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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 808

Décisions totales

383 581

Ordonnances

270 867

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUEffacer tout
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500773

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 12 février 2025 par lequel le préfet de la Côte-d'Or avait ordonné l'expulsion de M. D..., ressortissant marocain résidant en France depuis l'enfance. Le tribunal a jugé que, bien que les condamnations pénales du requérant pour trafic de stupéfiants aient levé la protection contre l'expulsion, les faits, datant de près de neuf ans, étaient anciens et sans risque de récidive établi. Dès lors, la menace grave pour l'ordre public n'était pas caractérisée, et l'arrêté a été annulé pour erreur d'appréciation au regard des articles L. 252-1, L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

18 septembre 2025• 3ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403908

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B... A..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Aisne du 24 septembre 2024 l’assignant à résidence pour douze mois. Le requérant contestait notamment la motivation de l’arrêté, sa base légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que l’atteinte à sa liberté d’aller et venir. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, l’arrêté ayant produit des effets avant son éventuelle abrogation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge a examiné la légalité de la mesure au regard des dispositions du CESEDA et du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELURL GARCIA AVOCATS

18 septembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515986

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A C, ressortissant camerounais. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.

Avocat : LUJIEN

17 septembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515937

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. D, ressortissant marocain, pour suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-6 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus a été ordonnée, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. D et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous 72 heures.

Avocat : LUJIEN

17 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2400687

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A... C..., reconnus prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable le 13 octobre 2021, qui n'ont pas été relogés par l'État. Le tribunal a jugé que la carence du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter cette décision constitue une faute engageant la responsabilité de l'État, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Cependant, la solution retenue est que cette faute n'ouvre droit à réparation que si le logement actuel est inadapté, ce qui n'est pas établi en l'espèce, car la reconnaissance du caractère prioritaire reposait uniquement sur un délai d'attente excessif. Par conséquent, la demande indemnitaire de 11 000 euros a été rejetée.

Avocat : LUBAKI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401617

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) concerne un recours en plein contentieux indemnitaire formé par M. et Mme B... contre l'État. Les requérants, reconnus prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable le 24 juillet 2019, demandaient 24 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que si la carence de l'État à exécuter la décision de la commission constitue une faute engageant sa responsabilité à compter du 24 janvier 2020, cette faute n'ouvre droit à réparation que si le logement occupé est inadapté. En l'espèce, les requérants louent un appartement de type T3 qui n'est pas sur-occupé, et ils ne démontrent pas que ce logement serait inadapté au regard de leurs capacités financières et de leurs besoins, la décision de la commission de médiation ayant été prise au seul motif de l'ancienneté de leur demande de logement social.

Avocat : LUBAKI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402291

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. et Mme A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 mars 2021. La carence de l'État, qui n'a proposé aucun relogement avant le 5 avril 2023, constitue une faute engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à M. A... et 1 000 euros à Mme A... en réparation des troubles dans leurs conditions d'existence, incluant le préjudice moral et les difficultés liées au logement insalubre puis à l'hébergement à l'hôtel.

Avocat : LUBAKI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526178

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 8 septembre 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a estimé que la demande d'asile était manifestement infondée, après avoir constaté que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) avait émis un avis défavorable. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le droit constitutionnel d'asile.

Avocat : BISALU

17 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407916

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté d'expulsion pris par la préfète de l'Aube. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'irrégularité de notification. Il a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. C constituait une menace grave pour l'ordre public, compte tenu de ses multiples condamnations pénales, notamment pour viols. La solution s'appuie sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUJIEN

17 septembre 2025• 3ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514572

Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. B... A..., qui contestait un arrêté préfectoral du 19 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant demandait l'annulation de cette mesure ainsi que des injonctions, mais s'est désisté en cours d'instance. Par une ordonnance du 16 septembre 2025, le magistrat désigné a constaté ce désistement sur le fondement de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune autre solution au fond n'a été retenue, la procédure s'achevant par un simple constat de désistement.

