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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

9 534 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

9 534

Décisions totales

383 581

Ordonnances

268 367

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LINEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506492

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A, ressortissant camerounais, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a finalement fait droit à sa demande de renouvellement. M. A s’étant désisté de ses conclusions à fin de suspension et d’injonction, le juge des référés a donné acte de ce désistement. L’ordonnance admet également M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et met à la charge de l’État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

30 avril 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2206874

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme D, monitrice éducatrice, d’un recours en excès de pouvoir contre une sanction de blâme qui lui a été infligée le 15 novembre 2021 par la directrice du centre départemental enfants et famille F. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le centre, jugeant que l’effacement automatique du blâme du dossier après trois ans ne fait pas disparaître rétroactivement la sanction. Sur le fond, il a écarté le moyen d’incompétence et a estimé que les faits reprochés (retard dans la transmission d’informations sur une agression sexuelle et non-respect des consignes hiérarchiques) étaient établis, justifiant la sanction. La requête a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 533-1 et L. 533-5 du code général de la fonction publique et de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES

30 avril 2025• 4ème Chambre (JU)
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303894

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du conseil départemental de l'ordre des médecins des Bouches-du-Rhône (CDOM) de transmettre sa plainte contre le Dr A à la juridiction disciplinaire. Le tribunal a jugé que le litige portait sur l’avis d’aptitude au travail émis par le médecin du travail, lequel relève de la compétence exclusive du conseil de prud’hommes en application des articles L. 4624-2 et L. 4624-7 du code du travail. Par conséquent, le CDOM n’a pas commis d’erreur en estimant que la plainte ne pouvait être examinée par la chambre disciplinaire de l’ordre, conformément à l’article L. 4124-2 du code de la santé publique. La demande d’annulation de la délibération du 6 mars 2023 a donc été rejetée.

Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES

30 avril 2025• 8ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422522

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant brésilien, contestant les arrêtés du préfet de police du 20 août 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens tirés de l'état de santé de l'intéressé, faute de pièces médicales justifiant une vulnérabilité, et a jugé que le risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas établi. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a estimé que le préfet avait correctement appliqué les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tenant compte des critères légaux, sans erreur d'appréciation.

Avocat : GALINDO SOTO

30 avril 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305134

Le Tribunal administratif de Montpellier annule l'arrêté du 18 juillet 2023 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal retient que le préfet n'a pas examiné la demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, ce qui constitue un défaut d'examen complet de la situation. La décision est annulée pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : MOULIN

30 avril 2025• 3ème chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502849

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier rejette la demande de suspension présentée par Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour sa fille de 9 ans. La requérante invoquait l'urgence en raison des risques d'excision et d'insécurité encourus par l'enfant en Guinée. Le juge des référés estime que les éléments fournis ne caractérisent pas une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant une mesure provisoire avant le jugement au fond. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : MISSLIN

29 avril 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2203276

Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre son licenciement pour inaptitude physique, prononcé par le directeur interrégional de la mer Manche Est-Mer du Nord. Le requérant contestait notamment la compétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation et l’origine professionnelle de son inaptitude. En cours d’instance, M. A a déclaré se désister purement et simplement de son action. Par un jugement du 29 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige.

Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN

29 avril 2025• 3ème Chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503000

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B et Mme A, dont l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile prenait fin le 30 avril 2025. Ils invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit à l'hébergement d'urgence et à leur vie privée et familiale. Le juge des référés a admis l'urgence, constatant que les requérants devaient quitter leur logement dans les 24 heures suivant l'audience. Il a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer aux requérants un hébergement d'urgence, sur le fondement des articles L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles et L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : GALINON

29 avril 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406754

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet de l'Hérault du 25 juin 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de vice de procédure au regard de l'arrêté du 27 décembre 2016. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles.

Avocat : MOULIN

29 avril 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406765

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 avril 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n’avait pas commis d’erreur de fait en ne mentionnant pas la résidence de ses fils en Russie. Saisi sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que la requérante n’établissait pas que le défaut de prise en charge médicale en Géorgie entraînerait des conséquences d’une exceptionnelle gravité, ni qu’elle ne pourrait y bénéficier d’un traitement approprié. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’expertise ont été rejetées.

