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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

911 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

911

Décisions totales

383 581

Ordonnances

264 567

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LISEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302921

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Chasse-sur-Rhône infligeant une exclusion temporaire de trois jours à un agent public. La juridiction a jugé que la participation de l’agent, en arrêt maladie avec sorties libres, à une manifestation de deux heures ne constituait pas une faute disciplinaire, aucun élément ne démontrant une incompatibilité avec son état de santé ou une manœuvre frauduleuse. L’arrêté a été annulé pour absence de caractère fautif des faits reprochés, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à l’agent au titre des frais de justice.

Avocat : VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT

24 juin 2025• 6ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301482

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Sainte-Geneviève-des-Bois du 17 octobre 2022 établissant la liste d'aptitude pour l'accès au grade de rédacteur par promotion interne, au motif qu'elle n'y figurait pas. Le tribunal a rappelé que, bien que les dispositions des articles L. 523-1 et L. 523-5 du code général de la fonction publique et du décret n° 2012-924 du 30 juillet 2012 donnent vocation aux fonctionnaires remplissant les conditions à être inscrits, ils ne confèrent aucun droit à l'inscription. Il a jugé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation de l'administration sur le choix des agents inscrits, sauf en cas d'erreur de droit, de fait ou d'erreur manifeste d'appréciation, et a estimé que ces conditions n'étaient pas réunies en l'espèce.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL BECAM MONCALIS

16 juin 2025• 8ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2202749

Le Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre) a examiné quatre requêtes de M. A B, agent du CCAS de Pordic, contestant successivement une suspension de fonctions (n°2202749), un avertissement (n°2205134), et deux prolongations de congé de maladie ordinaire (n°2304139 et n°2304260). Pour la requête n°2202749, le tribunal a relevé d'office que la décision de suspension était privée d'objet par le placement ultérieur de l'agent en congé de maladie ordinaire, la rendant irrecevable. Les autres requêtes ont été rejetées au fond, le juge estimant que les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de fait ou d'appréciation) n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, notamment les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARION LEROUX SIBILLOTTE ENGLISH

13 juin 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411037

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du 7 août 2024 du préfet de Seine-et-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier d'une vie privée et familiale stable en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LEXIALIS MELUN

13 juin 2025• 4ème chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY00816

Avocat : VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT

12 juin 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2300350

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. C contestant la décision de l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH) de réduire le montant de sa prime de transition énergétique de 18 785,30 euros à 13 785,33 euros. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 2 août 2022 et la décision implicite de rejet du recours administratif avaient été substituées par une décision expresse définitive de l’ANAH accordant la prime réduite. En conséquence, les conclusions de M. C ont été regardées comme dirigées contre cette décision définitive, et le tribunal a rejeté sa demande d’annulation, appliquant les dispositions du code de la construction et de l’habitation ainsi que le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.

Avocat : BOULISSET PHILIPPE

12 juin 2025• 3ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301087

Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par M. B, adjoint technique territorial, de deux requêtes. La première (n°2301087) visait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Saint-Philippe du 2 mars 2023 et de décisions implicites de rejet, au motif que cette délibération excluait certains agents de catégorie C du bénéfice du RIFSEEP, créant une discrimination. La seconde (n°2400495) était une demande indemnitaire pour le préjudice financier et moral résultant du non-versement de cette prime. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes. Il a jugé que la délibération du 2 mars 2023, qui se bornait à étendre le RIFSEEP aux agents contractuels sans modifier les groupes de fonctions existants, ne portait pas atteinte au principe d'égalité. Il a également estimé que M. B, n'étant pas classé dans l'un des deux groupes de fonctions définis par la commune, ne pouvait prétendre au versement du RIFSEEP, et que ses allégations de discrimination syndicale n'étaient pas établies. Les décisions ont été rendues sur le fondement du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014

Avocat : VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT

12 juin 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501696

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé provision, a rejeté la demande de la commune de Montfermeil qui sollicitait le remboursement d’avances et acomptes versés aux sociétés Terideal-Segex et Terideal-Mabillon pour la construction d’une école maternelle détruite par un incendie avant réception. Le juge a estimé que l’obligation invoquée par la commune était sérieusement contestable, dès lors que la responsabilité des auteurs du sinistre faisait l’objet d’autres procédures. La décision est fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros aux sociétés défenderesses au titre des frais irrépétibles.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COURTEAUD-PELLISSIER

6 juin 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300228

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Alba TP, qui contestait les arrêtés du 15 décembre 2022 du préfet de Corse-du-Sud ordonnant la suppression de ses installations classées et lui infligeant une amende de 15 000 euros. Le tribunal a jugé que l'exception d'illégalité soulevée contre l'arrêté de mise en demeure du 27 juillet 2022 était irrecevable, cet acte étant devenu définitif. Il a également estimé que les arrêtés attaqués étaient suffisamment motivés en droit et en fait, en application des articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l'environnement.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CARLOTTI ELIS

