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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

342 277

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504011

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A..., réfugié reconnu par la CNDA le 14 mai 2024, à un rendez-vous en préfecture dans un délai de quinze jours pour déposer sa demande de carte de résident et lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure face à l'impossibilité persistante pour l'intéressé d'effectuer sa demande via le téléservice ANEF, et a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux demandes de titre de séjour.

Avocat : MOLOTOALA

1 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320978

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne une demande de restitution de la retenue à la source (151 573 euros) formulée par la société belge Montea au titre des bénéfices de sa succursale française pour l’année 2020. La société soutient que l’application de l’article 115 quinquies du code général des impôts crée une discrimination contraire à la liberté d’établissement garantie par l’article 49 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le tribunal rejette la requête, estimant que le moyen invoqué n’est pas fondé au regard des textes applicables, notamment la convention fiscale franco-belge du 10 mars 1964 et la jurisprudence européenne.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

1 octobre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2311496

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. Flores, liquidateur amiable de la société Adsrise, contestant des amendes fiscales et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée. La juridiction a jugé irrecevables les demandes, car M. Flores ne justifiait plus de sa qualité pour représenter la société après la publication de la clôture de la liquidation au registre du commerce, conformément aux articles 1844-7 et 1844-8 du code civil. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes sans examiner le fond, appliquant les règles de procédure fiscale (article R. 197-4 du livre des procédures fiscales).

Avocat : AMELA-PELLOQUIN

1 octobre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503283

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que, malgré sa présence alléguée depuis 2006, Mme A... n'établissait pas avoir fixé le centre de sa vie privée et familiale en France, ses attaches familiales principales (conjoint, enfants majeurs) demeurant aux Comores. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : LOUBAT

30 septembre 2025• 6ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513444

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., qui contestait le refus de supprimer ses données du fichier des personnes recherchées (FPR). Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. Les conclusions à fin de suspension ont donc été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la légalité de la décision.

Avocat : FRICAUDET LARROUMET SALOMONI

30 septembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407471

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision « 48 SI » du 17 mai 2024 constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les cinq décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'application rétroactive du décret n° 2023-1150 du 6 décembre 2023, jugeant que le retrait de points est une mesure de police administrative et non une sanction pénale. Il a également rejeté le moyen relatif au défaut d'information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sans le développer dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

30 septembre 2025• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401497

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 16 janvier 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait retiré la carte de résident de M. B..., ressortissant congolais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La décision de retrait est annulée pour vice de forme, car elle ne mentionne pas le fondement juridique (article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration) et est insuffisamment motivée. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination sont également annulées.

Avocat : LOKAMBA OMBA MICHEL

30 septembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313888

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, les retraits de points consécutifs à quatre infractions routières, et le refus implicite de lui créditer 4 points après un stage de sensibilisation. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le ministre de l'Intérieur avait pris en compte le stage et crédité 4 points, ce qui a entraîné le retrait de la décision d'invalidation. Par conséquent, les conclusions dirigées contre la décision "48 SI" et le refus de créditer les points sont devenues sans objet. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

30 septembre 2025• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310389

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A..., ressortissant congolais, née du silence de la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, la préfète n’ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. L’annulation est prononcée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et l’État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice. Aucune mesure d’injonction n’est prononcée, M. A... ayant déjà obtenu un titre de séjour entre-temps.

Avocat : DELORME

30 septembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325130

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Azzana, qui contestait la remise en cause de ses crédits d'impôt recherche (CIR) pour les exercices 2017, 2018 et 2019. La société, spécialisée en conseil en trésorerie, soutenait que ses projets relevaient des sciences économiques et de gestion, et non du seul domaine informatique. Le tribunal a jugé que les projets présentés, notamment « Sepamail Diamond », ne constituaient pas des opérations de recherche et développement éligibles au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts et de l'article 49 septies F de son annexe III. En conséquence, la demande de décharge des suppléments d'imposition de 303 469 euros et la demande de reconnaissance de dépenses éligibles au CIR pour 2019 ont été rejetées.

Avocat : CABINET APOLLO

30 septembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324544

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur la requête de M. et Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2015 à 2017, issues de la vérification de comptabilité de la société D..., dont M. C... est associé majoritaire et gérant. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel suite à un dégrèvement accordé par l'administration fiscale. Sur le fond, il a rejeté les moyens des requérants, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure et à la contestation des rehaussements, en retenant que l'administration avait valablement substitué la base légale de l'imposition des distributions. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET BLONDEL AVOCATS (SELARL)

30 septembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500914

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Marne le 6 janvier 2025. Le tribunal a jugé que, bien que M. B... réside en France depuis l'âge de 13 ans et bénéficie d'une protection contre l'expulsion en principe, la dérogation prévue à l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) s'appliquait en raison de ses multiples condamnations pénales, dont une à cinq ans d'emprisonnement. Les faits, constituant une menace grave pour l'ordre public, justifiaient légalement la mesure d'expulsion, et celle-ci n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DIALLO

30 septembre 2025• 3ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402204

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... contestant son licenciement sans préavis ni indemnité, prononcé le 20 septembre 2024 par la présidente de l’Institut supérieur des beaux-arts (ISBA) de Besançon pour motif disciplinaire. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, jugeant que la présidente du conseil d’administration détenait ce pouvoir en vertu de l’article 37 du décret n°88-145 du 15 février 1988 et des statuts de l’établissement. Il a également rejeté le moyen tiré du défaut d’information du droit de se taire, estimant que ce droit ne s’appliquait pas aux échanges ordinaires dans le cadre du pouvoir hiérarchique ni aux enquêtes internes, en l’absence de détournement de procédure. La solution s’appuie sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : BOUKHELOUA

30 septembre 2025• 1ère chambre
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500603

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A..., fonctionnaire des douanes, qui contestait son exclusion temporaire d'un jour pour alcoolisation sur le lieu de travail et propos sexistes. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et les faits établis par des témoignages concordants. Il a estimé que la sanction, relevant du premier groupe prévu par le code général de la fonction publique, n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des fautes. Aucun détournement de pouvoir n'a été retenu.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

30 septembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2400861

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste et l’arrêté de retenue sur traitement subséquent. Rejetant la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le gouvernement, le tribunal a examiné le fond et a annulé les deux arrêtés. Il a jugé que la procédure de radiation pour abandon de poste était irrégulière faute pour l’administration d’avoir adressé à l’agent une mise en demeure écrite préalable, l’informant du risque de radiation et lui fixant un délai pour reprendre son service, en méconnaissance des principes généraux du droit applicables aux agents publics.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

30 septembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500038

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel la présidente de la province Sud lui a infligé une amende de 8 434 800 francs CFP pour destruction d'un écosystème d'intérêt patrimonial. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable pour tardiveté, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, après avoir examiné les règles de notification postale prévues par le code des postes et télécommunications de la Nouvelle-Calédonie.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

30 septembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207235

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., professeure, qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie d'Aix-Marseille de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a d'abord jugé que le courriel du 7 avril 2022, l'informant de l'absence de dossier complet, ne constituait pas une décision faisant grief, rendant inopérant le moyen tiré d'un défaut de motivation. Sur le fond, il a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un accident survenu à une date certaine dans le temps et le lieu du service, condition nécessaire pour bénéficier de la présomption d'imputabilité au service prévue par l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : IN EXTENSO AVOCATS TOULON

30 septembre 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400234

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C..., professeure, qui contestait le refus du recteur de l'académie d'Aix-Marseille de reconnaître son syndrome anxiodépressif comme imputable au service. La juridiction a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, en raison d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le tribunal a rappelé que cette maladie n'étant pas inscrite aux tableaux de maladies professionnelles du code de la sécurité sociale, sa reconnaissance nécessitait un taux d'incapacité permanente d'au moins 25 % et un lien direct avec le service. Faute pour la requérante d'établir ce lien direct, la décision de refus n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.

Avocat : IN EXTENSO AVOCATS TOULON

30 septembre 2025• 4ème Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202662

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la société Allianz Iard et de la société Flourdis, qui demandaient la condamnation de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure pour des préjudices subis lors des blocages du mouvement des "gilets jaunes" les 17 et 24 novembre 2018. Le tribunal a estimé que les conditions de cet article n'étaient pas réunies, faute pour les requérantes de démontrer que les blocages constituaient des crimes ou délits commis "à force ouverte ou par violence" par un attroupement. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, ainsi que des demandes subsidiaires fondées sur la rupture d'égalité devant les charges publiques.

Avocat : SCP SOULIE & COSTE-FLORET

30 septembre 2025• Chambre 3
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503204

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

30 septembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503204.20250930• 9ème chambre jugeant seule