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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

361 865

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501364

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à M. A B, réfugié, pour le dépôt de sa demande de carte de résident et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'impossibilité pour le requérant d'exercer ses droits, malgré ses multiples tentatives infructueuses via le téléservice ANEF et ses courriers. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans astreinte, et l'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SALOMON JEAN

20 mars 2025
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500642

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi en référé suspension d’un arrêté du maire de Riom prononçant l’exclusion temporaire de M. A, attaché principal, pour une durée de deux ans. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la sanction ne prenant effet qu’à compter du 9 avril 2025 et l’agent continuant à percevoir son traitement. Il a également considéré qu’aucun doute sérieux n’était établi quant à la légalité de la décision, notamment sur le respect des délais disciplinaires et la motivation de l’avis du conseil de discipline. La demande a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

20 mars 2025
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200725

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A B contestant la décision de la commission départementale d'aménagement foncier du Puy-de-Dôme du 10 janvier 2022. La requérante invoquait notamment une inexactitude matérielle des références cadastrales, un défaut de motivation, une irrégularité de procédure et une méconnaissance des principes d'équivalence et de spécialité des parcelles. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 123-3, L. 123-4 du code rural et de la pêche maritime et L. 2411-11, L. 2411-15 du code général des collectivités territoriales. La demande d'injonction et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

20 mars 2025• Chambre 2
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501790

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné une demande de suspension de la décision du 30 janvier 2025 par laquelle le président de la Métropole Européenne de Lille a exercé son droit de préemption urbain sur un immeuble à Wavrin et retiré partiellement une précédente décision. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance du délai de préemption et l'absence de procédure contradictoire. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la vente pouvant être menée à son terme malgré la décision contestée. Cette solution s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LONQUEUE-SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES

20 mars 2025
TA54Décision

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302032

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de la SARL Courteval contestant la décision du préfet de Meurthe-et-Moselle du 3 mai 2023, qui lui demandait de rembourser 37 610,16 euros d'allocations d'activité partielle perçues pour un salarié du 1er avril 2020 au 20 mai 2021. La société soutenait que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant un commencement d'exécution du contrat de travail, et une erreur factuelle liée au confinement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement fondé sa demande de remboursement sur l'article R. 5122-10 du code du travail, au motif que les conditions d'octroi des allocations n'étaient pas respectées.

Avocat : SELARL FILOR

20 mars 2025• Chambre 3
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318201

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C et Mme D, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de visa de long séjour pour Mme D au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la composition irrégulière de la commission était inopérant, la décision étant implicite. Il a également écarté le moyen d'insuffisance de motivation, les requérants n'ayant pas demandé la communication des motifs dans les délais prévus par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a estimé que les documents d'état civil produits n'étaient pas suffisamment probants pour établir l'identité et le lien marital, et que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : LE FLOCH

20 mars 2025• 8ème chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304802

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B, ancien marin de la Marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice moral d'anxiété et un trouble dans ses conditions d'existence, résultant de son exposition à l'amiante durant sa carrière. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité de résultat, en raison de la carence fautive à protéger efficacement l'agent contre les poussières d'amiante, dont la nocivité était connue. La solution retenue engage la responsabilité de l'État, le ministre des armées ayant d'ailleurs reconnu sa responsabilité dans cette affaire. Les textes appliqués incluent notamment le code du travail, le code de sécurité sociale, et les décrets de 1977 et 2001 relatifs à la protection contre l'amiante.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

20 mars 2025• 6ème Chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501068

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 316 995,43 euros présentée par la SAS Eiffage Route Grand Sud contre la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée. La société invoquait un décompte général et définitif tacitement accepté, mais n’a pas prouvé avoir communiqué son projet de décompte final conformément à l’article 12.3 du cahier des clauses administratives générales (arrêté du 30 mars 2021). En conséquence, l’obligation de paiement n’a pas été jugée comme non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, dont l’appel en garantie, ont également été rejetées.

Avocat : BELLOTTI

20 mars 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406603

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 532-1 et L. 532-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'interdiction de retour était justifiée au regard de l'article L. 612-2 du même code, M. D ne démontrant pas ne pas constituer une menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : BOKOLOMBE

20 mars 2025• 3ème Chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500086

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 27 juin 2024 annulant le refus implicite de séjour opposé à M. A, constate l’absence de mesures prises par le préfet des Alpes-Maritimes pour exécuter cette décision. En application de l’article L.911-4 du code de justice administrative, il prononce une astreinte de 200 euros par jour de retard à l’encontre du préfet, passé un délai de huit jours suivant la notification du présent jugement, jusqu’à l’exécution complète du jugement initial. La demande de frais de justice présentée par M. A est rejetée.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

20 mars 2025• 1ère chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300648

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2014. Ces impositions faisaient suite à un contrôle de la SARL ISA, dont M. B était gérant, et à la qualification de sommes comme revenus distribués. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, jugeant que la différence de date entre les propositions de rectification adressées aux requérants et à la société constituait une erreur matérielle sans incidence. Il a également confirmé le bien-fondé des impositions en se fondant sur les articles 54 du code général des impôts et 109-1 du même code, après avoir constaté le rejet de la comptabilité de la société pour défaut de présentation de justificatifs.

Avocat : SELARL G.PALOUX- E.MUNDET

20 mars 2025• 1ère chambre
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2101254

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien ouvrier d'État au sein de la marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices résultant d'une exposition aux poussières d'amiante. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute en manquant à son obligation de sécurité, l'exposition du requérant à l'amiante pendant au moins 11 ans étant établie. Il a reconnu l'existence d'un préjudice d'anxiété indemnisable, sans que le requérant ait à prouver de troubles psychologiques spécifiques. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et sur l'arrêté du 21 avril 2006 relatif à l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 mars 2025• 3ème chambre
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2101046

Le Tribunal Administratif de Toulon a partiellement fait droit à la demande de M. B, ouvrier d'État pyrotechnicien, qui sollicitait la condamnation de l'État pour son exposition aux poussières d'amiante entre 2016 et 2019. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en application du principe général de responsabilité pour faute de l'employeur public. Il a accordé une indemnité de 1 500 euros au titre du préjudice d'anxiété, estimant que l'exposition prolongée justifiait un risque élevé de pathologie grave, mais a rejeté la demande pour troubles dans les conditions d'existence faute de preuves. Les textes appliqués incluent le code civil et le code de la sécurité sociale, ainsi que l'arrêté du 21 avril 2006 relatif à l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 mars 2025• 3ème chambre
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2100992

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, ouvrier d'État, qui demandait la condamnation de l'État à réparer son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d'existence résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière à la Direction des Constructions Navales. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a estimé que la créance indemnitaire du requérant, relative à un préjudice continu et évolutif, était prescrite pour les années antérieures à 2017, et que la demande présentée en 2021 était tardive pour les années postérieures, aucun élément nouveau n'ayant révélé l'étendue du préjudice dans le délai de quatre ans.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 mars 2025• 3ème chambre
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2003181

Le Tribunal administratif de Toulon a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B pour son préjudice d’anxiété, résultant de son exposition aux poussières d’amiante en tant qu’ouvrier de pyrotechnie au sein du ministère des armées. La responsabilité de l’État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, faute de mesures de protection établies. La demande d’indemnisation pour troubles dans les conditions d’existence a été rejetée, faute de preuve. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter du 10 septembre 2020, avec capitalisation.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 mars 2025• 3ème chambre
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2002511

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien ouvrier du ministère des armées, qui demandait réparation de préjudices liés à son exposition à l'amiante durant sa carrière. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection efficaces, notamment après 1992. Toutefois, la demande a été rejetée car la créance indemnitaire était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le préjudice étant connu et mesurable depuis plusieurs années sans action en justice.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 mars 2025• 3ème chambre
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2001476

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 1992 et 2010. La juridiction a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que les droits de M. B étaient prescrits, dès lors que son exposition avait cessé au 31 décembre 2010 et qu’il avait eu connaissance du risque au plus tard à la date d’établissement de l’attestation d’exposition, sans avoir formé de demande indemnitaire dans le délai de quatre ans.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 mars 2025• 3ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 469779

Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH;SCP BUK LAMENT - ROBILLOT

20 mars 2025ECLI:FR:CECHS:2025:469779.20250320• 4ème chambre jugeant seule
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2000252

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser pour son exposition aux poussières d’amiante durant ses fonctions d’ouvrier d’État. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que les droits à indemnisation de M. A étaient acquis au plus tard à la date de cessation de son exposition, le 31 octobre 2007, et que sa demande indemnitaire, formée en novembre 2019, était prescrite.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 mars 2025• 3ème chambre
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2000208

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière d’ouvrier de pyrotechnie à la DCN de Toulon (1969-2003). Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. B était prescrite. En effet, le point de départ du délai de prescription a été fixé au 1er janvier 2004, soit au 1er janvier suivant la cessation de son exposition à l’amiante le 1er mars 2003, date à laquelle il a quitté ses fonctions et a bénéficié de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité. La demande indemnitaire de M. B, présentée en 2019, était donc tardive, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 mars 2025• 3ème chambre