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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 787 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 787

Décisions totales

383 581

Ordonnances

307 256

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LYEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501744

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le vice d'incompétence. Il a estimé que le requérant ne justifiait plus du caractère réel et sérieux de ses études, condition requise pour le renouvellement du titre sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour pour deux ans ont été jugées légales.

Avocat : WAILLY

13 juin 2025• 4ème Chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02077

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

12 juin 2025• 5ème chambre - formation à 3
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 497930

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

12 juin 2025ECLI:FR:CECHR:2025:497930.20250612• 2ème et 7ème chambres réunies
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302604

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre) a annulé la décision du 7 avril 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Beauvais a affecté d'office M. A, agent de sécurité-incendie, sur un poste d'agent de logistique. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, jugeant que cette mesure n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur car elle entraînait une perte de rémunération (nouvelle bonification indiciaire, indemnité de nuit) et une diminution importante des responsabilités. Sur le fond, la décision a été annulée au motif que le changement d'affectation n'était pas justifié par l'intérêt du service, les difficultés de recrutement alléguées n'étant pas démontrées et la procédure apparaissant précipitée. La décision s'appuie sur les principes généraux de la fonction publique et le code général de la fonction publique.

Avocat : KOMLY-NALLIER

12 juin 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302605

Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné le recours de M. A, agent titulaire du centre hospitalier de Beauvais, contre sa mutation d'office d'un poste d'agent de sécurité incendie vers un poste d'agent de restauration. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, jugeant que la décision n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur car elle entraînait une perte de rémunération (nouvelle bonification indiciaire) et une diminution importante des responsabilités. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision, estimant que le centre hospitalier n'avait pas justifié cette mutation par un motif d'intérêt du service, faute de preuves des difficultés de recrutement alléguées. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux de la fonction publique et le code général de la fonction publique.

Avocat : KOMLY-NALLIER

12 juin 2025• 2ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405576

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus implicite du préfet de police de lui délivrer une carte de séjour "travailleur temporaire" sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après qu'il a reçu un titre "étudiant". Le tribunal a annulé la décision implicite de refus, constatant que le préfet n'avait pas examiné la demande de M. A au regard des critères spécifiques de l'article L. 435-3, notamment sa situation de jeune majeur confié à l'aide sociale à l'enfance et son contrat d'apprentissage. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant cet examen.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

12 juin 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501403

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par une agente territoriale contestant l'arrêté du président du conseil départemental des Landes refusant de reconnaître sa maladie professionnelle (syndrome du canal carpien) et la plaçant rétroactivement en congé de maladie ordinaire. La requérante invoquait l'urgence financière (passage à demi-traitement et obligation de rembourser des sommes perçues) et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour méconnaissance des articles L. 822-20 et suivants du code général de la fonction publique et du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué.

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

11 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507304

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 19 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Sur le fond, il a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire et interdiction de circulation) ont été écartés, et la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : MILLY

11 juin 2025• Section 8 - Chambre 1
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515737

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, qui sollicitait une première demande de titre de séjour, ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement ou de retrait de titre. Les risques de rupture de son contrat d'apprentissage et de non-validation de son CAP n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser une urgence justifiant une suspension immédiate.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

11 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514349

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension d'une décision implicite de refus de réexamen de situation d'un ressortissant congolais, ancien mineur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge des référés a constaté que le préfet de police avait convoqué le requérant pour un entretien de réexamen, mais que ce dernier s'était vu opposer un refus à l'issue de cet entretien. La solution retenue est que la condition d'urgence est présumée remplie pour un ancien mineur protégé, et que le moyen tiré de la violation de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

11 juin 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304777

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant l'arrêté du maire de Gradignan du 28 juin 2023 ordonnant la mise en sécurité d'urgence des bâtiments B, C, D et E de la résidence Rosiers Bellevue, notamment l'interdiction d'occupation des logements en sous-sol. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal jugeant que l'arrêté n'est pas entaché d'erreur d'appréciation. Il estime que le maire a légalement fondé sa décision sur l'existence d'un danger imminent, établi par le rapport d'expertise judiciaire, en application des articles L. 511-9 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SELARL GALY ET ASSOCIES

