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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

348 227

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404559

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 743 euros. La requérante contestait le bien-fondé de la créance, ce qui relève de la compétence de la juge administratif. Cependant, le tribunal a jugé que l’indu de RSA était devenu définitif, faute pour Mme C d’avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire dans les délais prévus par les articles L. 262-47 et R. 262-48 du code de l’action sociale et des familles. Par conséquent, la contestation du bien-fondé de la créance a été déclarée irrecevable, et l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d’injonction et de frais d’instance, a été rejeté.

Avocat : SELARL CHAVKHALOV

12 juin 2025• Juge Unique
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509123

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par plusieurs requérants d'une demande d'injonction visant à contraindre le consul de France à Istanbul à enregistrer leurs demandes de visa. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a justifié que le poste consulaire avait convoqué les intéressés pour procéder à cet enregistrement. Le juge des référés a constaté que cette convocation rendait la requête sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en rejetant les frais de justice demandés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : POLLONO

12 juin 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201569

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SCI CB Corsica, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissement en Corse de 152 998 euros au titre de l’exercice 2020. La société invoquait l’éligibilité de ses investissements dans des meublés de tourisme, en application de l’article 244 quater E du code général des impôts et de l’article 57 de la loi n° 2019-1479. Le tribunal a jugé que les logements n’étaient pas achevés au 31 décembre 2020, faute de raccordement au réseau électrique, condition nécessaire pour bénéficier des mesures transitoires. Les moyens tirés de l’incompétence du signataire de la décision de rejet et de l’irrégularité de sa notification ont été écartés comme inopérants.

Avocat : BARBOLOSI

12 juin 2025• 2ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304074

Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par l’association Entre bois, champs et villages et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du maire de Saint-Etienne-Roilaye du 26 septembre 2023, qui autorisait à titre dérogatoire la circulation de véhicules de plus de 23 tonnes en contre-sens sur la voie communale n°2. Le tribunal a d’abord jugé irrecevable la requête de l’association, faute pour son conseil d’administration d’avoir qualité pour agir, mais a reconnu l’intérêt à agir de Mme A en raison des nuisances directes subies. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment celui tiré du défaut d’impartialité du maire, et a validé la légalité de l’arrêté au regard des dispositions de l’article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : DE LOMBARDON

12 juin 2025• 1ère Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400983

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la famille de M. H I, qui demandait la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices personnels suite au décès de ce dernier, survenu des suites de cancers. Les requérants ne pouvaient pas se prévaloir de la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 relative aux essais nucléaires, car cette action en responsabilité visait leurs préjudices propres. Le tribunal a jugé que les éléments fournis ne suffisaient pas à établir un lien de causalité direct et certain entre l'exposition aux essais nucléaires et la maladie, notamment en raison du délai de 42 ans entre l'affectation et le diagnostic.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

12 juin 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503451

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 12 mai 2025 du préfet d'Ille-et-Vilaine l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas été privé de son droit d'être entendu, conformément à l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. B et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : LOUIS

12 juin 2025• Eloignement urgent
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500109

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante kosovare, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Côte-d'Or le 10 décembre 2024. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Le tribunal a considéré que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de suspension ont été rejetées.

Avocat : MIFSUD ELODIE

11 juin 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206142

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du maire de Châteauneuf-Val-Saint-Donat d'installer un panneau d'interdiction de stationnement sur une aire de retournement dans un lotissement. Le tribunal a jugé que la décision du 3 juin 2022 était une décision confirmative de celle du 1er avril 2021, devenue définitive faute d'avoir été contestée dans les délais, rendant le recours tardif et irrecevable. La solution retenue est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, relatifs aux délais de recours contentieux.

Avocat : LOISEAU

11 juin 2025• 8ème chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401454

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe à verser à Mme A, infirmière, une provision de 15 895,96 euros. Cette somme correspond aux retenues sur son traitement depuis février 2024, consécutives à son placement d'office en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a jugé que l'obligation du CHU n'était pas sérieusement contestable, faute pour l'administration de justifier d'une maladie dûment constatée mettant l'agent dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, en méconnaissance des dispositions de l'article 14 du décret du 19 avril 1988 (codifié au code général de la fonction publique).

