879 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
879
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 772
Avec résumé IA
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Avocat : PHILIPPON
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 juillet 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré de manière suffisante l'impact grave et immédiat de cette décision sur son activité professionnelle ou sa vie personnelle, au regard de l'intérêt public lié à la sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a été requis par la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône pour ordonner l'expulsion immédiate de M. et Mme B d'un emplacement de camping. La communauté de communes s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 26 août 2024. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'y opposait. Par ordonnance du 30 août 2024, il a donné acte du désistement d'instance, mettant ainsi fin à la procédure sans statuer sur le fond.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre deux permis de construire (initial du 8 décembre 2020 et modificatif du 19 août 2021) délivrés par le maire de Chaumont pour la réhabilitation d'un corps de ferme. Les requérants, habitants du hameau, contestaient notamment l'incomplétude des dossiers, la méconnaissance des articles A1 et A4 du PLU et un détournement de pouvoir. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir en raison de la tension sur la ressource en eau potable dans le hameau, susceptible d'affecter leurs conditions de jouissance de leur bien.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ancien directeur des systèmes d'information de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui contestait le refus implicite de la région de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la décision attaquée était confirmative d'un précédent refus du 13 mai 2017, devenu définitif après un jugement du tribunal. Il a appliqué les dispositions de l'article L. 134-4 du code général de la fonction publique, mais a estimé que les nouveaux éléments invoqués ne suffisaient pas à ôter ce caractère confirmatif. Les conclusions à fin d'injonction et les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 11 juillet 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a informé M. A de la perte de validité de son permis de conduire. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle, au regard notamment de l’intérêt public lié à la sécurité routière. La requête est donc rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne une demande d’expulsion immédiate de l’ancien camping municipal des Mûriers, formée par la commune de Montmerle-sur-Saône sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La commune s’est désistée de sa requête après le départ volontaire des occupants, ce dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance du 23 août 2024. Aucune mesure d’expulsion ni astreinte n’a donc été prononcée, la procédure étant close sans suite.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Yonne d’abroger un refus de titre de séjour étudiant et une obligation de quitter le territoire français. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, tout en maintenant ses conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, et a rejeté les conclusions accessoires, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Avocat : PETIT JEAN PHILIPPE
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester un refus implicite d’abrogation d’une décision de refus de titre de séjour « visiteur » et un refus implicite de délivrance d’une carte de séjour temporaire. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mais a rejeté les conclusions accessoires, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Yonne de lui délivrer un titre de séjour "visiteur". Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Il a en revanche rejeté les conclusions accessoires de M. A tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de sa candidature au poste de directrice de la crèche familiale d'Épinal. Le tribunal a jugé que le jury de recrutement n'était qu'une instance consultative interne, et que sa décision ne pouvait être attaquée directement, le pouvoir de nomination relevant exclusivement de l'autorité territoriale en vertu des articles 40 et 41 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984. En tout état de cause, l'appréciation du jury, fondée sur des critères objectifs comme la possession du diplôme d'éducateur de jeunes enfants et la qualité de l'entretien, n'était pas entachée d'erreur manifeste. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : CABINET BENTZ-VIRY-PICARD-LIPP
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 27 octobre 2022 par laquelle le maire de Saint-Etienne refusait de reconnaître l’imputabilité au service de l’état de santé de M. A, agent communal, pour la période du 25 janvier au 17 juillet 2022. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de statuer à nouveau sur la situation de l’agent dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné la commune à verser 1 400 euros à M. A au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. La requête, présentée par un avocat, n'avait pas été adressée par la voie électronique obligatoire (Télérecours) comme l'exige l'article R. 414-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le conseil de M. A n'a pas transmis la requête par cette voie dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Avocat : BELVILLE JEAN-PHILIPPE
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du maire de Saint-Etienne du 16 août 2022 mettant fin à la prise en charge de l'accident de service de M. B survenu le 14 juin 2021, au motif que l'expertise médicale invoquée ne démontrait pas la consolidation de son état de santé. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre le refus de reconnaître l'accident de service du 18 juin 2021, considérant que la décision du 13 avril 2022 était suffisamment motivée et que l'événement déclaré ne présentait pas les caractéristiques d'un accident de service. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, agente territoriale spécialisée des écoles maternelles, qui demandait la condamnation de la commune de Firminy pour l'avoir maintenue en activité au-delà de sa limite d'âge. Le tribunal a reconnu que la décision de prolongation d'activité, prise rétroactivement le 12 août 2021, était entachée d'une illégalité fautive pour méconnaissance du décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009. Cependant, il a estimé que les préjudices invoqués (perte de droits à pension, troubles dans les conditions d'existence et préjudice moral) n'étaient pas imputables à cette illégalité, car Mme B avait elle-même sollicité tardivement cette prolongation et avait été rémunérée pour la période concernée. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions indemnitaires et des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête en référé suspension de M. B, agent communal révoqué pour des faits de harcèlement moral et de vols. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés de l'absence de matérialité des faits et du caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté de révocation pris par le maire de Vedène. La demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIÉS