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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

793 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

793

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 267

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LUEffacer tout
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504625

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet du Nord pour ordonner l’expulsion de Mme B, M. C et de leur enfant, occupants sans titre d’un hébergement pour demandeurs d’asile depuis le 1er février 2025. Le juge a rejeté la requête préfectorale, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie en l’espèce, et a admis les défendeurs au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LUTRAN

5 juin 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429418

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi du litige opposant M. B au Centre national de gestion des praticiens hospitaliers (CNG) concernant le refus d’autorisation d’exercice de la médecine en France. Par un mémoire enregistré le 15 mai 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 4 juin 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Avocat : CABINET APEX AVOCATS (SELARLU)

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
4 juin 2025
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408639

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles, rendue le 3 juin 2025, concerne une requête de la SARL Franc Shopping contestant des rappels de TVA et pénalités pour l'année 2021. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige, mais se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, combinés à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, il estime que la compétence revient au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, dans le ressort duquel se trouve le service des impôts des Ardennes ayant mis en recouvrement l'imposition. En conséquence, l'affaire est transmise à cette juridiction.

Avocat : SELUS CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

3 juin 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307181

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B C D d’une demande d’indemnisation pour les préjudices matériel (600 euros) et moral (3 000 euros) subis lors d’une agression et de vols à son domicile le 2 janvier 2023, impliquant une mineure placée sous la garde du département de la Moselle. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département pour les dommages causés par cette mineure, conformément aux principes applicables aux mesures d’assistance éducative (articles 375 et suivants du code civil). La solution retenue est la condamnation du département à verser à la requérante une indemnité, dont le montant précis est déterminé en fonction des préjudices établis, sans double indemnisation avec une éventuelle condamnation judiciaire. Les textes appliqués incluent le code de l’action sociale et des familles, le code civil, et le code de justice administrative.

Avocat : SELURL CABINET PHELIP

30 mai 2025• 4ème Chambre
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503683

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C et M. A. Les requérants sollicitaient une injonction au préfet du Finistère de les orienter vers une structure d'hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit à l'hébergement d'urgence garanti par les articles L. 121-7 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants étant arrivés récemment dans le département sans avoir préalablement sollicité les services sociaux locaux ni épuisé les voies de recours, comme le droit au logement opposable. La solution retenue est le rejet de la demande.

Avocat : SELARLU GUIL AVOCAT

28 mai 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504265

Requête d’un ressortissant afghan bénéficiaire d’une protection internationale devant le juge des référés du Tribunal administratif de Marseille, demandant, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet de lui délivrer un titre de voyage. Le juge constate que le titre a été remis à l’intéressé le 7 mai 2025, rendant les conclusions principales sans objet. Il admet le requérant à l’aide juridictionnelle provisoire et condamne l’État à verser 1 100 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : BALLU

26 mai 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2300390

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme C d'une demande d'indemnisation de 453 847 euros contre le CHU de Rouen pour une plexopathie brachiale sévère survenue lors de sa prise en charge pour le Covid-19. La requérante soutenait que cette pathologie résultait de manœuvres fautives de réanimation, notamment un placement en décubitus ventral non conforme aux règles de l'art compte tenu de son obésité. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité direct et certain entre la prise en charge et la lésion n'était pas établi. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité pour faute du code de la santé publique.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

22 mai 2025• 3 ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202897

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’une demande d’indemnisation par les consorts E et S, suite au décès de leur épouse et mère, AK S J, survenu le 7 mai 2018 à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, après une prise en charge jugée fautive par le service des urgences de l’hôpital Louis Mourier (AP-HP). Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’AP-HP pour un défaut de diagnostic et une organisation défaillante, mais a limité la réparation à une perte de chance de survie de 50 %, eu égard au taux de mortalité de 37 % de la pathologie en cause. Il a ainsi condamné l’AP-HP à verser diverses sommes aux requérants au titre de leurs préjudices moraux et économiques, tout en rejetant la demande de provision et en ordonnant une contre-expertise pour évaluer précisément les préjudices. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute et sur les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : BISALU

21 mai 2025• 7ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305768

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A D d’une demande indemnitaire de 26 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation le 2 décembre 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour carence fautive, mais uniquement à l’égard de M. A D, seul demandeur reconnu prioritaire. Il a condamné l’État à lui verser 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, sur la période du 2 juin 2021 au 22 juin 2024, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Les conclusions de Mme A D ont été rejetées.

Avocat : LUBAKI

15 mai 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2303896

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, médecin urgentiste, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. Ces redressements faisaient suite à la remise en cause de l'exonération prévue à l'article 44 octies du code général des impôts, l'administration estimant que son installation en zone franche urbaine constituait une reprise d'activité préexistante. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 76 B du même livre, sans que le résumé ne précise le sort des autres moyens.

Avocat : CABINET JEAN LUCIEN ET CIE

13 mai 2025• 2ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504252

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société des Remontées Mécaniques de Megève (SRMM). Celle-ci contestait la procédure de passation d'une délégation de service public lancée par la commune de Saint-Gervais-les-Bains pour l'exploitation de son domaine skiable, invoquant une rupture d'égalité entre les candidats et un manquement au principe d'impartialité. Le juge a considéré que la société requérante, ayant renoncé à remettre une offre, ne justifiait pas d'un intérêt lésé par les manquements allégués, rendant ses moyens inopérants. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : SELARLU GLC AVOCAT

13 mai 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307468

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de M. B, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pour un abri de jardin. Le juge a estimé que, bien que non scellé au sol, cet abri en bois de 14 m², doté d’une porte, d’une fenêtre et raccordé à l’électricité, constituait une véritable construction imposable au sens des articles 1380 et 1381 du code général des impôts. La solution retenue est que l’absence de fixation au sol ou le caractère techniquement démontable ne suffisent pas à exclure l’abri du champ de la TFPB, dès lors qu’il n’est pas normalement destiné à être déplacé.

