17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
17 651
Décisions totales
383 581
Ordonnances
359 175
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre avait légalement pu se fonder sur le séjour irrégulier de l'intéressée en France pendant plus de quatre ans (2010-2014), sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation. Les arguments de Mme D relatifs à son intégration, ses revenus ou la naissance de ses enfants en France ont été jugés sans incidence sur la légalité de la décision.
Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrance d'un visa de long séjour à M. B pour réunification familiale. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné aux articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la séparation prolongée du demandeur avec sa concubine et ses enfants. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate des requérants au titre des frais de justice.
Avocat : TEULON