3 787 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 787
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 656
Avec résumé IA
Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ
Avocat : CLYDE & CO LLP
Avocat : SCP EVELYNE NABA ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tchadien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 21 mai 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne l'a assigné à résidence en attendant l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que le moyen tiré de l'absence de domicile fixe était inopérant, l'article L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas applicable à une assignation à résidence. Enfin, les moyens fondés sur la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Avocat : MILLY
Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH;SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A contestant un avis de sommes à payer de 400 euros émis par la communauté d'agglomération de Bastia au titre d'une redevance spéciale pour son activité de location saisonnière. Le tribunal a jugé que cette redevance, instituée sur le fondement des articles L. 2333-76 et L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales, finance un service d'enlèvement des déchets à caractère industriel et commercial. En conséquence, le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non de l'ordre administratif. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : GIANSILY
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Corsica Ferries, qui demandait l'annulation ou la résiliation de la convention de délégation de service public (DSP) pour le transport maritime entre Marseille et l'Île-Rousse, conclue entre la Collectivité de Corse et la société Corsica Linea. Le tribunal a considéré que les conclusions à fin de résiliation étaient devenues sans objet, le contrat étant expiré depuis le 31 décembre 2022, et a jugé irrecevables les conclusions subsidiaires tendant à la récupération des aides d'État. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés par Corsica Ferries, notamment la méconnaissance du règlement (CEE) n° 3577/92 et des règles sur les aides d'État (article 108 TFUE), étaient infondés ou inopérants, la DSP entrant dans le champ d'application de la décision d'exemption de la Commission européenne du 20 décembre 2011.
Avocat : CABINET D'AVOCATS FRANCIS LEFEBVRE - NEUILLY
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bastia concerne une demande d'exécution du jugement n°2100271 du 10 décembre 2024, qui avait condamné le centre hospitalier de Bastia à verser diverses sommes à Mme A. Le tribunal constate que l'hôpital a exécuté l'intégralité du jugement, en justifiant du versement de la provision de 16 733,54 euros (déduction faite des cotisations sociales), des intérêts moratoires, et de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il n'y a donc plus lieu de statuer sur la requête de Mme A.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. C, qui contestait la décision du 22 avril 2025 de la DRIEETS d'Île-de-France validant le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de la société CIS Bio International. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le poste de M. C n'était pas supprimé par le PSE et que la décision attaquée n'avait donc aucun effet direct sur sa situation personnelle. Il a également estimé que les moyens soulevés par le requérant, portant sur la qualification de son poste par son employeur et non sur la légalité de la décision administrative de validation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL YDES - LYON
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 13 février 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté, fondé sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, visait les textes applicables et exposait suffisamment les éléments de fait et de droit. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité externe de la décision.
Avocat : SEKLY-LIVRATI
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. et Mme A qui demandaient la remise en état du chemin rural « La Plaine au Huterot » et une indemnisation. Le tribunal rappelle que les chemins ruraux font partie du domaine privé communal et que les communes n’ont pas d’obligation légale d’entretien, sauf si elles ont accepté de l’assurer en fait par des travaux de viabilité. En l’espèce, les requérants n’apportent pas la preuve d’une telle acceptation par la commune de Montigny-sur-Avre, ni d’un préjudice indemnisable. La requête est donc rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : UBILEX - SCP FOUGERAY LE ROY LEBAILLY NOUVELLON ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la sanction d’avertissement infligée le 2 avril 2024 par le président du conseil départemental des Ardennes à un agent territorial. Le requérant, en congé longue maladie, avait créé une entreprise individuelle pour vendre l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques sur son toit. Le tribunal a jugé que cette activité relevait de la gestion du patrimoine personnel et non d’une activité privée lucrative à titre professionnel au sens de l’article L. 123-1 du code général de la fonction publique. La décision a donc été annulée pour erreur d’appréciation, sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre moyen.
Avocat : SCP AUBERSON DESINGLY
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A contestant la sanction d'exclusion définitive avec sursis prononcée contre leur fils par le collège George Sand et confirmée par la rectrice de l'académie de Versailles. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la sanction, fondée sur l'article R. 511-13 du code de l'éducation, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des faits (mise à feu d'un papier dans les couloirs), malgré l'absence d'antécédents disciplinaires de l'élève.
Avocat : DALLY