Avocat : MASILU-LOKUBIKE

16 septembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501662

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, ressortissante marocaine, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la situation médicale grave de sa fille, atteinte d'un cancer. Le tribunal a considéré que la présence de Mme B auprès de son enfant malade, justifiée par des certificats médicaux, constituait des considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral pour erreur d'appréciation.

Avocat : LUCIANO

16 septembre 2025• 7ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515784

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à modifier une précédente ordonnance du 7 août 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation, mais Mme B soutenait qu'elle n'avait pas été exécutée. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué Mme B à un rendez-vous, auquel elle ne s'était pas présentée, et qu'une nouvelle convocation était prévue, démontrant ainsi les mesures prises pour exécuter l'injonction. Par conséquent, la requête de Mme B a été rejetée, les textes appliqués étant les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.

Avocat : LUJIEN

16 septembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516387

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que le requérant s’était vu délivrer une autorisation provisoire de séjour de six mois. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : LUJIEN

16 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430099

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 700 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation de Paris le 9 décembre 2022. La carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté cette décision ni l'injonction du tribunal dans les délais légaux, engage sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice subi par M. B, toujours sans logement et contraint de dormir dans la rue ou en hébergement d'urgence, a été évalué à 2 700 euros au titre des troubles dans ses conditions d'existence.

Avocat : BLUYSEN

16 septembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500581

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a d'abord écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'acte disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu refuser le titre en se fondant sur l'absence de progression et de cohérence du parcours universitaire de M. A, qui avait abandonné sa licence pour un CAP de commis de cuisine sans lien avec ses études initiales. Cette appréciation a été effectuée au regard de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, qui confère au préfet un pouvoir d'appréciation similaire à celui de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUCAS DUBLANCHE

16 septembre 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505829

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait, en raison d'un risque lié à d'anciens vestiges militaires souterrains, qu'il soit enjoint à la commune de Latour-Bas-Elne de prescrire une étude géotechnique et un diagnostic pyrotechnique sur une parcelle faisant l'objet d'un permis de construire. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, visant à ordonner à l'administration de prescrire des études à un tiers, n'était pas de nature provisoire ou conservatoire et n'entrait donc pas dans le champ des pouvoirs du juge des référés. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : DA LUZ SOUSA

16 septembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402849

Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en référé par la société CMEG, a été amené à se prononcer sur une demande d’expertise relative au solde d’un marché public de construction d’un cinéma à Pont-Audemer. La société requérante, titulaire du lot "gros œuvre", contestait le décompte général définitif notifié par la commune et sollicitait une mesure d’expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, jugeant que la mesure d’expertise sollicitée ne présentait pas une utilité suffisante, dès lors que le juge du fond, déjà saisi du litige principal, disposait de ses propres pouvoirs d’instruction pour apprécier les mêmes éléments. Par ailleurs, le tribunal a donné acte du désistement de la société CMEG de ses conclusions provisionnelles présentées sur le fondement de l’article R. 541-1 du même code.

Avocat : SCP ZURFLUH LEBATTEUX SIZAIRE & ASOCIES

16 septembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512199

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, pour suspendre la décision du préfet de Seine-et-Marne du 28 novembre 2024 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, estimant que l'exigence d'un passeport était impossible à satisfaire en raison de son statut de réfugié. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la décision de classement sans suite ne faisait pas obstacle à un nouveau dépôt de demande et que l'intéressée ne démontrait pas de circonstances particulières justifiant une urgence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.

Avocat : ANDRE-LUCAS

16 septembre 2025
CAA69Ordonnance• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY00607

Avocat : LUDOT CLAIRE

15 septembre 2025• Juge des référés
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515224

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A épouse C visant à suspendre la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante étant en possession d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 novembre 2025, ce qui lui permettait de justifier de la régularité de son séjour. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à une urgence justifiée.

Avocat : LUJIEN

15 septembre 2025