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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

369 318

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA93Ordonnance

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417316

Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance du 19 mars 2025, du désistement pur et simple de l’instance et de l’action de Mme et M. B, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire des Pavillons-sous-Bois pour une résidence étudiante sociale de 181 logements. Ce désistement, accepté par la commune et la société pétitionnaire, a mis fin au litige sans qu’il soit statué au fond sur la légalité des arrêtés de permis de construire des 18 juin et 11 juillet 2024. La demande de la commune au titre des frais irrépétibles a été rejetée, chaque partie conservant la charge de ses propres frais. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : LOIRÉ - HENOCHSBERG

19 mars 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404721

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 27 mai 2024 par lequel le préfet de la Gironde a prononcé l'expulsion de M. B, ressortissant marocain. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal relève que M. B n'a qu'une seule condamnation pénale, pour des faits de complicité de traite d'êtres humains, et qu'il s'est conformé à ses obligations probatoires, exerce une activité professionnelle et contribue à l'éducation de ses filles françaises.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOUKOULOU

19 mars 2025• 2ème Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403368

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Marseille à la SCI Marguerite pour la démolition d'une habitation et la construction d'un immeuble de commerces et cabinets médicaux. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé que les insuffisances alléguées du dossier de demande (notamment concernant la végétation) n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sur la base des articles R. 431-8 du code de l'urbanisme et de la délégation de signature.

Avocat : MIALOT

19 mars 2025• 2ème Chambre
TA13Ordonnance

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407205

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI Allegra et autres visant l’annulation d’un permis de construire délivré le 22 novembre 2023 pour la surélévation d’une villa à Marseille. La juridiction a constaté que le délai de recours contentieux n’avait pas été respecté, le permis ayant fait l’objet d’un affichage continu et régulier sur le terrain pendant deux mois à compter du 27 novembre 2023, conformément aux articles R. 600-2 du code de l’urbanisme et R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable pour tardiveté, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : SALAVERT-BULLOT

19 mars 2025
TA38Ordonnance

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405964

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 19 mars 2025, du désistement pur et simple de la société civile immobilière (SCI) l'Isle d'Adam. Cette dernière contestait l'arrêté du préfet de la Drôme déclarant d'utilité publique un projet d'aménagement urbain pour le compte de l'EPORA. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a prononcé son acceptation sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

19 mars 2025
TA20Ordonnance

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300812

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Cors'Aménagement comme manifestement irrecevable. La société contestait un arrêté préfectoral du 5 décembre 2022 portant mise en recouvrement d'une astreinte pour non-respect du code de l'environnement. Le tribunal a constaté que la requête était tardive, car le recours gracieux avait été formé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté. La décision de rejet du recours gracieux a été jugée purement confirmative et insusceptible de recours. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 112-2, L. 231-4 et R. 421-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BLONDIO-MONDOLONI

19 mars 2025
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507082

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite tardivement, plus d'un mois après que le requérant a eu connaissance de l'arrêté, le délai de recours contentieux n'étant pas prorogé par l'exercice d'un recours hiérarchique. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles L. 614-1, L. 911-1 et R. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DIALLO

19 mars 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207093

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F et de ses fils, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices résultant du décès de M. A, exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal a estimé que leur créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir au plus tard en 2018, date à laquelle ils avaient connaissance du dommage et de son origine. Les requérants n'ayant pas interrompu la prescription avant le 1er janvier 2023, leur action était tardive. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

18 mars 2025• 3ème Chambre
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500224

Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande de Mme A B, ressortissante dominicaine. Le juge constate que la requérante, présente en France depuis 2017 et mère d'enfants dont l'un est en situation régulière, n'a pu obtenir de rendez-vous en préfecture malgré de multiples démarches écrites restées infructueuses depuis 2022. Il retient l'urgence et l'utilité de la mesure, et enjoint au préfet de la Guyane de lui adresser une convocation sous un mois pour déposer sa demande de titre de séjour. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit au séjour et sur l'obligation pour l'administration de traiter les demandes dans un délai raisonnable.

Avocat : CHARLOT

18 mars 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317594

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, et de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

18 mars 2025• 3ème Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2002483

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI BADIS demandant l’annulation d’un arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Marseille le 15 janvier 2020. La juridiction a écarté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation, l’arrêté visant les textes applicables et décrivant les infractions. Elle a également jugé qu’il ne lui appartenait pas de se prononcer sur la régularité du procès-verbal d’infraction, relevant de la compétence du juge judiciaire. La solution retenue est fondée sur les articles L. 480-1 et L. 461-1 du code de l’urbanisme.

