9 534 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
9 534
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 921
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé de l'arrêté de radiation des cadres d'une fonctionnaire stagiaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la perte de revenus, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est établi quant aux conditions d'évaluation de l'agent. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette les demandes de suspension et d'injonction visant à obtenir la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la suspension des décisions de refus implicite. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour le référé-suspension.
Avocat : KLING
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Caluire-et-Cuire. Le requérant, un voisin, contestait notamment la régularité de l'instruction et la conformité du projet au PLU-H de la métropole de Lyon. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, relatifs à l'insuffisance du dossier, à la méconnaissance des règles d'urbanisme et à l'absence de sursis à statuer, n'étaient pas fondés.
Avocat : ROLLIN
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a condamné l'État au versement d'une provision de 1 500 euros à un requérant pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a estimé que l'obligation de reloger le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable, l'État n'ayant pas exécuté cette décision dans le délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LLINARES
Le Tribunal administratif de Nîmes donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet du Gard. La juridiction n'a donc pas eu à statuer sur le fond de l'affaire, qui portait sur l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La procédure prend fin sans examen des moyens soulevés, notamment la méconnaissance alléguée de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MISSLIN
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté préfectoral du 20 juin 2025 imposant à un ressortissant tunisien une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour. La juridiction a jugé que cette décision, qui aurait séparé le requérant de son enfant français, méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, qui impose de considérer l'intérêt supérieur de l'enfant comme une priorité. Le tribunal a ainsi fait prévaloir le droit au respect de la vie familiale sur la mesure d'éloignement, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : CICCOLINI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de suspension en référé d'un ressortissant algérien contestant le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le requérant, titulaire d'un récépissé autorisant le séjour et le travail, ne démontrait pas une situation de précarité suffisante. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Avocat : MISSLIN
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté visant à annuler un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et à enjoindre sa délivrance. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée car elle est jugée irrecevable (ne sollicitant pas de mesures provisoires) et ne justifie pas de l'urgence requise, la requérante étant en situation irrégulière depuis plusieurs années. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans instruction) du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du syndicat Force Ouvrière concernant sa demande d'annulation et d'injonction relative à la communication d'une délibération municipale. Le juge rejette la demande de l'organisation syndicale de condamner la commune de Neuilly-sur-Seine à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, qui permet au juge des référés de constater un désistement et de statuer sur les seules questions subsistantes.
Avocat : CABINET GRIMALDI MOLINA
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de France Travail de financer sa formation. Le juge a écarté l'irrecevabilité soulevée par l'administration mais a estimé que le rejet, fondé sur le caractère non prioritaire de la formation au regard des besoins du bassin d'emploi, ne constituait pas une erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 6121-4 du code du travail ainsi que sur la délibération n°2015-10 de France Travail relative à l'aide individuelle à la formation.
Avocat : BERGELIN
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal plaçant un agent en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, car l'arrêté attaqué avait été expressément retiré par une décision ultérieure devenue définitive. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux de l'excès de pouvoir, selon lesquels le retrait définitif d'un acte en cours d'instance prive le recours de son objet.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Sujet principal : Recours contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête en annulation, estimant que la décision de refus est suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité a été respectée. Il prononce l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle. Textes appliqués : Articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : BIROLINI
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu les décisions de clôture des demandes de titre de séjour de la requérante. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, constatant que l'administration avait procédé à des clôtures erronées sur la plateforme ANEF, bloquant techniquement le dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a jugé irrecevable cette demande, relevant que la contestation d'une OQTF relève exclusivement de la procédure spéciale prévue par les articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de la procédure de référé-suspension de droit commun. Le requérant a toutefois été admis provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de la situation.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d’un étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la situation décrite par le requérant, bien que difficile, ne présente pas l’urgence particulière exigée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. Il rappelle que le silence gardé par l’administration sur une demande de titre constitue une décision implicite de rejet, contestable par un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Avocat : CHAMBERLAND POULIN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir une réduction d'impôt sur le revenu au titre de 2022 via le régime d'exonération de la prime d'impatriation (article 155 B du CGI). Le tribunal a jugé que le requérant, sur lequel pesait la charge de la preuve (article R. 194-1 du Livre des Procédures Fiscales), n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que la somme contestée correspondait bien à une prime d'impatriation, son contrat de travail n'en prévoyant pas. La juridiction a ainsi confirmé le rejet de sa demande par l'administration fiscale.
Avocat : CABINET VASLIN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de liquidation provisoire complémentaire d'une astreinte. Le juge a considéré que l'injonction de réexamen de la demande de titre de séjour avait été exécutée par la décision préfectorale du 9 mars 2026, mettant ainsi fin au délai de retard. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 911-7 du code de justice administrative relatives à la liquidation des astreintes.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Avocat : AJIL;LLC & ASSOCIÉS;SELARL GRIMALDI - MOLINA & ASSOCIÉS - AVOCATS