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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

381 883

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412153

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de M. A B, un étranger, contestant d'une part le refus oral du préfet des Hautes-Alpes d'enregistrer sa demande d'admission au séjour, et d'autre part un arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a annulé la décision de refus d'enregistrement de la demande de titre de séjour, en raison de l'incompétence de l'auteur de l'acte. En conséquence, il a également annulé l'obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le pays de destination, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence, au motif que ces mesures étaient privées de base légale du fait de l'absence de décision préalable sur la demande de séjour. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice. Les textes appliqu

Avocat : RUDLOFF

13 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416053

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B E, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendu et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'éloignement, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET FLORENCE IPANDA

13 janvier 2025• 12ème chambre, éloignement
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408114

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Tarn-et-Garonne du 26 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 611-1 et suivants du CESEDA.

Avocat : BILLON NATHALIE

13 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2215851

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 500 euros à Mme B pour la carence fautive à la reloger suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 septembre 2020. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de conditions de logement inadaptées depuis le 30 mars 2021. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction, estimant qu'il n'appartient pas au juge indemnitaire de prononcer une nouvelle injonction.

Avocat : DILLOARD

13 janvier 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401455

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi par l'université de Limoges sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise pour déterminer les causes et l'étendue des désordres affectant les façades du centre de biologie et de recherche en santé, notamment le détachement de plaques de bardage et le pourrissement des ossatures bois. La requête vise à établir les responsabilités des constructeurs (entreprise générale Eiffage, maîtrise d'œuvre, sous-traitants et bureau de contrôle) dans le cadre d'un litige potentiel en matière de garantie décennale. Le tribunal a fait droit à la demande, considérant l'utilité de l'expertise pour éclairer les actions en responsabilité à venir, sans préjuger du fond du droit.

Avocat : PAPELOUX

13 janvier 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319255

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant sri-lankais, née du silence du préfet de police. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 900 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CLORIS

13 janvier 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418518

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante australienne, afin d’obtenir copie de son titre de séjour périmé et le déblocage de son compte ANEF pour renouvellement. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré les documents sollicités, conduisant la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser à Mme A une somme globale de 750 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LELOUP

10 janvier 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303693

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de la SAS Camping Humawaka et de la SCI LG2I et autres, qui demandaient l’annulation de la délibération du 15 septembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Comps-sur-Artuby a refusé d’abroger l’article UC2 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) en tant qu’il distingue les surfaces de plancher des constructions annexes entre les zones UCa et UCb. Le tribunal a jugé que la délibération attaquée était suffisamment motivée, qu’elle n’avait pas à être précédée d’une enquête publique, et que la différence de traitement entre les deux sous-zones était justifiée par des motifs d’urbanisme, notamment la préservation du caractère de la zone UCa. En conséquence, les moyens tirés du défaut de motivation, du vice de procédure, de la rupture d’égalité et de la compétence liée ont été écartés. Le tribunal a également rejeté les conclusions accessoires et mis à la charge des requérants les frais de justice.

Avocat : MAUDUIT LOPASSO GOIRAND ET ASSOCIES

10 janvier 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431492

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté du préfet de police de Paris était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 23 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Avocat : DIALLO

10 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303472

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de la Nièvre de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 96,99 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné si une remise totale ou partielle pouvait être accordée au regard des articles L. 841-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Bien que la bonne foi de la requérante ait été reconnue, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n'était pas établie, son quotient familial de 986 euros ne justifiant pas une remise de dette. La solution retenue est donc le rejet de la demande.

Avocat : SCP GALLON & MAURY

10 janvier 2025• CH 3 JU
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413254

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, pour obtenir un rendez-vous en préfecture et un récépissé l'autorisant à travailler, en vue du renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" arrivant à expiration. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis plusieurs mois pour accéder au téléservice ANEF, en raison notamment de violences conjugales et d'un blocage technique. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas mis en œuvre la solution de substitution prévue à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'impossibilité avérée d'utiliser le téléservice. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B sous huit jours pour lui permettre de déposer sa demande et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : BELOTTI

10 janvier 2025
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01955

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

10 janvier 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2104573

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A, adjoint technique, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 19 février 2021 du président de la communauté de communes du sud-est du pays manceau prononçant son exclusion temporaire de deux ans dont un an avec sursis. Le tribunal a constaté que, suite au rejet de sa demande de suspension pour absence de doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, M. A n’a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions, et le tribunal donne acte de ce désistement.

Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO

10 janvier 2025• 12eme chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500114

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension de la décision implicite de l'autorité consulaire française à Téhéran refusant de convoquer Mme A épouse B et ses enfants pour enregistrer leur demande de visa au titre de l'asile. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, compte tenu de l'intérêt public lié à l'égalité de traitement des demandes face à l'afflux important de dossiers au consulat. Il relève également que les éléments produits (attestations familiales et certificats médicaux) ne démontrent pas une situation de gravité particulière justifiant une urgence. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : POLLONO

10 janvier 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400300

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre les arrêtés des 13 juillet et 4 août 2023 par lesquels le maire de Bordeaux a délivré un permis de construire pour un vaste projet immobilier (commerces, maison de santé, parking et logements) place de l’Europe. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, des erreurs matérielles, l’insuffisance du dossier de demande, ainsi que la méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l’urbanisme et de plusieurs dispositions du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : TANON LOPES

10 janvier 2025• 2ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407148

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B A visant à suspendre l'arrêté du préfet de l'Hérault du 22 novembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré la perte de son emploi et de son logement. En conséquence, la suspension demandée et les mesures d'injonction associées ont été refusées, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : OLOUMI HMAD AVOCATS ASSOCIES

10 janvier 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2203652

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A C qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de D à la SCI Frenepi pour la rénovation, l'extension et la surélévation d'une maison individuelle. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré du défaut de motivation des prescriptions, estimant que l'arrêté contesté ne contenait pas de prescriptions mais de simples recommandations. Il a également examiné les autres moyens soulevés, relatifs à la consultation de l'architecte des bâtiments de France, au respect du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et à la sécurité incendie, pour les juger non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 424-3 et R. 423-54.

Avocat : TANON LOPES

10 janvier 2025• 2ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2202769

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 9 juin 2022 par laquelle la commune d'Agde a refusé la réintégration de M. B, gardien de police municipale en disponibilité pour convenances personnelles. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas saisi le centre de gestion de la fonction publique territoriale pour proposer un emploi vacant à l'agent, le privant ainsi d'une garantie prévue par l'article L.514-6 du code général de la fonction publique. En revanche, la demande d'injonction de réintégration a été rejetée en raison de la radiation des cadres de M. B prononcée ultérieurement.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

10 janvier 2025• 3ème chambre
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA02314

Avocat : UGGC AVOCATS;SCP D'AVOCATS MAUDUIT LOPASSO;SELARL MAUDUIT LOPASSO

10 janvier 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301920

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme E... F... A... d'une demande d'expertise judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer l'origine des désordres d'humidité affectant sa maison d'habitation, qu'elle impute à des travaux publics de voirie réalisés par la commune de Galan en 2019. La commune et plusieurs sociétés mises en cause ont contesté l'utilité de cette mesure, arguant de l'absence de lien de causalité démontré. Le tribunal a toutefois considéré que la mesure d'expertise sollicitée présentait un caractère utile pour déterminer les causes des désordres et les responsabilités encourues, et l'a ordonnée. La mission de l'expert a été fixée pour examiner les désordres, leur origine, les préjudices subis et les travaux nécessaires, en application des dispositions du code de justice administrative.

Avocat : SCP LOUSTAU-GARMENDIA-MOUTON

10 janvier 2025