Avocat : LOISEAU

18 mars 2025• 10eme Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210854

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision, prise en réponse à une demande, n'avait pas à être précédée d'une procédure contradictoire. Il a également estimé que le ministre pouvait légalement se fonder sur l'existence d'une procédure judiciaire en cours pour détention de faux documents, sans attendre une éventuelle condamnation, pour apprécier le comportement du demandeur. La solution s'appuie sur les articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et 21-15 du code civil.

Avocat : LOMOVTZEFF-PAVEAU

18 mars 2025• 3ème Chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201339

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté préfectoral du 30 septembre 2021 prononçant la saisie définitive de ses armes. Le tribunal a appliqué les articles L. 312-7 à L. 312-10 du code de la sécurité intérieure, qui permettent au préfet d'ordonner la saisie définitive si le comportement de l'intéressé présente un danger grave pour lui-même ou autrui. Après avoir exercé un entier contrôle, le tribunal a estimé que les éléments invoqués par la préfète (stockage négligent, excès de colère, passion pour le survivalisme) étaient contredits par des certificats médicaux et témoignages produits par M. A. Par conséquent, la décision a été annulée pour erreur manifeste d'appréciation, et l'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : PRADILLON AVOCATS ET CONSEILS

18 mars 2025• Chambre 3
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409759

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant tchadien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Sarthe. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il estime que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires sont rejetées.

Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO

18 mars 2025• 1ère Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501920

Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 21 janvier 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait prolongé de douze mois une interdiction de retour sur le territoire français de vingt-quatre mois, portant la durée totale à trente-six mois. Le tribunal a jugé que cette prolongation était fondée sur une interdiction de retour antérieure, qui avait déjà été annulée par un jugement du tribunal administratif de Paris du 6 novembre 2023 et ne produisait donc plus d'effets juridiques. La décision s'appuie sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle, mais ses conclusions aux fins d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.

Avocat : DELORME

18 mars 2025• 11ème Chambre (JU)
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500694

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. B A, ressortissant guinéen, contestant un arrêté du 18 février 2025 de la préfète des Deux-Sèvres lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature valable. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Avocat : GARLOPEAU

18 mars 2025• étrangers JU
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202070

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices matériel et corporel subis lors d'un accident de la circulation sur l'A86 le 25 juillet 2015, après avoir heurté un plot en béton. La juridiction a estimé que la responsabilité de l'État pour défaut d'entretien normal de la voie publique n'était pas engagée. En effet, l'administration a rapporté la preuve d'une surveillance régulière de l'autoroute, une patrouille n'ayant relevé aucune anomalie quelques heures avant l'accident, et l'origine de l'objet, tombé postérieurement, n'était pas imputable à l'État. La requête de Mme B et les conclusions de la Caisse primaire d'assurance maladie des Hauts-de-Seine ont donc été rejetées, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL

18 mars 2025• 6ème chambre, JU
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303962

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté le déféré du préfet du Gard demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Uzès pour une maison individuelle et une piscine. Le tribunal a d'abord admis l'intervention des époux C, acquéreurs du terrain sous condition suspensive. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du "porter à connaissance" relatif au risque de feu de forêt était inopérant, ce document étant dépourvu de valeur réglementaire. Enfin, s'agissant du moyen fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, le tribunal a estimé que le préfet ne démontrait pas que le projet porterait atteinte à la sécurité publique, compte tenu de la présence d'un poteau d'incendie à proximité et de l'accessibilité des voies pour les véhicules de secours.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

18 mars 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203497

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de la SARL PVG contestant la convention d'occupation du domaine public fluvial du lac d'Annecy attribuée à la Compagnie de navigation du lac d'Annecy, ainsi que la décision de rejet de son offre. Le tribunal a jugé irrecevable le recours pour excès de pouvoir contre la décision de rejet, conformément à la jurisprudence *Département du Tarn-et-Garonne* (CE, Ass., 4 avril 2014), et a estimé que la requête en plein contentieux contre le contrat était tardive. Sur le fond, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des principes d'égalité et d'impartialité, l'erreur manifeste d'appréciation et la violation de l'article L. 2122-2 du code général de la propriété des personnes publiques, ont été écartés. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : SELARL BALLALOUD-ALADEL

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500218

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de communiquer à Mme B, ressortissante haïtienne, un rendez-vous en préfecture dans un délai de quinze jours pour déposer sa demande de titre de séjour. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis trois ans et d'une situation privée et familiale rendant la mesure urgente et utile. Le tribunal a également enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail lors du rendez-vous. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHARLOT

18 mars 2025