Avocat : SELURL SULTAN AVOCATS

12 mai 2025• 7ème chambre - Juge unique
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407769

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société ESPB d’une demande d’annulation d’un titre de recette émis par la commune des Mureaux pour un montant de 22 879,81 euros. En cours d’instance, la commune a retiré le titre litigieux, conduisant la société requérante à se désister de ses conclusions à fin d’annulation. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné la commune à verser 1 000 euros à la société ESPB au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELUARL MBD AVOCATS

9 mai 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2203290

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A, aide-soignante au CHU de Rouen, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son syndrome anxio-dépressif. La juridiction a d'abord donné acte du désistement partiel de la requérante concernant ses conclusions avant-dire-droit. Sur le fond, le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, jugeant la requête recevable. La solution retenue est l'annulation de la décision du 20 avril 2022 pour vice de procédure, en raison de l'irrégularité de la composition de la commission de réforme qui ne comprenait pas de médecin psychiatre, spécialité requise par l'état de santé de Mme A. Cette décision est fondée sur les dispositions du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 et de l'arrêté du 4 août 2004 relatifs aux commissions de réforme.

Avocat : CARLUIS

7 mai 2025• 3 ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2216933

Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger de lui communiquer des arrêtés de mise en disponibilité pour les années 2019, 2020 et 2022. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions, incluant ses demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater ce désistement.

Avocat : VOLUT

29 avril 2025• 9ème chambre (J.U)
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309003

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A et M. D contestant le retrait d’attribution d’un logement social par la société immobilière 3F. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, les requérants ayant eu connaissance de la décision au plus tard le 3 décembre 2021 et n’ayant formé un recours gracieux que le 28 février 2023, soit au-delà du délai raisonnable d’un an. Le tribunal s’est fondé sur le principe de sécurité juridique et l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter l’ensemble des conclusions, sans condamnation aux dépens.

Avocat : KACEM ET CHAPULUT

29 avril 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201175

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. D d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant d’une orchidectomie (ablation du testicule) réalisée le 12 août 2020 au centre hospitalier de Mont-de-Marsan, sur la base d’une suspicion de cancer ultérieurement infirmée. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’établissement était engagée pour faute, en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d’une erreur de diagnostic ayant conduit à une intervention inutile et précipitée, sans autoconservation des gamètes. Il a condamné le centre hospitalier à réparer les préjudices subis par M. D, incluant un préjudice moral, des souffrances endurées, et un préjudice de fertilité (perte de chance), tout en rejetant certaines demandes comme le préjudice économique. La CPAM a également obtenu le remboursement de ses débours et l’indemnité forfaitaire de gestion.

Avocat : SELARLU KARINE LHOMY

24 avril 2025• CHAMBRE 1
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500371

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d’expertise médicale à la demande de M. A..., qui a subi une amputation des orteils après une prise en charge au centre hospitalier d’Étampes Sud Essonne et au centre hospitalier Sud Francilien. Le juge a considéré que cette expertise était utile pour déterminer les conditions de la prise en charge et évaluer les préjudices allégués, dans la perspective d’un éventuel litige en responsabilité médicale. Les centres hospitaliers ont formulé des protestations et réserves, mais le tribunal a rappelé qu’il ne lui appartient pas d’en donner acte dans le cadre de cette procédure. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

23 avril 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404703

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B A concernant sa prise en charge par le centre hospitalier intercommunal Caux Vallée de Seine à compter du 26 mai 2023. La requérante sollicitait cette mesure sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer d'éventuels manquements aux règles de l'art médical et les préjudices en résultant. Le tribunal a fait droit à cette demande en désignant un expert en gynécologie obstétrique, chargé d'une mission détaillée incluant l'analyse des soins, l'évaluation des préjudices et la détermination des responsabilités. Les conclusions de Mme A tendant au remboursement des frais d'instance ont été rejetées, et les frais d'expertise seront ultérieurement liquidés et mis à la charge des parties désignées.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

22 avril 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201743

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société XL Insurance Company SE, subrogée dans les droits des ayants droit d’une victime d’un accident de parapente, afin d’obtenir la condamnation solidaire de la commune de Saint-Baudille-et-Pipet, de l’Office national des forêts (ONF) et de l’État à lui verser 86 250 euros. La requérante invoquait la responsabilité sans faute des défendeurs en raison d’un ouvrage public (un téléphérique) et un défaut d’entretien, ainsi qu’une faute de la commune et de l’État dans l’exercice de leurs pouvoirs de police. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la société, considérant qu’elle ne justifiait pas d’une subrogation valable et que son action était prescrite, faute d’avoir été introduite dans le délai de cinq ans prévu à l’article 2224 du code civil. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée, et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à l’ONF au titre des frais de justice.

Avocat : LE GULLUDEC

22 avril 2025• 3ème Chambre