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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

793 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

793

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 217

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LUEffacer tout
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401423

Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme AD...nest, qui impute au centre hospitalier de Dax des complications survenues après une coloscopie réalisée le 4 octobre 2022 (lacération de la rate avec hémopéritoine). La requérante sollicitait cette mesure sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer si l'acte médical a été réalisé dans les règles de l'art. Le tribunal a fait droit à la demande, estimant la mesure utile, et a rejeté les demandes subsidiaires du centre hospitalier concernant l'établissement d'un pré-rapport et la communication des débours par la CPAM. Les dépens de l'expertise seront fixés ultérieurement par le président du tribunal.

Avocat : SELARLU KARINE LHOMY

8 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308952

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par le département des Yvelines d'un recours de plein contentieux contestant la décision du ministre de l'intérieur de réclamer un trop-perçu de 987 251,60 euros au titre d'une subvention du Fonds "Asile, migration et intégration" (FAMI). Le département demandait l'annulation de cette décision et le versement du solde de la subvention, soit 788 849,27 euros. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le courrier du 24 octobre 2022 et le rapport de contrôle définitif constituaient des actes préparatoires insusceptibles de recours, et que les conclusions indemnitaires subsidiaires étaient irrecevables en raison de l'exception de recours parallèle. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux de la recevabilité des recours contentieux en droit administratif.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUSSIANA

8 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505270

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... pour obtenir, sous astreinte, la remise de l’attestation France Travail prévue à l’article R1234-9 du code du travail par le centre hospitalier intercommunal Elbeuf Louviers Val de Reuil. Le défendeur a démontré avoir édité et communiqué ce document à l'intéressé en cours d'instance. La requête a donc été déclarée sans objet, et il n’a pas été statué sur celle-ci.

Avocat : CARLUIS

5 décembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308953

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme A... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2018, liées à un gain de levée de stock-options. Le tribunal a jugé que ce gain, perçu en une seule fois en mars 2018, constituait un revenu exceptionnel au sens de l’article 60 de la loi de finances pour 2017, car il n’était pas susceptible d’être recueilli annuellement. En conséquence, il ne pouvait bénéficier du crédit d’impôt modernisation du recouvrement (CIMR). La solution retenue s’appuie sur les dispositions du 15° du C du II de l’article 60 de la loi n°2016-1917 du 29 décembre 2016.

Avocat : SCP D'AVOCATS DHALLUIN

4 décembre 2025• 7éme chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312130

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C... et Mme D... d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de les reloger, suite à un arrêté d’insalubrité pris sur le fondement des articles L. 511-11 et L. 521-3-2 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant et que leur demande était tardive. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation, notamment les articles L. 521-1 et L. 521-3-2, ainsi que sur les règles de recevabilité du code de justice administrative.

Avocat : LUBAKI

3 décembre 2025• 5ème chambre
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501509

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI Rav Nissan Nemanov, qui demandait la décharge ou la réduction de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2013-2016. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n'a pas justifié avoir formé une réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Malgré une demande de régularisation du tribunal, la SCI n'a pas produit la décision rejetant sa réclamation ni la preuve de son existence. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARLU SBG AVOCATS

3 décembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518996

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A..., ressortissant bangladais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le requérant bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 décembre 2025, lui permettant de travailler et de justifier de la régularité de son séjour. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : LUJIEN

2 décembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508456

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à verser 6 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 17 mai 2023, en raison de l’absence de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l’État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le préjudice de M. B..., lié à des troubles dans ses conditions d’existence, a été évalué en tenant compte de sa situation de handicap et de la durée de la carence, mais la demande de son épouse et de son enfant a été rejetée.

Avocat : LUBAKI

1 décembre 2025• Pole Social (JU)
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534755

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) à lui verser une provision de plus de 24 millions d'euros. La juridiction a constaté que la requête était irrecevable car prématurée, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En effet, aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'était intervenue sur la demande préalable du requérant à la date du jugement. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : CABINET BIBAL (SELARLU)

1 décembre 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501684

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, est saisi par M. A... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d'un indu d'APL et d'allocation aux adultes handicapés (AAH). S'agissant des conclusions relatives à l'AAH, le juge constate que le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 821-5 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il rejette ces conclusions comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Avocat : CHARLUET-MARAIS FLORENCE

28 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322158

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A..., ancien agent contractuel du ministère des armées, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de l’illégalité de l’arrêté du 26 août 2013 prononçant sa radiation des cadres, annulé par un arrêt de la Cour administrative d’appel de Versailles du 2 juillet 2020. Le tribunal a jugé que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État, ouvrant droit à réparation intégrale du préjudice subi. Pour la période d’éviction du 21 novembre 2013 au 31 août 2016, le tribunal a évalué la perte de rémunération et a accordé à M. A... une indemnité, après déduction des revenus perçus durant cette période, ainsi qu’une somme au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence. La décision s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et les dispositions de l’article 6 bis de la loi du 11 janvier 1984.