6 juin 2025• 1ère chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408026

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Loire le 24 juillet 2024 à l'encontre de M. B, ressortissant albanais. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation personnelle et familiale de M. B, qui vit en concubinage avec une compatriote réfugiée et s'occupe de leur fille âgée de sept mois, rendant impossible la reconstitution de la cellule familiale en Albanie. La décision a été annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux mois, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : PELISSIER-BOUAZZA

6 juin 2025• 8ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503521

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par les sociétés Totem France et Orange d’une demande de suspension de l’arrêté du maire de Magalas du 20 février 2025 s’opposant à l’installation d’un pylône de téléphonie mobile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la couverture 4G existante sur le territoire communal étant jugée suffisante pour assurer le fonctionnement normal de la téléphonie et les appels d’urgence. La solution retenue est fondée sur l’appréciation concrète de l’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le moyen tiré de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme.

Avocat : SCP BELLISSENT-LE COZ-HENRY

5 juin 2025
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401170

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B D. Cette mesure vise à déterminer s'il a bénéficié d'une prise en charge médicale adaptée lors de son hospitalisation au centre hospitalier de Chartres (E) à partir du 3 juillet 2015, et à évaluer les responsabilités et préjudices éventuels en lien avec ses séquelles. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour un litige à venir. Le tribunal a rejeté les demandes des parties défenderesses visant à leur donner acte de leurs protestations et réserves, et a également refusé d'imposer un pré-rapport, ces demandes ne relevant pas de la compétence du juge des référés.

Avocat : SELUR CORPORALIS

5 juin 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500593

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l’obligation de quitter le territoire français et l’interdiction de retour d’un an prononcées par le préfet de l’Aude. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation, d’erreur de droit et d’erreur manifeste d’appréciation, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels ou familiaux stables en France. Enfin, l’interdiction de retour a été validée, le tribunal relevant qu’elle n’était pas fondée sur une menace à l’ordre public.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

3 juin 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415553

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas fait une inexacte application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer un suivi réel et sérieux de sa formation et en raison des liens persistants avec sa famille restée au pays. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

3 juin 2025• 1ère chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01891

Avocat : BLISTENE

30 mai 2025• 4ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307367

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par les ayants droit de Mme G E d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 10 janvier 2023 par lequel le maire de Melun a accordé un permis d’aménager pour la création de deux terrains à bâtir. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles UA 3, UA 4 et UA 12 du règlement du plan local d’urbanisme, relatifs à la sécurité, à l’évacuation des eaux pluviales et au stationnement. Le tribunal a examiné ces moyens au regard des dispositions du code de l’urbanisme et du règlement du PLU, et a informé les parties de la possibilité de surseoir à statuer en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme pour le motif tiré de la méconnaissance de l’article UA 4.2.2 concernant les eaux pluviales. La solution retenue n’est pas encore définitivement arrêtée, le tribunal ayant envisagé un sursis à statuer pour permettre une régularisation.

Avocat : PONTAULT LEGALIS

30 mai 2025• 4ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310839

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Samois-sur-Seine du 6 juin 2023, qui ne s’opposait pas à une déclaration préalable de travaux déposée par la SCI 17 Quai de la République. La requérante a finalement déclaré se désister purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 24 avril 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné Mme B à verser 750 euros à la SCI au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, celui-ci ayant pris fin par le désistement.

Avocat : LEXIALIS MELUN

30 mai 2025• 4ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501742

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a été saisi par M. B, ressortissant albanais, pour contester son placement en rétention de quatre jours puis son assignation à résidence de quarante-cinq jours, ordonnés par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal a rejeté les conclusions contre le placement en rétention, estimant que cette contestation relève de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire. Concernant l'assignation à résidence, le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, sur le fondement des articles L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

30 mai 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203040

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de la commune du Plessis-Trévise pour un accident de scooter survenu le 25 septembre 2017. Le requérant invoquait la responsabilité sans faute de la commune pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public, en l'occurrence un ralentisseur de type "coussin berlinois" mal signalisé. Le tribunal a estimé que la commune rapportait la preuve d'un entretien normal de l'ouvrage, en se fondant sur les pièces démontrant la réalisation des travaux de création du ralentisseur et l'implantation d'une signalisation conforme en janvier 2017, ainsi que la réception des travaux sans réserve en juillet 2017. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise avant-dire droit.

Avocat : LOUIS-PALISSE

28 mai 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411111

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (6ème chambre) rejette la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de cinq ans prononcées par le préfet de la Loire le 3 octobre 2024. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions des articles L. 435-4, L. 432-1-1, L. 611-1, L. 612-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.

Avocat : PELISSIER-BOUAZZA

27 mai 2025• 6ème chambre