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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

819 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

819

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 368

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LUCEffacer tout
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504638

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le droit de conduire ne constituant pas une liberté fondamentale et les besoins d’accompagnement médical de la mère du requérant n’étant pas établis. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : MASSON LUC

6 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506129

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police refusant la délivrance d’un certificat de résidence algérien à Mme C... épouse B..., ressortissante algérienne. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous sept jours. L’État est condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais d’instance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUCIANO

3 octobre 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410730

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme B..., ressortissante capverdienne, faute pour la préfète du Val-de-Marne d’avoir communiqué les motifs de cette décision malgré la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : LUCIANO

1 octobre 2025• 3ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502073

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné le recours de M. F..., ressortissant capverdien, contre les arrêtés du préfet des Alpes-Maritimes rejetant sa demande de titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a considéré que le second arrêté du 25 avril 2025 avait implicitement retiré le premier, rendant les conclusions dirigées contre les deux. Il a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, estimant que la signature et la qualité étaient suffisamment identifiables et que la délégation de signature était régulièrement publiée. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et l'arrêté de délégation de signature n° 2025-250.

Avocat : LUCAUD-OHIN

1 octobre 2025• 4ème Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502298

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de la Meuse de lui délivrer un titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen individuel de sa situation. Il a rappelé que, conformément à l'accord franco-marocain et au code de l'entrée et du séjour des étrangers, la délivrance d'un titre de séjour "salarié" est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, que M. B... ne détenait pas. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation.

Avocat : DULUCQ

30 septembre 2025• Chambre 2
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303184

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 8 novembre 2017, pour son absence de relogement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission dans le délai imparti. Le tribunal a limité la période d'indemnisation du 8 mai 2018 au 7 juin 2023, date d'expiration du titre de séjour de l'épouse, dont la régularité de séjour n'était plus justifiée, condition nécessaire pour l'accès au logement social. Il a alloué à M. A... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, rejetant le surplus de ses demandes.

Avocat : ULUCAN

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00446

Avocat : PIERRE LOPEZ & LUCIE FARACI AVOCATS ASSOCIES

26 septembre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500611

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de police du 18 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour pour vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, et a admis la substitution de base légale demandée par le préfet, fondant la décision sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (entrée irrégulière). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans faire droit aux demandes d’annulation ou d’injonction.

Avocat : LUCIANO

25 septembre 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207211

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D, agent des routes, qui contestait le refus du département des Bouches-du-Rhône de reconnaître l'imputabilité au service de sa tendinopathie de l'épaule gauche. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision du 8 mars 2022, fondée sur l'avis défavorable de la commission de réforme, était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation et d'injonction, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens. Les textes appliqués sont le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5) et le code de la sécurité sociale.

Avocat : LUCCHINI

24 septembre 2025• 8ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429203

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine, faute pour le préfet de police d’avoir communiqué les motifs de cette décision après une demande en ce sens. Cette annulation est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, combinés aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour. L’État est condamné à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : LUCIANO

23 septembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2101725

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Marseille du 15 janvier 2021 retirant une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable pour des travaux d'extension et de modification d'ouvertures. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, la commune ayant mis le pétitionnaire à même de présenter ses observations. Enfin, le tribunal a considéré que les travaux projetés, bien que constituant une extension mesurée, méconnaissaient les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal relatives aux constructions nouvelles, applicables en l'espèce.

Avocat : LUCCHINI

23 septembre 2025• 10eme Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500212

Le Tribunal Administratif de Nice, dans sa 5ème chambre, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 27 décembre 2024 s'était substituée à la décision implicite, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière. Il a également écarté comme inopérant le moyen relatif aux conditions de notification de l'arrêté, celles-ci étant sans incidence sur sa légalité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUCAUD-OHIN

23 septembre 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501773

Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a examiné les requêtes de Mme C..., ressortissante colombienne, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Savoie de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et a constaté que la décision explicite du 21 mai 2025 s'était substituée au refus implicite initial. La solution retenue par le tribunal est de rejeter l'ensemble des conclusions de Mme C..., en considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et les conventions internationales précitées.

Avocat : LUCIANO

23 septembre 2025• 6ème Chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX00640

Avocat : LUCIANI

23 septembre 2025• 3ème chambre (formation à 3)
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201815

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Boulangerie du Lac de Maine contestant une amende administrative de 42 600 euros prononcée par le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités des Pays de la Loire pour des manquements au décompte de la durée du travail. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, estimant que la société avait pu présenter ses observations. Il a également jugé que la prescription n'était pas acquise, la procédure ayant été interrompue par les actes de contrôle, et que les manquements étaient caractérisés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, ainsi que de la demande subsidiaire de réduction de l'amende.

Avocat : SULTAN - LUCAS - DE LOGIVIERE - PINIER - POIRIER

22 septembre 2025• 9ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501942

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A C, ressortissant brésilien, contre un arrêté préfectoral du 17 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour menace à l'ordre public. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet du Var avait commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur des signalements pour violences conjugales et menaces de mort, alors que ces plaintes avaient été classées sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige une appréciation concrète du comportement personnel de l'étranger.

Avocat : MOTHERE LUCREZIA

22 septembre 2025• 4ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302530

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme C, agent du SDIS des Bouches-du-Rhône, contestant son placement en congé de maladie ordinaire à compter du 31 mai 2022, après un accident de service. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision verbale initiale et la décision implicite de rejet devaient être regardées comme dirigées uniquement contre l'arrêté du 5 janvier 2023, qui s'y est substitué. Il a également rejeté la demande d'expertise médicale avant dire droit, la considérant comme frustratoire et inutile. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : LUCCHINI

18 septembre 2025• 1ère Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408003

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la simple demande de rendez-vous en ligne, effectuée via l'application "démarches simplifiées", ne constitue pas un dépôt de demande de titre de séjour au sens des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de dépôt régulier, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, rendant la requête irrecevable. Les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont donc été rejetées.

Avocat : LUCIANO

18 septembre 2025• 6ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512199

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, pour suspendre la décision du préfet de Seine-et-Marne du 28 novembre 2024 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, estimant que l'exigence d'un passeport était impossible à satisfaire en raison de son statut de réfugié. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la décision de classement sans suite ne faisait pas obstacle à un nouveau dépôt de demande et que l'intéressée ne démontrait pas de circonstances particulières justifiant une urgence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.

Avocat : ANDRE-LUCAS

16 septembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501662

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, ressortissante marocaine, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la situation médicale grave de sa fille, atteinte d'un cancer. Le tribunal a considéré que la présence de Mme B auprès de son enfant malade, justifiée par des certificats médicaux, constituait des considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral pour erreur d'appréciation.

Avocat : LUCIANO

16 septembre 2025• 7ème Chambre