10 juin 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322689

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France. Celle-ci contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage, en provenance de Sao Paulo. Le tribunal a jugé que la simple copie d'écran du logiciel ALTEA, mentionnant un numéro de passeport, ne suffisait pas à établir que le document avait été présenté et ne comportait pas d'irrégularité manifeste au moment de l'embarquement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent au transporteur de vérifier la validité des documents de voyage.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322690

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La sanction était fondée sur les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour avoir débarqué un passager dépourvu de document de voyage. Le tribunal a jugé que la simple copie d'écran du logiciel ALTEA, ne comportant pas d'image du passeport, ne suffisait pas à prouver que le document avait été présenté et ne présentait pas d'irrégularité manifeste lors de l'embarquement. En conséquence, la société n'a pas établi bénéficier de l'exonération prévue à l'article L. 821-8 du même code.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502603

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de la SAS Telpro contestant deux titres de perception émis par la commune de Lamotte-Beuvron pour une indemnité d'occupation de locaux communaux. Le tribunal se déclare incompétent pour connaître du litige, estimant que les biens en cause relèvent du domaine privé de la commune. En application des articles L. 2111-1 et L. 2211-1 du code général de la propriété des personnes publiques, les contestations relatives à l'occupation du domaine privé et aux titres exécutoires y afférents relèvent de la compétence du juge judiciaire. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : SELARL KROVNIKOFF GALLY

10 juin 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500543

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 26 novembre 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux anciens, intenses et stables en France. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination ont également été écartés comme non fondés.

Avocat : D'ALLIVY KELLY

10 juin 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400978

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Royal Air Maroc contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage. La société soutenait que le passager possédait un passeport lors de l'embarquement, détruit en cours de vol, mais n'a pas apporté de preuve suffisante. Le tribunal a appliqué les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 6421-2 du code des transports. La solution retenue confirme la responsabilité du transporteur aérien de vérifier la validité des documents de voyage au moment de l'embarquement.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309366

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser les sociétés Baltimore et Chubb European Group SE pour les dégradations subies par l'hôtel Sofitel Paris Baltimore lors de la manifestation des "Gilets jaunes" du 1er décembre 2018. La responsabilité sans faute de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, les dommages résultant directement de délits commis par un attroupement. Le tribunal a rejeté l'argument du préfet de police selon lequel les dégradations auraient été causées par un groupe organisé de "casseurs", retenant que les actes étaient liés à la manifestation. En conséquence, l'État a été condamné à verser 12 486 euros à la société Chubb European Group SE (subrogée dans les droits de l'assurée) et 3 238,50 euros à la société Baltimore (franchise et vétusté restées à sa charge), avec intérêts au taux légal à compter du 29 décembre 2022 et capitalisation.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402780

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La sanction était fondée sur les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage. Le tribunal a jugé que la société n'établissait pas que les documents requis lui avaient été présentés au moment de l'embarquement et qu'ils ne comportaient pas d'élément d'irrégularité manifeste, comme l'exige l'article L. 821-8 du même code pour être exonérée.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406951

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer à M. C, ressortissant malien, un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant, qui avait été confié à l'aide sociale à l'enfance et avait demandé ce titre dans l'année suivant sa majorité. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sans astreinte. L'État est condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410025

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage. La société soutenait que le passager possédait un passeport valide lors de l'embarquement, comme l'attestait une copie d'écran du logiciel ALTEA. Le tribunal a jugé que cette seule copie d'écran, ne permettant pas de vérifier l'absence d'irrégularité manifeste du document, ne suffisait pas à établir que la société avait satisfait à son obligation de contrôle. La solution retenue applique les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre