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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 808

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 707

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUEffacer tout
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502317

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A D, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 26 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également écarté le moyen de défaut de motivation de l'obligation de quitter le territoire français, celle-ci étant suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les premiers considérants rejettent les moyens soulevés par le requérant. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

7 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA35Ordonnance

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500790

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait des actes de recouvrement (mise en demeure, saisies administratives à tiers détenteur, titre de perception) émis par la direction régionale des finances publiques. Ces actes trouvaient leur origine dans des astreintes prononcées par le juge judiciaire et le juge pénal pour infractions au code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que ces contestations relevaient de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative, et a donc rejeté la requête comme manifestement irrecevable. En conséquence, le bénéfice de l'aide juridictionnelle accordé à M. A lui a été retiré.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUSTEAU

7 avril 2025
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501720

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par M. B, un ressortissant étranger marié à une Française, contestant un arrêté d'expulsion et une assignation à résidence pris par le préfet de la Haute-Garonne. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la menace grave et actuelle pour l'ordre public que représente M. B, compte tenu de son parcours délinquantiel, renversait la présomption d'urgence. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité des décisions, la motivation étant suffisante et la mesure proportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

7 avril 2025
TA38Ordonnance

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408138

Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de Mme A et M. C, qui contestaient un permis de construire modificatif délivré par le maire de Beaufort. Le juge des référés avait précédemment rejeté leur demande de suspension, faute de moyen sérieux. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants, n'ayant pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, sont réputés s'être désistés. La demande de la commune au titre des frais de justice a été rejetée.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

7 avril 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2304490

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SASU Jin Jin d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 2 660 euros au titre de décembre 2022, refusé par l’administration fiscale en raison d’irrégularités sur les factures (numéro Siren illisible, absence de mention du moyen de paiement, adresse de livraison non professionnelle). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la société ne justifiait pas du montant de la taxe déductible conformément à l’article L. 177 du livre des procédures fiscales et aux articles 289 du code général des impôts et 242 nonies A de l’annexe II, les factures ne comportant pas les mentions obligatoires requises. La solution retenue est le rejet des conclusions principales et des conclusions accessoires, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : S.C.P. D'AVOCATS ALTY AUDE LAPALU THOMAS YESIL

7 avril 2025• 7ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314723

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 23 novembre 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de la présomption d'innocence. Il a estimé que la procédure de retrait de points respectait les droits de la défense et l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a considéré que la réalité des infractions était établie par les mentions du système national du permis de conduire, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route.

Avocat : BISALU

7 avril 2025• 6ème Chambre (J.U)
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 489866

Avocat : SCP FABIANI, LUC-THALER, PINATEL

4 avril 2025ECLI:FR:CECHR:2025:489866.20250404• 4ème et 1ère chambres réunies
CAA54Ordonnance

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-25NC00260

Avocat : LUDOT

4 avril 2025• Juge des référés
TA87Décision

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400284

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d’allocation de logement familial de 126 euros émis par la CAF de la Haute-Vienne. Le juge a estimé que la requérante avait omis de déclarer une pension alimentaire perçue en 2022, ce qui justifiait le trop-perçu, et que la décision de la CAF n’était pas entachée d’illégalité. En conséquence, les conclusions indemnitaires pour préjudice moral et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

Avocat : SELURL GUILLON

4 avril 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101287

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la société Erilia d’une demande d’indemnisation pour le refus de concours de la force publique, ayant retardé l’expulsion d’occupants d’un logement social. Le tribunal a jugé que l’État engage sa responsabilité lorsque le préfet ne répond pas dans un délai de deux mois à une demande de concours de la force publique, conformément à l’article R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. En l’espèce, le préfet n’ayant pas répondu dans ce délai, la responsabilité de l’État est engagée. La société Erilia est donc fondée à obtenir réparation du préjudice subi, correspondant aux indemnités d’occupation impayées pour la période du 1er juillet 2020 au 31 mai 2021.

Avocat : LUCCHESI

4 avril 2025• Magistrat statuant seul
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101288

Responsabilité de l'État pour refus de concours de la force publique. Le Tribunal administratif de Bastia constate que la locataire a régularisé sa dette locative en cours d'instance. La requête de la société Erilia, qui demandait réparation pour la période du 1er avril 2019 au 30 avril 2021, a donc perdu son objet. Le tribunal prononce un non-lieu à statuer et rejette les conclusions au titre des frais de justice.

