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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 808

Décisions totales

383 581

Ordonnances

297 107

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUEffacer tout
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403446

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A D, qui contestait la décision du préfet de la Côte-d'Or du 10 septembre 2024 invalidant les résultats de l'épreuve théorique de son permis de conduire pour fraude. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, le requérant ayant été invité à présenter ses observations par courrier du 19 septembre 2023. Enfin, la motivation de la décision, bien qu'imprécise sur les faits, a été considérée comme suffisante au regard des exigences légales.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

3 juillet 2025• CH 1 JU
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403546

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 22 août 2024 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or avait rejeté la demande de regroupement familial de M. C, ressortissant marocain, au profit de son épouse et de son fils. Le préfet avait fondé son refus sur l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en invoquant un manquement aux principes essentiels de la vie familiale en raison de faits de violences anciens sur son ex-conjointe. Le tribunal a jugé que ces faits, remontant à près de six ans et n'ayant donné lieu à aucune condamnation, étaient insuffisants pour caractériser un tel manquement, entachant ainsi la décision d'une erreur d'appréciation. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

3 juillet 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2408838

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante turque, et l'avait obligée à quitter le territoire. La juridiction a considéré que le refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, protégé par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue en raison des circonstances particulières de l'espèce, notamment l'arrivée de Mme A en France à l'âge de quinze ans, sa scolarité réussie jusqu'au baccalauréat, ses études supérieures en cours, et la présence régulière de toute sa famille proche sur le territoire.

Avocat : LUMBROSO

3 juillet 2025• 11ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500280

Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé l'admission exceptionnelle au séjour de Mme A..., ressortissante philippine, et l'a obligée à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour alors que la requérante justifiait d'une présence en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce vice prive de base légale l'ensemble de l'arrêté, entraînant son annulation.

Avocat : LUCAUD-OHIN

2 juillet 2025• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406689

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'acte bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : LUCAUD-OHIN

2 juillet 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410734

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B, faute pour la préfète du Val-de-Marne d’avoir communiqué les motifs de cette décision malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : LUCIANO

2 juillet 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506982

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé par la préfète de l'Ain sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande d'expulsion de M. C et Mme B d'un logement situé dans un centre d'hébergement géré par une association privée. La juridiction estime que cette demande est manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence administrative, car l'hébergement n'est pas un lieu dédié aux demandeurs d'asile au sens de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, seul le juge judiciaire est compétent pour statuer sur l'expulsion d'occupants d'un immeuble privé.

Avocat : LULÉ

2 juillet 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503927

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. E C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 27 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

1 juillet 2025• Reconduite à la frontière
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-22LY03722

Avocat : LE GULLUDEC

1 juillet 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA83Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-1904150

Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme C dans le litige les opposant à l’association syndicale autorisée des propriétaires du lotissement du Cap Benat (ASPCB). Les requérants demandaient initialement la reconnaissance de la responsabilité de l’association pour des dommages liés à un sinistre, ainsi que la réalisation de travaux et l’indemnisation de leurs préjudices. Suite à une médiation initiée par le tribunal, les parties sont parvenues à un accord, conduisant au désistement des requérants. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance.

Avocat : BOUCLON-LUCAS

1 juillet 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501517

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour "stagiaire" et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de la législation tunisienne et une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. Le tribunal a également écarté les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, en se fondant sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : LUBELO-YOKA

1 juillet 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2300196

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de propriétaires voisins demandant l’annulation du refus implicite du maire de Rochessauve de retirer pour fraude un permis de construire délivré le 29 novembre 2019 à la SARL Technique solaire invest 42 pour un bâtiment au lieu-dit Fermenas. Les requérants invoquaient plusieurs fraudes, notamment l’absence d’examen au cas par cas requis par le code de l’environnement, la non-continuité avec un hameau existant, l’absence de destination agricole, et des atteintes au paysage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés ne caractérisaient pas une fraude au sens de la jurisprudence, et a appliqué les dispositions des codes de l’urbanisme et de l’environnement.

Avocat : CABINET SEBASTIEN PLUNIAN

1 juillet 2025• 1ère chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501416

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Eure du 25 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : MATRAND LUCILE

1 juillet 2025• 1 ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317361

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 2 juin 2023 par lequel la maire de Paris avait opposé un sursis à statuer de deux ans sur sa déclaration préalable de transformation de bureaux en hébergement hôtelier. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, en se fondant sur les articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme. Il a estimé que le sursis était légal car le projet était de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme, dont les orientations visent à limiter l'offre de meublés touristiques.

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

1 juillet 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412546

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a examiné le recours de Mme A contre une décision de la CAF des Hauts-de-Seine confirmant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 4 015 euros pour la période de mars 2018 à décembre 2019. La requérante soulevait notamment des moyens d’incompétence, de défaut de motivation, d’erreur de droit et de prescription. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A, estimant que la décision attaquée était régulière et fondée, et que la créance n’était pas prescrite. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.

Avocat : CHARLUET-MARAIS FLORENCE

30 juin 2025• Pole Social (JU)
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2503083

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 28 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, l'arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, M. B ne justifiant pas d'une insertion professionnelle ou d'une nécessité de sa présence auprès de sa famille. Enfin, le moyen tiré de l'article 3 de la CEDH a été écarté, le requérant n'établissant pas de risques personnels et actuels en cas de retour en Turquie.

Avocat : MBOMBO MULUMBA

30 juin 2025• Reconduites à la frontière
CAA31Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL01159

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

30 juin 2025• Juge des référés
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201940

Le Tribunal Administratif de Pau était saisi par M. D d’une demande d’indemnisation pour une erreur de diagnostic (maladie d’Addison) imputée au centre hospitalier d’Auch et à un médecin libéral. Le tribunal a rejeté la requête en tant qu’elle mettait en cause la responsabilité du docteur H, médecin libéral, au motif que la juridiction administrative est incompétente pour connaître de la responsabilité personnelle d’un praticien exerçant en secteur libéral, cette compétence relevant de l’ordre judiciaire. La solution est fondée sur les principes de répartition des compétences entre les ordres de juridiction, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur le fond du litige ou les autres conclusions.

Avocat : SELARLU KARINE LHOMY

30 juin 2025• CHAMBRE 1
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2200121

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SNC Concorde, qui demandait la décharge partielle de la taxe d'aménagement et de la redevance d'archéologie préventive. La société contestait l'absence d'application de l'abattement fiscal de 50% prévu à l'article L. 331-12 du code de l'urbanisme pour les locaux à usage artisanal ou les entrepôts. Le tribunal a jugé que les constructions autorisées par le permis de construire, déclarées à destination d'artisanat, ne pouvaient bénéficier de cet abattement, la société n'établissant pas leur caractère industriel ou artisanal au sens des textes applicables. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la SNC Concorde.

Avocat : SELARLU DECHELETTE AVOCAT

30 juin 2025• 3ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509853

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, sa demande portant sur un premier titre de séjour. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Avocat : BALLU

27 juin 2025