4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 808
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 606
Avec résumé IA
Avocat : LUKEC ANNE-LISE
Avocat : DA LUZ SOUSA
Avocat : SOCIÉTÉ D'EXERCICE LIBÉRAL D'AVOCAT ALLOULU
Avocat : DA LUZ SOUSA CAROLINE
Avocat : LUTRAN
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A du logement qu'elle occupe sans droit ni titre dans une résidence universitaire gérée par le CROUS d'Amiens-Picardie. La décision retient que l'abrogation du titre d'occupation de l'étudiante, conjuguée à une dette locative impayée de 2 005,42 euros et à l'absence de justification de sa situation personnelle, caractérise l'urgence et l'utilité de la mesure. Le juge a estimé que le maintien dans les lieux de l'intéressée faisait obstacle à la mission de service public du CROUS, en l'empêchant de loger d'autres étudiants. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Avocat : SCP LUSSON & CATILLION
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement de M. A concernant ses conclusions en annulation de la décision d'invalidation de son permis de conduire pour perte de points. Le requérant maintenait uniquement sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, laissant à chaque partie la charge de ses propres frais d'instance. La décision a été rendue par ordonnance sur la base de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : DE LUCA
Avocat : LULÉ
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi en référé par Mme B, a ordonné une expertise médicale pour évaluer la date de consolidation de son état de santé et l'ensemble de ses préjudices (patrimoniaux et extrapatrimoniaux) à la suite de soins au CHU de Rouen. La demande d'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été acceptée car utile, les parties (CHU et ONIAM) ne s'y opposant pas. Le tribunal a désigné un expert ophtalmologue avec une mission détaillée, mais a rejeté la demande de Mme B de faire supporter les frais d'expertise par le CHU, cette décision relevant du seul président de la juridiction.
Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une requête de Mme B demandant la condamnation de l’État à lui verser 8 500 euros pour carence de relogement malgré une décision de la commission de médiation de Paris, a estimé ne pas être compétent territorialement. En application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige, l’autorité mise en cause étant le préfet de Paris.
Avocat : LUBAKI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C D, ressortissant gabonais, qui contestait les décisions du préfet de police du 26 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de soixante mois. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, en raison de la menace pour l'ordre public que constituent les faits de violences conjugales pour lesquels l'intéressé était incarcéré. Le tribunal a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni le principe de la présomption d'innocence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LUMBROSO
Avocat : LE GULLUDEC
Avocat : ECHO AVOCAT SELURL
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme E, magistrate, qui demandait réparation pour harcèlement moral de la part de son supérieur hiérarchique entre 2019 et 2021. Le tribunal a jugé que les faits invoqués, notamment l'absence d'entretien à la prise de fonction du supérieur, ne constituaient pas des agissements répétés excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. La solution retenue est fondée sur l'article 11 de l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 relative au statut de la magistrature, qui prévoit la protection des magistrats contre le harcèlement, mais dont les conditions n'étaient pas remplies en l'espèce.
Avocat : CABINET LHERITIER AVOCAT (SELUR)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme B pour obtenir une convocation en préfecture et la délivrance d’un document provisoire de séjour. La requérante s’étant désistée de ses conclusions à fin d’injonction après avoir obtenu un rendez-vous, le juge des référés lui a donné acte de ce désistement. Il a également admis Mme B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, il a rejeté sa demande de frais irrépétibles au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP FABIANI LUC-THALER PINATEL