Avocat : HODEBAR-LOUIS

11 juin 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505622

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de Mme C, ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence liée à un renouvellement de titre de séjour (elle sollicitait un changement de statut) et n'avait pas démontré une situation d'urgence particulière, malgré son mariage et ses difficultés professionnelles. La demande a donc été rejetée.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

11 juin 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501353

Le Tribunal administratif de Pau a été saisi en référé suspension par la société TDF, qui contestait le refus du maire de Larceveau-Arros-Cibits de lui délivrer un permis de construire pour une station de radiotéléphonie. La société invoquait l'urgence liée aux obligations de couverture mobile de l'opérateur Free Mobile et soutenait qu'un permis tacite lui avait été acquis. La commune opposait l'existence d'antennes déjà implantées à proximité, remettant en cause l'urgence. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société TDF ne démontrant pas l'insuffisance des installations existantes pour honorer ses engagements contractuels. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : PECASSOU LOGEAIS AVOCATS

11 juin 2025
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA01555

Avocat : BACLET BACLET-MELLON

11 juin 2025• 1re chambre - formation à 3
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508111

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, de défaut d’examen particulier de la situation, et d’erreur de droit, en se fondant sur les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de remise et de l’interdiction de circulation.

Avocat : PAWLOTSKY

11 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2301019

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné deux requêtes de M. B, agent de l'ARS Grand Est. La première contestait l'arrêté du 7 mars 2023 lui accordant la protection fonctionnelle sans action concrète, et demandait réparation pour harcèlement moral. La seconde visait l'annulation des décisions du 16 novembre 2023 refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident et d'une maladie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, jugeant notamment que l'octroi de la protection fonctionnelle n'implique pas nécessairement la mise en œuvre de mesures spécifiques et que les décisions relatives à l'imputabilité au service étaient régulières. Les conclusions indemnitaires et les interventions du syndicat CFDT Interco de la Marne ont également été rejetées.

Avocat : BOUILLOT

11 juin 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509015

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné les recours de deux requérantes contestant les refus de visa de long séjour pour leurs enfants, au titre de la réunification familiale. Le ministre de l'intérieur a informé le tribunal avoir donné instruction aux autorités consulaires de délivrer les visas sollicités. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes de suspension, les décisions attaquées ayant perdu leur objet. Les conclusions présentées au titre des frais d'instance ont été rejetées.

Avocat : POLLONO

11 juin 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205200

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la SAS Nikaiadis. Ces sociétés demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour le préjudice financier subi lors des blocages du rond-point de la sortie n°52 de l'A8 par le mouvement des "gilets jaunes" en novembre et décembre 2018. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, ni sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, ni sur celui de la rupture d'égalité devant les charges publiques. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions indemnitaires.

Avocat : SCP SOULIE & COSTE-FLORET

11 juin 2025• 4ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204576

Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de l’EARL Fils E, qui contestait l’arrêté du 18 juillet 2022 de la préfète de la région Centre-Val de Loire. Cet arrêté avait attribué l’autorisation d’exploiter 24,31 hectares à M. D, classé au rang de priorité n° 1 pour le maintien de son exploitation, tandis que la demande de l’EARL était classée au rang n° 3 pour agrandissement. Le tribunal a jugé que la préfète n’avait commis ni erreur de fait ni erreur d’appréciation, et que les moyens soulevés (incompétence, erreur sur la SAUP, qualification de consolidation) n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 331-1-1, R. 331-1 et L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime.

Avocat : SCP POISSON & CORBILLE-LALOUE

11 juin 2025• 5ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404681

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par Me Oloumi d'une demande d'exécution forcée d'une précédente ordonnance du 16 mars 2023 condamnant l'État à lui verser 600 euros au titre des frais irrépétibles. Constatant que le comptable public avait été sollicité en vain, le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article L.911-9 du code de justice administrative. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes d'ordonnancer le paiement de cette somme sous 15 jours, assortie des intérêts au taux légal, sans astreinte.

Avocat : CABINET OLOUMI - HMAD

11 juin 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502701

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C et Mme B. Ces derniers demandaient d'enjoindre à la commune de Loudéac de prendre des mesures pour faire cesser les nuisances sonores provenant du terrain de football Louis Chevé, situé à proximité de leur propriété. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les nuisances étant anciennes et les requérants n'ayant pas démontré une aggravation récente ou un péril imminent pour leur santé. Il a également considéré que la mesure sollicitée, visant à restreindre l'usage d'un équipement public, se heurtait à une contestation sérieuse et à l'intérêt général.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD

10 juin 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406702

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la SCCV 4-6 Grande Rue contestant le refus de permis de construire pour un ensemble immobilier de 70 logements à Epinay-sur-Orge. Le tribunal a jugé que l'arrêté de refus du 5 février 2024 était suffisamment motivé, le maire s'étant approprié l'avis défavorable du service d'assainissement joint à la décision. Il a également écarté le moyen d'incompétence négative, estimant que le maire ne s'était pas cru lié par cet avis mais l'avait examiné comme un élément parmi d'autres. Enfin, le tribunal a rejeté les autres moyens, dont l'erreur de droit et d'appréciation, et a refusé les substitutions de motifs demandées par la commune, confirmant ainsi la légalité du refus et rejetant la requête.

Avocat : SELARL CLOIX ET MENDES

10 juin 2025• 9ème chambre