Avocat : LUCCHESI

4 avril 2025• Magistrat statuant seul
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101289

Le Tribunal Administratif de Bastia a condamné l'État à indemniser la société Erilia pour le préjudice subi en raison du refus de concours de la force publique pour l'expulsion d'une locataire. La responsabilité de l'État a été engagée à compter du 1er avril 2020, faute de réponse dans le délai de deux mois suivant la réquisition du 14 octobre 2019, conformément à l'article R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le tribunal a accordé une somme de 5 501,83 € au titre des indemnités d'occupation dues pour la période du 1er juillet 2020 au 31 mars 2021, avec intérêts et capitalisation.

Avocat : LUCCHESI

4 avril 2025• Magistrat statuant seul
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101290

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la société Erilia d’une demande d’indemnisation pour le refus de l’État de prêter le concours de la force publique afin d’expulser un occupant, M. A, suite à une ordonnance du tribunal d’instance d’Ajaccio de 2011. Le tribunal a jugé que le préfet, en ne répondant pas à la demande de concours dans le délai de deux mois prévu par l’article R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution, a engagé la responsabilité de l’État. La solution retenue est que l’État est condamné à verser à la société Erilia la somme de 13 927,27 €, correspondant aux indemnités d’occupation dues par M. A pour la période du 1er avril 2019 au 28 février 2021, avec intérêts au taux légal à compter du jugement et capitalisation annuelle.

Avocat : LUCCHESI

4 avril 2025• Magistrat statuant seul
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500847

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Amiens-Picardie. La juridiction a constaté que le titre d'occupation de l'étudiant avait été abrogé le 13 décembre 2024 en raison du non-paiement de ses loyers, et que son maintien dans les lieux faisait obstacle à la mission de service public du CROUS. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues, M. A n'ayant présenté aucune observation ni justifié de circonstances personnelles ou familiales particulières. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.

Avocat : SCP LUSSON & CATILLION

4 avril 2025
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502488

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. A, ressortissant italien, contestant l'arrêté préfectoral du 4 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes d'annulation, estimant que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue se fonde notamment sur l'existence de condamnations pénales et de signalements pour des faits de violence, justifiant la mesure d'éloignement au regard de la menace à l'ordre public.

Avocat : MASILU

4 avril 2025• Reconduites à la frontière
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501511

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une procédure juridictionnelle d'exécution concernant l'inexécution d'un précédent jugement qui enjoignait au préfet de l'Essonne de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A. Après avoir constaté que la préfète avait finalement délivré un titre de séjour valable un an, le tribunal a estimé que les jugements étaient entièrement exécutés. En application des articles L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative, il a décidé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte initialement prononcée.

Avocat : LUCE

4 avril 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2200591

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D... qui contestait la décision de la section disciplinaire de l'Université Paris-Est Créteil (UPEC) du 6 décembre 2021 prononçant son exclusion pour un an (dont six mois avec sursis). La requérante soutenait une inexactitude matérielle des faits et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a jugé que les faits d'altercation agressive en présence d'élèves étaient matériellement établis par des témoignages circonstanciés, et que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des dispositions du code de l'éducation. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : VERGER-GIAMBELLUCO

4 avril 2025• 6ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2220290

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande indemnitaire de M. A, un agent vacataire, qui sollicitait la condamnation de l'établissement public Paris Musées pour harcèlement moral subi lors de son emploi au musée Carnavalet. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant, notamment une lettre de soutien anonyme et des courriers non signés, ne suffisaient pas à établir la présomption de harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. Par conséquent, la responsabilité de l'établissement n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées.

Avocat : SELURL PHELIP

3 avril 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403079

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme G, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Côte-d'Or. La décision préfectorale était motivée par l'absence de production de l'acte de naissance original apostillé de son enfant. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et celui tiré du défaut de motivation, la décision étant suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que le règlement (UE) 2016/1191, invoqué par la requérante, ne dispensait pas de l'obligation de produire un acte de naissance apostillé, cette formalité restant applicable. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

3 avril 2025• 2ème chambre
TA51Décision

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400845

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Sagiterre, contestant la conformité des articles L. 333-1 et L. 333-3 du code de l'énergie aux droits et libertés garantis par la Constitution. La société soutenait que ces dispositions, relatives à l'autorisation d'achat et de revente d'électricité et à sa suspension, méconnaissaient la compétence du législateur, la liberté d'entreprendre et le principe de clarté de la loi. Le tribunal a examiné si les conditions de transmission de la QPC au Conseil d'État étaient remplies, notamment le caractère sérieux ou nouveau de la question. La décision finale du tribunal sur le renvoi ou non de la QPC n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'applicabilité des dispositions au litige et le sérieux des moyens soulevés.

Avocat : SELARLU JLE AVOCATS

3 avril 2025• 1ère chambre