17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
17 651
Décisions totales
383 581
Ordonnances
370 967
Avec résumé IA
Avocat : BALLOUL
Avocat : SELARL CAMILLE MIALOT AVOCAT
Avocat : SAS HUGLO LEPAGE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, à la demande de la commune de Saint-Sernin-du-Plain et de son assureur. Cette mesure vise à déterminer les causes des désordres affectant l’église Saint-Saturnin, notamment l’effondrement d’un arc de voûte en bois et la présence de mérule, potentiellement liés à un défaut d’étanchéité des travaux de couverture réalisés en 2014. L’expert devra décrire les désordres, en identifier les origines, évaluer les responsabilités des intervenants (architecte, entreprise, assureurs) et chiffrer les travaux de remise en état.
Avocat : ROUSSOT-LOISIER-RAYNAUD DE CHALONGE
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B, ressortissant malgache, contestant le refus du préfet des Bouches-du-Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation, mais a annulé la décision préfectorale pour erreur d’appréciation au regard du 2° de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a jugé que le logement de 38 m², situé en zone A, était conforme aux normes de superficie et de salubrité, et que le préfet ne pouvait légalement refuser la demande sur ce fondement. La solution retenue est l’annulation de la décision du 26 janvier 2022, avec injonction au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : BARTOLOMEI
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du 14 août 2024 de la préfète de l'Essonne l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a relevé que la préfète s'était fondée sur l'absence de titre de séjour, alors que M. B avait déposé une demande de titre de séjour le 25 octobre 2023, antérieurement à l'arrêté. Cette erreur de fait a conduit le tribunal à annuler l'arrêté litigieux pour défaut d'examen sérieux de la situation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BILLONG BILLONG
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A, demandeur d'asile, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 27 juin 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que la décision mentionnait les textes applicables et le motif du non-respect des entretiens personnels. Il a également jugé que la procédure était régulière et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, la décision étant fondée sur le refus de proposition d'hébergement prévu à l'article L. 551-15 du même code. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Avocat : RUDLOFF
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre installés sur la place des Droits de l'Enfant, propriété de la commune de Monchy Saint Eloi. La juridiction a constaté que l'occupation illicite du domaine public, caractérisée par le stationnement de nombreux véhicules et caravanes depuis octobre 2024, compromettait l'usage normal de la place et présentait des risques pour la sécurité et la salubrité publiques en raison de branchements électriques non autorisés et de l'absence d'assainissement. Estimant la mesure urgente et utile, le juge a enjoint aux occupants de libérer les lieux, au besoin avec le concours de la force publique.
Avocat : CASTELLOTE
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3 de la CIDE). Le tribunal a jugé que la naissance de ses enfants en France, de nationalité comorienne, et son insertion professionnelle partielle ne suffisaient pas à caractériser une atteinte disproportionnée à son droit au séjour. La décision s'appuie sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAZZARELLO
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les recours de M. C... contre deux arrêtés du maire de Montpellier suspendant son autorisation d’occuper un emplacement sur le marché de la Mosson. La juridiction a rejeté les conclusions en annulation, jugeant que les moyens soulevés, notamment le défaut de compétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance des droits de la défense et le caractère disproportionné de la sanction, n’étaient pas fondés. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables en l’absence de décision préalable liant le contentieux, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le règlement général des marchés de plein air de la ville de Montpellier.
Avocat : JUNILLON
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SAS Publissud qui demandait l’annulation de la délibération du 28 mars 2022 par laquelle la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole a approuvé son règlement local de publicité intercommunal (RLPI). La société requérante contestait notamment le classement de certaines zones (ZP1, ZP2, ZP3) et l’exclusion de plusieurs secteurs d’activités, invoquant une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que ces moyens n’étaient pas fondés, considérant que les choix de zonage opérés par la collectivité n’étaient entachés d’aucune illégalité au regard des dispositions du code de l’environnement. La demande de la SAS Publissud a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SELARL SOLER - COUTEAUX & LLORENS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, aide-soignante, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du CHU de Bordeaux fixant au 30 avril 2022 la guérison de son accident de service. Postérieurement à la requête, le CHU a retiré cette décision et fixé une nouvelle date de consolidation au 7 mars 2023, conduisant Mme A à se désister purement et simplement. Le tribunal donne acte de ce désistement et, en application de l’article R. 761-2 du code de justice administrative, met les dépens à la charge du CHU de Bordeaux, le retrait de l’acte attaqué justifiant cette dérogation.
Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE
Avocat : JOANNOPOULOS
Le Tribunal Administratif de Marseille annule la décision du 5 décembre 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile sénégalais. La juridiction retient un vice de procédure, car l'OFII a adressé la demande d'observations préalables à un centre d'hébergement que M. B n'avait pas rejoint, le privant ainsi de la garantie prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a privé l'intéressé de la possibilité de présenter ses observations écrites dans le délai de quinze jours, comme l'exige l'article D. 551-18 du même code. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. B à compter du 14 octobre 2023, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de huit jours.
Avocat : CABAILLOT
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé suspension par M. C, ressortissant sri-lankais, contestant le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas de préjudice grave et immédiat, notamment car il ne justifiait pas d'une situation de précarité imminente. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES