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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

368 695

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
CAA44Décision

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT00830

Avocat : CABINET POLLONO

1 avril 2025• 5ème chambre
CAA78Décision

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE02402

Avocat : NOLOT

1 avril 2025• 1ère Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301833

Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête d'une infirmière contestant la décision du CHU Amiens-Picardie fixant au 8 mars 2023 la consolidation de son état de santé (suite à un Covid-19 reconnu imputable au service) et un taux d'IPP de 8 %. Le tribunal juge que la nécessité de soins continus n'est pas incompatible avec la consolidation, et que la requérante ne démontre pas d'erreur d'appréciation sur le taux d'IPP. La décision s'appuie sur les articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP BACLET - CATHERINE BACLET-MELLON

1 avril 2025• 2ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402542

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 400 euros à Mme B pour carence fautive dans son relogement, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 16 juin 2022. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, faute d'offre de logement dans le délai de six semaines. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral à 500 euros par personne et par année de carence, compte tenu du handicap de la requérante et de la naissance de son enfant.

Avocat : KIWALLO

1 avril 2025• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA51Décision

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2301607

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B, directeur général de l'office HLM Habitat 08, pour contester son licenciement prononcé le 16 mai 2023. Le requérant invoquait notamment un non-respect de la procédure préalable, un défaut de motivation, une méconnaissance du délai de préavis et une rétroactivité illégale de la décision. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la procédure prévue à l'article R. 421-20-4 du code de la construction et de l'habitation avait été respectée et que le licenciement était fondé. La solution retenue est le rejet de la requête de M. B, confirmant ainsi la légalité de la décision de licenciement prise par le conseil d'administration d'Habitat 08.

Avocat : CABINET PAILLOT PLACIDI

1 avril 2025• 2ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401223

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite du préfet du Rhône refusant à Mme C, ressortissante arménienne, la délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante avait sollicité la communication des motifs de ce refus implicite, sans obtenir de réponse dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En application de ces dispositions, le tribunal a jugé que ce défaut de communication rendait la décision illégale pour défaut de motivation.

Avocat : MUSCILLO

1 avril 2025• 5ème chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501330

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante italienne, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 11 janvier 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de ses antécédents judiciaires et de son non-respect d'une précédente obligation de quitter le territoire. Enfin, la décision d'interdiction de retour a été considérée comme suffisamment motivée et légale au regard de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GALLO

1 avril 2025• 6ème Chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201510

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Corsica. La société demandait l'annulation de titres de perception émis pour récupérer une aide Covid-19 de 26 000 euros, estimant ne pas y être éligible. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la société n'avait pas formé de réclamation préalable obligatoire auprès du comptable public avant de saisir le juge, comme l'exige l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LOUIT ET ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504510

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré le 11 décembre 2024 par le maire de Boulogne-Billancourt pour le redressement des combles d’un immeuble. Bien que la condition d’urgence ait été reconnue, la SCI AMCK n’a soulevé aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté. La requête a donc été rejetée, et la SCI a été condamnée à verser 500 euros à M. A et 500 euros à la commune au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l’urbanisme.

Avocat : SCP SARTORIO LONQUEUE SAGALOVITSCH & ASSOCIES

1 avril 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201509

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de la SCI Le roc blanc contestant 13 titres de perception émis pour récupérer un trop-perçu d’aide Covid-19. La société invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire et l’absence de notification régulière des titres. Le tribunal a soulevé d’office l’irrecevabilité des conclusions en annulation, faute pour la requérante d’avoir formé une réclamation préalable obligatoire auprès du comptable public, conformément à l’article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen du fond.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LOUIT ET ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2300746

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A, ancien directeur du centre hospitalier Sainte-Marie de Marie-Galante, d’une demande d’annulation de la décision implicite rejetant son placement à titre conservatoire en congé de maladie à plein traitement à compter du 27 décembre 2011. Le tribunal a jugé que l’administration était tenue de placer l’agent à titre conservatoire en congé de maladie à plein traitement à l’expiration du délai de deux mois suivant sa déclaration de maladie professionnelle, dans l’attente de la décision statuant sur l’imputabilité au service. En l’espèce, le centre hospitalier n’ayant pas répondu à la demande de M. A, la décision implicite de rejet est annulée. Le tribunal a enjoint à l’établissement de placer l’intéressé dans cette position à compter du 27 décembre 2011, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, sur le fondement des articles 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et 16 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988.