Avocat : MOULIN

29 avril 2025• 2ème chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503010

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'un préjudice grave et immédiat lié à l'impossibilité d'effectuer un stage à l'étranger. Il a également relevé que la demande ne revêtait pas un caractère provisoire ou conservatoire, comme l'exige la procédure de référé. La décision se fonde sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : MOULIN

29 avril 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500564

Le Tribunal administratif de Rouen a pris acte du désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait une décision d'exclusion de cinq ans de l'université de Rouen Normandie prise par la section disciplinaire. Ce désistement est fondé sur l'application des articles R. 612-5-2 et R. 222-1 du code de justice administrative, car M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension en référé. La solution retenue est donc le constat du désistement, sans examen au fond de la légalité de la sanction disciplinaire.

Avocat : RETOUT PAULINE

29 avril 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304235

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C B, qui contestait la décision "48SI" du ministre de l'intérieur du 16 mai 2023 retirant six points de son permis de conduire et constatant sa perte de validité pour solde nul. Le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points antérieurs n'affecte pas la légalité de ces retraits, mais seulement leur opposabilité. Concernant l'infraction du 16 juillet 2022, le paiement de l'amende forfaitaire majorée par M. B a démontré qu'il avait reçu l'avis d'amende comportant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une formalité substantielle. En l'absence de preuve contraire apportée par le requérant pour les autres infractions, le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a rejeté l'ensemble des conclusions.

Avocat : WECKERLIN

29 avril 2025• Juge unique 8
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301901

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision "48SI" du ministre de l’intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux infractions des 27 juin 2020 et 5 mars 2021, ainsi que sur la décision "48SI", ces dernières ayant été retirées par l’administration. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B, estimant que le défaut de notification des retraits de points n’affecte pas leur légalité et que l’administration a apporté la preuve de l’information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions restantes.

Avocat : WECKERLIN

29 avril 2025• Juge unique 8
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301616

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 3 janvier 2023 par laquelle le préfet du Nord avait suspendu pour trois mois l'habilitation de la SAS Auto’libre à instruire les demandes d'immatriculation via le système SIV. Le juge retient que cette suspension, fondée sur des manquements répétés, n'a pas été précédée de la procédure de concertation préalable expressément prévue par l'article X de la convention d'habilitation du 23 octobre 2019, privant ainsi la société d'une garantie. En conséquence, l'Etat est condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : BONTE CORALINE

29 avril 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2115626

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D, agent de la commune de Sannois, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son état anxiodépressif. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, des vices de procédure (absence du médecin de prévention et composition irrégulière de la commission de réforme) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure était régulière et que le lien direct entre la pathologie et le service n'était pas établi. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées, et la commune de Sannois a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme D au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET GRIMALDI MOLINA

29 avril 2025• 7ème Chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418233

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi après renvoi du Conseil d'État, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme C A. Celle-ci contestait les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées des Hauts-de-Seine lui reconnaissant la qualité de travailleur handicapé et l'orientant vers le marché du travail ordinaire. En raison du décès de la requérante survenu le 6 décembre 2024, le tribunal a jugé que le litige, de nature personnelle et sans enjeu patrimonial, avait perdu son objet. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ALAIN MONOD - BERTRAND COLIN

28 avril 2025
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500689

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré à la requérante un titre de séjour « vie privée et familiale », ce qui a conduit Mme B à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.

Avocat : KLING

28 avril 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502830

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme F, de M. D et de leurs enfants du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupaient sans titre. La juridiction a constaté que leur demande d'asile avait été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile et qu'ils se maintenaient dans les lieux malgré une mise en demeure, faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs. Elle a jugé que la condition d'urgence était remplie et que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MISSLIN

28 avril 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306797

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A et de l'association JRS France contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du Préambule de la Constitution de 1946 était inopérant, faute de précisions suffisantes pour s'imposer directement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 2 mai 2023.

Avocat : CLERY-MELIN

28 avril 2025• 5ème chambre