Avocat : CARLUIS

27 novembre 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408552

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête des consorts M... demandant la condamnation du centre hospitalier de Saint-Denis pour le décès de l’enfant F... M... suite à un retard d’administration d’antibiotiques. Le tribunal a reconnu une faute dans l’organisation du service due à un retard d’acheminement du prélèvement, engageant la responsabilité de l’hôpital. Appliquant un taux de perte de chance de 20 % retenu par l’expertise, il a limité l’indemnisation à 12 300 euros au total, répartis entre les membres de la famille pour leurs préjudices d’affection et les souffrances de l’enfant. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier et les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : LUBRANO-LAVADERA

26 novembre 2025• 8ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302805

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale au centre hospitalier de Cahors le 11 octobre 2019. La commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) avait reconnu le caractère nosocomial de l’infection et imputé la réparation à l’établissement. Le tribunal a fixé l’indemnisation définitive de Mme A... à 54 193,65 euros, montant correspondant à la provision déjà allouée par ordonnance de référé, et a rejeté le surplus de ses demandes. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité des établissements de santé en cas d’infection nosocomiale.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

26 novembre 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506455

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le syndicat des copropriétaires de l’immeuble « A... » d’une demande visant à compléter une précédente ordonnance de suspension (du 13 août 2024) par une injonction sous astreinte, afin de faire cesser la délivrance par le maire de Beaulieu-sur-Mer d’arrêtés ponctuels autorisant l’ouverture tardive d’un établissement de nuit. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, le syndicat étant dépourvu d’intérêt à agir faute de démontrer que les troubles allégués affectent de manière indivisible les parties communes de la copropriété. La solution retenue s’appuie sur les principes régissant l’intérêt à agir des syndicats de copropriétaires, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la compétence du maire au regard de l’arrêté préfectoral de 2015.

Avocat : SCP ZURFLUH-LEBATTEUX-SIZAIRE ET ASSOCIÉS

25 novembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206119

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SCI Hôtel du pont, qui contestait la réintégration de dépenses de travaux dans ses revenus fonciers. La société avait réalisé des travaux de transformation complète d’un immeuble vétuste en un restaurant et des appartements, incluant la modification du gros œuvre. Le tribunal a jugé que ces travaux, par leur importance, équivalaient à une reconstruction ou à une construction, et ne constituaient donc pas des charges déductibles au sens des articles 28 et 31 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SELARLU RYCKMAN

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303668

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... B... qui contestait le refus de l'administration fiscale de déduire des charges de travaux de sa SCI. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, ayant transformé un immeuble vétuste en un restaurant et des appartements après démolition des cloisons, constituaient des travaux de reconstruction ou d'agrandissement, non déductibles des revenus fonciers en application des articles 28 et 31 du code général des impôts. En conséquence, la demande de réintégration des sommes dans les charges déductibles et de rétablissement des déficits fonciers a été rejetée.

Avocat : SELARLU RYCKMAN

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303670

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... C... demandant la réintégration de charges déductibles de ses revenus fonciers pour les années 2016 à 2018. Le litige portait sur la déductibilité de travaux réalisés par la SCI Hôtel du pont, que l'administration fiscale avait requalifiés en travaux de construction, reconstruction ou agrandissement. Le tribunal a jugé que ces travaux, ayant transformé la configuration des lieux (création d'un restaurant et d'appartements), ne pouvaient être considérés comme des dépenses d'entretien, de réparation ou d'amélioration déductibles au sens des articles 28 et 31 du code général des impôts. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l'administration.

Avocat : SELARLU RYCKMAN

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301745

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. D... et M. F... d’une demande indemnitaire et d’injonction visant à réparer les préjudices subis sur leur propriété en raison du déversement d’eaux pluviales provenant d’un ouvrage public. La juridiction a examiné la responsabilité de la commune de Miserey-Salines et de la communauté urbaine Grand Besançon Métropole, cette dernière ayant la compétence en matière d’eaux pluviales. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait, mais les débats portent sur l’engagement de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public, conformément aux principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics. Les textes potentiellement appliqués incluent l’article 640 du code civil et l’article L. 152-1 du code rural et de la pêche maritime, relatifs aux servitudes d’écoulement des eaux.

Avocat : SELURL PHELIP

21 novembre 2025• 1ère chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401141

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. C..., agent de la commune de Brametot, d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité sans faute de la collectivité en raison d’une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le tribunal a rejeté l’argument de la commune selon lequel une faute de l’agent l’exonérerait de sa responsabilité, et a partiellement fait droit à la demande. Il a condamné la commune à verser à M. C... une somme totale de 10 000 euros, incluant l’indemnisation des préjudices liés au déficit fonctionnel temporaire, aux souffrances endurées, aux frais de déplacement et à l’assistance par tierce personne, sur le fondement des principes de la responsabilité sans faute de l’employeur public. La décision applique notamment les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service et maladies professionnelles.

Avocat : CARLUIS

21 novembre 2025• 4 ème Chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303700

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par le SIVU Saint-Michel Jéricho d'une demande d'expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, concernant des désordres affectant le système de chauffage d'un centre social et d'une crèche, réceptionné sans réserve en 2014. Le juge des référés a fait droit à cette demande, considérant que la mesure d'expertise était utile pour déterminer les causes des malfaçons alléguées, qui rendraient l'ouvrage impropre à sa destination. L'expertise a été ordonnée et étendue à l'ensemble des constructeurs et intervenants, dont la société Eiffage énergie systèmes, le maître d'œuvre, le contrôleur technique Bureau Veritas et les assureurs, afin de rechercher les causes des désordres et d'évaluer les préjudices. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux référés en matière d'expertise.

Avocat : LUISIN

20 novembre 2025