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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 298 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 298

Décisions totales

383 581

Ordonnances

295 259

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LOEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502650

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 16 novembre 2025 obligeant M. B..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car M. B... est né à Mayotte, y a toujours vécu, y a été scolarisé et y réside avec sa mère, en situation régulière, ainsi qu'avec une partie de sa fratrie.

Avocat : LLORCA

18 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502651

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 16 novembre 2025 obligeant M. A..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette décision a été motivée par l'arrivée de M. A... à Mayotte avant l'âge de 13 ans, sa scolarisation complète sur le territoire jusqu'au baccalauréat, et la présence régulière de son père et de sa sœur de nationalité française.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LLORCA

18 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502609

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 13 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était certes remplie, mais que l'atteinte à la vie privée et familiale invoquée, protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était pas constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative au référé liberté.

Avocat : LLORCA

18 novembre 2025
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500205

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. C... contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer du colon qu'il attribue aux essais nucléaires. Le tribunal rappelle que, selon la loi du 5 janvier 2010 modifiée, le demandeur bénéficie d'une présomption de causalité s'il remplit les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement applique les dispositions des lois n° 2010-2 et n° 2018-1317 relatives à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502641

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Mayotte. Le juge a estimé que, malgré la scolarisation du requérant et sa résidence à Mayotte depuis 2019, l'atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas manifestement disproportionnée, notamment car sa mère réside aux Comores et ses liens familiaux à Mayotte se limitent à un oncle et une tante. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le moyen tiré de l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étant pas retenu.

Avocat : LLORCA

18 novembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501369

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C... concernant sa prise en charge par le centre hospitalier public du Cotentin en mars 2019. La requérante, qui souffrait de douleurs lombaires et a été diagnostiquée d'une sciatalgie sans examen approfondi, a ensuite été opérée d'une hernie discale après un second passage aux urgences. Le tribunal a jugé la mesure d'expertise utile pour déterminer les faits et évaluer un éventuel manquement aux règles de l'art médical, en vue d'un futur litige en responsabilité. La demande de dispense de consignation a été rejetée, la requérante bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : LOISON AVOCATS

18 novembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301292

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d’un recours en plein contentieux par Mme A... et son assureur, la société MATMUT, afin d’engager la responsabilité du département de Meurthe-et-Moselle pour défaut d’entretien d’un ouvrage public. Ils soutenaient que Mme A... avait chuté dans les locaux du département en raison de câbles au sol, et demandaient réparation de divers préjudices corporels et matériels. Le département a contesté sa responsabilité, arguant notamment de l’absence de preuve de la matérialité des faits et d’un défaut d’entretien, ainsi que d’une faute exclusive de la victime. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les requérants n’apportaient pas la preuve du lien de causalité entre l’ouvrage public et la chute, et que le département n’avait pas commis de défaut d’entretien normal. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien des ouvrages publics, sans application spécifique d’un texte autre que le code de justice administrative.

Avocat : SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL

18 novembre 2025• Chambre 1
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301878

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, était saisi par M. et Mme C... et leur assureur d’une demande d’indemnisation pour des inondations répétitives de leur propriété, causées par un défaut d’entretien d’un ouvrage public (busage sous la route départementale 901). Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité direct et certain entre l’ouvrage public et les préjudices allégués n’était pas établi, l’expert ayant relevé que les débordements provenaient principalement d’un défaut d’entretien d’un ruisseau privé en amont. En conséquence, la responsabilité sans faute du département de la Corrèze n’a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires ainsi que les demandes accessoires ont été rejetées. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage public envers les tiers.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLAS - DES CHAMPS DE VERNEIX - GUILLOUT

18 novembre 2025• 2ème chambre
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511157

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 18 septembre 2025 constatant la perte de validité du permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, compte tenu de la gravité et du caractère rapproché des infractions commises par ce conducteur débutant, notamment un non-respect de feu rouge, qui justifient la décision au regard des exigences de sécurité routière. La requête est rejetée selon la procédure simplifiée de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : FAFOWORA DE LOMBARDON

17 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403942

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B..., ressortissant tunisien, d’un recours en plein contentieux contre un arrêté du préfet de police refusant de lui délivrer un titre de séjour de dix ans. Après avoir obtenu une carte de séjour pluriannuelle le 17 octobre 2025, le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions (annulation, injonction et indemnitaires). Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : LELOUP

17 novembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108336

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’une requête contestant le rejet implicite de sa demande de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, sans y donner suite dans le délai imparti. Par ordonnance du 17 novembre 2025, la présidente du tribunal a constaté le désistement d’office de M. A... et lui en a donné acte.

