Mayotte, le requérant n'a pas démontré être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où la cellule familiale peut se reconstituer. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

18 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502634

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, suspend les effets de l'arrêté du 15 novembre 2025 par lequel le préfet de Mayotte avait obligé M. C... A..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'éloignement imminent, et a considéré que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte a été caractérisée par les attaches familiales solides du requérant à Mayotte, notamment sa vie commune avec sa compagne titulaire d'une carte de résident, leurs deux enfants nés à Mayotte, et un enfant français du foyer. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

18 novembre 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501201

Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte, par ordonnance du 18 novembre 2025, du désistement pur et simple de Mme B... de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait la condamnation de la collectivité de Corse à lui verser 10 177,38 euros en réparation des préjudices subis suite à la suspension de son agrément. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examiner le fond du litige.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

18 novembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504357

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, était saisi par M. C... d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 14 avril 2025, laquelle enjoignait au préfet de la Haute-Garonne de lui attribuer un logement adapté. Le tribunal a rejeté cette demande, considérant que le dispositif d’astreinte spécifique prévu à l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation pour les recours « DALO » exclut l’application du régime général de liquidation des astreintes prévu aux articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative. En conséquence, la demande de liquidation ne pouvait être satisfaite. M. C... a néanmoins été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : GALINON

18 novembre 2025• Président, magistrat désigné R.778-3
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303725

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Groupe Vinet d’un litige portant sur le solde du lot n°10 d’un marché de construction d’un centre d’incendie et de secours, notamment concernant l’application de pénalités de retard. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, au motif que la société n’avait pas respecté la procédure de réclamation préalable obligatoire prévue à l’article 50.3.1 du CCAG Travaux. En conséquence, la demande de la société Groupe Vinet a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros au SDIS de la Gironde au titre des frais de justice.

Avocat : SCP EQUITALIA

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307821

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS Funécap Topco, qui demandait le rétablissement de ses déficits reportables pour les exercices 2015 et 2016. La société contestait la remise en cause, par l'administration fiscale, de la déduction d'intérêts sur des obligations convertibles émises à un taux de 12 %, au motif que ce taux n'était pas conforme aux conditions normales de marché. Le tribunal a appliqué les dispositions combinées du 3° du 1 de l'article 39 et du a du I de l'article 212 du code général des impôts, qui limitent la déduction des intérêts versés à des entreprises liées au taux de marché de référence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société, y compris celles relatives aux dépens et aux frais d'instance.

Avocat : CABINET RAMOND OLIVIER AVOCAT

18 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403197

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020 et 2021. La requérante contestait la motivation de la proposition de rectification et l’absence de mise en œuvre de la procédure de répression des abus de droit. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que les conditions de l’article 199 terdecies du code général des impôts n’étaient pas remplies, faute de justifier de l’emploi d’au moins deux salariés à la clôture des exercices concernés. La demande de décharge et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : FISCALIS-PC

18 novembre 2025• 1 ère Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503847

Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER

17 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503847.20251117• 6ème chambre jugeant seule
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418921

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... pour son absence de relogement, reconnue prioritaire par la commission de médiation en mars 2015. La carence fautive de l’État, qui n’a pas exécuté l’injonction de relogement prononcée par le tribunal en février 2016, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a alloué une indemnité de 10 500 euros, tenant compte des troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante et sa famille, en raison du maintien dans un logement sur-occupé et insalubre.

Avocat : GHÉRON CAROLINE

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505864

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du droit au logement opposable le 8 novembre 2023, pour n’avoir reçu aucune proposition de logement dans le délai de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant, hébergé chez des tiers. Le tribunal a alloué une somme de 2 400 euros, assortie des intérêts au taux légal, en réparation du préjudice, et a mis à la charge de l’État les frais d’avocat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GHÉRON CAROLINE

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423544

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par M. et Mme B..., contestant la conformité de l'avant-dernier alinéa du 2° du B du 1 quater de l'article 150-0 D du code général des impôts aux principes d'égalité devant la loi et devant les charges publiques (articles 6 et 13 de la Déclaration de 1789). Les requérants, qui ont cédé des titres d'une société holding animatrice, estiment que ces dispositions excluent injustement du bénéfice de l'abattement renforcé de 85 % les filiales exerçant une activité de location de locaux commerciaux au sein du groupe. Le tribunal doit se prononcer sur la transmission de cette QPC au Conseil d'État, en application de l'article 23-1 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958.

Avocat : CABINET ELLIS (SELARL)

17 novembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401370

Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en plein contentieux. Celle-ci contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée par la commune de Romans-sur-Isère et demandait réparation de ses préjudices à hauteur de 29 000 euros. Le désistement fait suite à la conclusion d’un protocole d’accord transactionnel entre les parties le 20 décembre 2024. L’ordonnance est fondée sur l’article R.222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS

17 novembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504260

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires Les Chalets de Pierre Plate, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Gervais-les-Bains à lui verser 24 155,90 euros pour des travaux de réparation d’une conduite d’eau potable. Le tribunal a estimé que cette action, relative à une canalisation située après compteur et liée à l’exécution du contrat de distribution d’eau potable, relève de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. Cette solution s’appuie sur les articles L. 2224-7 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, qui qualifient le service de distribution d’eau potable de service public industriel et commercial, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROLLIN

17 novembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517857

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A..., débouté définitivement de sa demande d'asile par la CNDA le 20 janvier 2025, de libérer sans délai le logement du HUDA qu'il occupe indûment. La juridiction a retenu que son maintien dans les lieux, alors que le taux d'occupation du dispositif d'hébergement est de 99,3% au niveau national, compromet gravement le bon fonctionnement du service public de l'asile et constitue une situation d'urgence et d'utilité. Aucune circonstance exceptionnelle liée à sa vulnérabilité n'a été retenue pour faire obstacle à l'expulsion, le préfet étant autorisé à recourir à la force publique et à faire évacuer les biens meubles. La décision applique les articles L. 521-3 du CJA et L. 552-15 du CESEDA.

Avocat : THULLIER

17 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502498

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie mais que l’atteinte alléguée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n’était pas grave ni manifestement illégale. Il a relevé que le requérant, majeur, ne justifiait pas de la continuité de sa présence à Mayotte ni d’une insertion professionnelle établie, et qu’il n’établissait pas l’absence d’attaches familiales aux Comores. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

15 novembre 2025