1 602 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 602
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 671
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. F... et Mme G... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Maurice-l'Exil pour un hangar agricole à toiture photovoltaïque. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour délivrer ce permis, en application des articles L. 422-1 et R. 422-2-1 du code de l'urbanisme, car les panneaux photovoltaïques étaient accessoires à une construction agricole nécessaire à l'exploitation. Il a également estimé que le projet respectait les articles A2 et A8 du plan local d'urbanisme, l'utilité agricole du hangar étant établie. Les autres moyens, notamment l'absence de mention de la surface de plancher, ont été écartés comme insuffisamment précis.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Six D d’un recours pour excès de pouvoir contestant le classement de sa parcelle en zone Up protégée au titre du 7° de l’article L. 123-1-5 du code de l’urbanisme. Le tribunal a d’abord jugé irrecevable la demande d’annulation du courrier du maire d’Anjou du 30 août 2022, ce courrier étant un simple document informatif sans portée décisoire. Sur le fond, le tribunal a examiné le refus implicite du président de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône d’abroger le classement litigieux. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le moyen soulevé par la requérante était celui d’une erreur manifeste d’appréciation.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E... tendant à l’annulation du permis de construire délivré par le maire de Granges à M. A... et M. F... pour une maison d’habitation. Le tribunal a jugé que M. E..., bien que voisin du projet, ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, faute d’établir que la construction serait de nature à affecter directement ses conditions d’occupation ou de jouissance. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
Avocat : BOULISSET PHILIPPE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... d'une requête en plein contentieux visant à contester une mise en demeure de payer et les titres exécutoires émis par l'établissement public régional Port Sud de France pour le recouvrement de redevances d'occupation d'une place de port. La requérante invoquait un vice de forme et une erreur de fait, soutenant ne pas être propriétaire du bateau concerné. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que la contestation portait sur le bien-fondé de la créance et non sur la régularité de l'acte de poursuite, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire de l'exécution en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales et de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : MARINO-PHILIPPE
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B... contre la décision du maire de Vienne de ne pas renouveler son contrat d’adjointe d’animation au-delà du 15 novembre 2025. La condition d’urgence n’a pas été jugée suffisamment établie, la requérante n’apportant pas d’éléments concrets sur sa situation financière personnelle, et l’intérêt public lié au respect des durées maximales d’emploi prévues par le code général de la fonction publique a été pris en compte. Aucun moyen n’a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, la délégation de signature étant valable et le motif de désorganisation du service fondé. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et l’article L. 332-23 du code général de la fonction publique.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du 5 janvier 2023 du maire de Tassin-la-Demi-Lune accordant un permis de construire pour la surélévation d'une maison individuelle. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, en application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Il a ensuite examiné et écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, à l'obligation de recourir à un architecte (article L. 431-1 du code de l'urbanisme), à l'incomplétude du dossier, aux erreurs et incohérences des plans, à l'irrégularité des constructions existantes, ainsi qu'à la méconnaissance des articles 2.2.1, 2.5.1.1, 4.1.1 et 4.2.1 du règlement du PLU-H et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Avocat : CABINET D'AVOCATS PHILIPPE PETIT ET ASSOCIES
Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la délibération du 20 janvier 2022 par laquelle la communauté de communes Lévézou Pareloup a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le requérant contestait notamment l'insuffisance du rapport de présentation au regard de l'article L.151-4 du code de l'urbanisme, l'incohérence de la réglementation de la zone Ap avec le projet d'aménagement et de développement durables, et l'erreur manifeste d'appréciation concernant le classement de ses parcelles. Le tribunal a jugé que le rapport de présentation était suffisant et que les choix de classement n'étaient entachés d'aucune illégalité, rejetant ainsi l'ensemble des moyens soulevés.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... G... visant à mettre fin à l’ordonnance d’expulsion du 13 juillet 2022. La requérante invoquait comme élément nouveau l’écoulement d’un délai de trois ans et sa grossesse, mais le juge a estimé que ces circonstances ne constituaient pas un changement de situation justifiant la modification de la mesure. La décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : PHILIPPON
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A... d'une demande d'exécution d'un jugement du 14 décembre 2023 condamnant l'État à lui verser 1 800 euros pour absence de relogement. Constatant que l'administration avait procédé au paiement de cette somme, le tribunal a, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance du 6 novembre 2025. La solution retenue est donc que la demande d'exécution est devenue sans objet.