Avocat : LOUVEL

17 novembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411874

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser une provision de 2 175 euros à Mme B... et M. C.... Cette somme répare partiellement les préjudices matériel (675 euros au titre des taxes et droits de timbre) et moral (1 500 euros) résultant de l’illégalité de décisions implicites de refus de délivrance d’un certificat de résidence algérien, annulées pour méconnaissance de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien. La provision est assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 juin 2024.

Avocat : BELOTTI

17 novembre 2025
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501797

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Les Grands Travaux de l'Océan Indien (LGTOI). La société contestait le rejet de son offre pour les lots n°3 et 4 d'un marché public de construction, estimant que le pouvoir adjudicateur avait dénaturé son offre en la jugeant incomplète. Le juge a rappelé qu'une offre est irrégulière si elle ne respecte pas les exigences du règlement de la consultation, mais qu'une erreur purement matérielle sans conséquence sur le contenu de l'offre ne justifie pas son élimination. En l'espèce, le tribunal a considéré que le document requis (études d'avant-projet sommaire) n'était pas formellement présent dans le sous-dossier prévu, et que sa présence dans un autre fichier ne permettait pas de le considérer comme régulièrement fourni, sans qu'il incombe au pouvoir adjudicateur de le reconstituer. La solution retenue s'appuie sur les articles L.2152-1 et L.2152-2 du code de la commande publique.

Avocat : LOIRÉ - HENOCHSBERG

17 novembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408977

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple d’instance et d’action de la Société Menard. Cette dernière contestait deux titres de recettes exécutoires émis par la communauté de communes Faucigny-Glières et la commune de Bonneville, et demandait le paiement de soldes de marché. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.

Avocat : MILON ASSOCIES - SOCIETE D'AVOCATS

14 novembre 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519815

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... demandant la suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 3 octobre 2025. Cet arrêté retirait son titre de séjour "passeport talent" pour usage de faux diplôme, l'obligeait à quitter le territoire et lui interdisait le retour pour un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le retrait de titre pour fraude ne crée pas une urgence justifiant une suspension, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : VELUT-PERIES CHARLOTTE

14 novembre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504937

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

13 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:504937.20251113• 9ème chambre jugeant seule
TA83Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303509

Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 13 novembre 2025, du désistement pur et simple de M. A..., qui demandait la condamnation du ministère des armées à l’indemniser de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence. Ce désistement fait suite à la conclusion d’un protocole transactionnel d’un montant de 3 000 euros entre les parties. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu’il soit besoin de statuer au fond.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

13 novembre 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400418

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A... C... de deux requêtes visant à contester des actes de poursuite (mises en demeure et saisies administratives à tiers détenteur) émis pour le recouvrement de rappels de TVA dus par la SCI de Grasse, dont il était associé. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité des actes et l'absence de poursuites préalables contre la société débitrice principale, conformément à l'article 1858 du code civil. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant irrecevables les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite, qui relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non fondé le moyen tiré de l'absence de poursuites préalables contre la SCI. En conséquence, les conclusions aux fins de décharge et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELARL G.PALOUX- E.MUNDET

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431419

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 4 000 euros à M. A... pour la carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire pour un relogement d’urgence, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l’habitation. La responsabilité de l’État a été engagée à compter du 12 juillet 2023, faute d’offre de relogement dans le délai de six mois, et le préjudice a été évalué en fonction des conditions de logement insalubres et de la durée de la carence jusqu’au relogement le 17 mars 2025. Les conclusions présentées au nom de l’épouse et des enfants mineurs ont été rejetées, seuls le demandeur étant bénéficiaire de la décision de la commission.

Avocat : DILLOARD

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401545

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A..., ancien militaire ayant séjourné en Polynésie française lors des essais nucléaires, d’une demande d’indemnisation pour des pathologies (lymphome et cancer cutané) qu’il estime liées à une exposition aux radiations. Le comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) avait rejeté sa demande en estimant que la dose annuelle reçue était inférieure au seuil de 1 mSv, renversant ainsi la présomption légale de causalité. Le tribunal a requalifié la requête en recours de plein contentieux. Il a appliqué la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a examiné si le CIVEN avait valablement renversé la présomption de causalité en démontrant une exposition inférieure au seuil réglementaire.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE

13 novembre 2025• 1ère chambre