Avocat : MAILLOT - AVOCATS ASSOCIES

31 mars 2025• 1ère Chambre
TA25Décision

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301391

Le Tribunal Administratif de Besançon rejette l'opposition formée par M. B contre la contrainte émise par Pôle emploi pour recouvrer 1 800 euros d’indus d’aides exceptionnelles de fin d’année (novembre/décembre 2020, février/mars 2021). Le juge écarte comme inopérants les moyens tirés de la bonne foi, de la précarité financière et de l’inégalité de traitement avec l’Alsace. Il estime que le montant de la dette est établi et que le moyen de prescription est infondé, l’action ayant été engagée dans le délai de trois ans prévu à l’article L. 5422-5 du code du travail.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

31 mars 2025• Juge unique 2ème chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2414433

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 5 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une vie familiale effective avec son enfant mineur bénéficiant de la protection subsidiaire. L'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, soulevée contre l'interdiction de retour, a été écartée. Enfin, la durée d'un an de l'interdiction de retour a été jugée proportionnée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PEKETI ESSODJILOBOUWÈ

31 mars 2025• 7ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205842

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 25 février 2022 par laquelle la CDAPH de la Sarthe a refusé de reconnaître la qualité de travailleuse handicapée à Mme C. Le tribunal estime que les handicaps de la requérante (surdité, retard de langage) réduisent effectivement ses possibilités d’emploi, conformément à l’article L. 5213-1 du code du travail. La solution retenue est l’annulation pour erreur d’appréciation, sans injonction car la qualité a été reconnue entre-temps. Le département de la Sarthe est condamné à verser 1 500 euros à l’avocat de Mme C au titre des frais de justice.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

31 mars 2025• 9ème chambre
TA25Décision

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300979

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte de Pôle emploi visant à recouvrer un indu de rémunération de fin de formation de 6 120,06 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et son incapacité financière à rembourser, mais n'a soulevé aucun moyen de nature à contester le bien-fondé de l'indu ou la légalité de la contrainte. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement de l'article L. 5426-8-2 du code du travail.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

31 mars 2025• Juge unique 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413645

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 3 600 euros à M. C, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2016, en raison de la carence fautive de l'administration à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. Cette somme répare les troubles dans ses conditions d'existence, notamment l'absence de domicile fixe et l'impossibilité d'exercer son droit de visite vis-à-vis de sa fille, subis jusqu'à son relogement en septembre 2022. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, et le préjudice a été évalué en fonction de la durée de la carence et de la situation personnelle du requérant. Les conclusions accessoires au titre des frais d'instance ont été rejetées.

Avocat : DECROIX-DELONDRE

31 mars 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301298

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, agent contractuel de droit public de Pôle emploi (devenu France Travail), qui demandait l'annulation de la sanction d'exclusion temporaire de six mois qui lui avait été infligée le 25 octobre 2022. Le tribunal a considéré que les faits de refus réitéré d'obéissance hiérarchique et d'attitude agressive et menaçante envers son supérieur étaient établis et non contestés, et que la sanction n'était pas disproportionnée. Les allégations de harcèlement et de discrimination n'ont pas été étayées par le requérant. La décision a également condamné M. C à verser 1 500 euros à France Travail au titre des frais de justice.

Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSH & ASSOCIE

31 mars 2025• 1ère chambre
TA51Décision

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500245

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné une expertise à la demande de la commune de Troyes, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes des désordres (déchaussements et déformations) affectant le pavage de la place Foch, réalisé en 2021 par la société Roussey. La société Roussey ne s'est pas opposée à la mesure et a sollicité la mise en cause de son sous-traitant, la société DRS Bâtiment, qui a exécuté les travaux litigieux. Le tribunal a fait droit à cette demande, estimant que la société DRS Bâtiment n'était pas manifestement étrangère au litige. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en déterminer les causes et proposer les travaux de remédiation nécessaires.

Avocat : SCP COUTURIER-PLOTTON-VANGHEESDAELE

31 mars 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300381

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’une contravention de grande voirie visant la SARL A Casella et ses gérants pour occupation sans autorisation du domaine public maritime (plage de Gineparo, Île Rousse) par une structure bâtie de 352 m². Le tribunal a écarté le moyen d’irrégularité du procès-verbal, l’agent verbalisateur étant dûment assermenté. Il a constaté que les faits établis constituent la contravention prévue à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, et a condamné la SARL et ses gérants au paiement d’une amende, tout en ordonnant la remise en état des lieux sous astreinte.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LONQUEUE-SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

28 mars 2025• Magistrat statuant seul
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402651

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision d’éloignement était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour) n’étaient pas illégales par voie de conséquence. La solution s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : MIFSUD ELODIE

28 mars 2025• 3ème chambre