Avocat : PHILIPPON
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande visait à ordonner l'expulsion de Mme F... et de ses enfants d'un logement dédié aux demandeurs d'asile, suite au rejet définitif de leur demande d'asile par la CNDA en 2023. Le juge a fait droit à la requête, considérant que le maintien indu dans les lieux compromettait le bon fonctionnement du service public d'hébergement, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité, et qu'aucune circonstance exceptionnelle ne justifiait un sursis. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : PHILIPPON
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision implicite du maire de Cambo-les-Bains refusant d’interrompre les travaux d’aménagement du giratoire du square Albeniz. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment l’absence de concertation préalable (article L. 103-2 du code de l’urbanisme) et le non-respect des procédures environnementales (code de l’environnement). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les préjudices allégués (nuisances, risques hydrauliques, dommages à la propriété) ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension avant le jugement au fond.
Avocat : PHILIPPE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. C... et Mme D... contre un permis de construire délivré par le maire de Bolquère pour un complexe hôtelier. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête, désistement accepté par la société bénéficiaire du permis. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : CABINET D' AVOCATS PHILIPPE AUDOUIN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. Les autres moyens soulevés par la requérante, notamment ceux relatifs à la méconnaissance du règlement (UE) n° 604/2013 (dit « F... A... »), ont été examinés et jugés non fondés. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.
Avocat : PHILIPPON
Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par l’OGEC Notre-Dame-de-Grace de plusieurs requêtes contestant les décisions de la commune de Gignac fixant le forfait communal de participation aux dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat pour les années scolaires 2020/2021, 2021/2022 et 2022/2023. La commune soulevait notamment des fins de non-recevoir tirées de l’absence de recours administratif préalable obligatoire devant le préfet, prévu à l’article L. 442-5-2 du code de l’éducation, ainsi que de l’insuffisance de motivation et de la tardiveté des requêtes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes comme irrecevables, faute pour l’OGEC d’avoir justifié de l’accomplissement de ce recours préalable obligatoire.
Avocat : CABINET D' AVOCATS PHILIPPE AUDOUIN
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de l’OGEC Notre-Dame-de-Grace contestant les forfaits de participation aux dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat fixés par la commune de Gignac pour les années scolaires 2020/2021, 2021/2022 et 2022/2023. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de l’OGEC, notamment celles tendant à l’annulation des décisions communales et à la condamnation de la commune à verser des sommes au titre de préjudices financiers et moraux. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation, en particulier l’article L. 442-5-2, pour déclarer irrecevables les requêtes en raison de l’absence de recours administratif préalable obligatoire devant le préfet. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : CABINET D' AVOCATS PHILIPPE AUDOUIN
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B... et l’EURL Le Cabanon d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Prissé d’autoriser l’occupation temporaire d’un terrain pour un conteneur commercial saisonnier. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérantes ont été invitées à confirmer le maintien de leurs conclusions, mais n’ont pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 4 novembre 2025, le tribunal leur a donné acte de leur désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
Avocat : BELVILLE JEAN-PHILIPPE
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de MM. C... et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Romain en Viennois pour un entrepôt de stockage. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande, estimant que les documents fournis permettaient une appréciation suffisante du projet. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 1AU1 du plan local d'urbanisme (PLU), car le projet se situe dans une zone d'activités économiques (1AUeb) et non dans une zone d'habitat. Les autres moyens soulevés par les requérants ont été rejetés comme infondés, et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 16 mai 2024 par lequel le maire de Saint-Romain en Viennois a délivré un permis de construire un hangar de stockage avec panneaux solaires à la société GL Provence. Les requérants, propriétaires voisins, se sont désistés de leur requête, ce dont le tribunal leur a donné acte. Par ailleurs, le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’insuffisance du dossier de demande, notamment l’absence d’un document d’insertion conforme à l’article R. 431-10 du code de l’urbanisme, n’était pas fondé, la pièce PC6 permettant d’apprécier l’insertion du projet. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIÉS