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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 135 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 135

Décisions totales

383 581

Ordonnances

293 013

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MAIEffacer tout
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404622

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant géorgien, qui sollicitait un hébergement d'urgence pour lui et sa famille. Le juge estime que le requérant, expulsé d'un logement d'urgence qu'il occupait indûment après le rejet de ses demandes d'asile et de titre de séjour, est à l'origine de sa propre situation de précarité en refusant l'aide au retour proposée. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ne sont pas caractérisées. La requête est rejetée.

Avocat : ALMAIRAC

21 août 2024
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402482

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A. Le requérant contestait le refus de la préfète des Vosges d'enregistrer sa demande de titre de séjour et un prétendu refus de délivrance de titre. Le juge a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives au refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante. S'agissant du refus d'enregistrement, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisamment grave et immédiate, son employeur n'ayant pas suspendu son contrat de travail et le risque d'éloignement n'étant pas établi.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : COCHE-MAINENTE

21 août 2024
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407946

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, demandant l'annulation de la décision du 1er août 2024 par laquelle l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, estimant que M. A justifiait de l'enregistrement de sa demande de réexamen d'asile. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit le refus des conditions matérielles d'accueil en cas de demande de réexamen, et a jugé que la décision de l'OFII était légale. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A.

Avocat : HMAIDA

20 août 2024• ELOIGNEMENT
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404209

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé suspension par M. B, demandeur d'asile nigérian, contestant le refus de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, notamment l'allocation pour demandeur d'asile. Le requérant invoquait l'urgence liée à sa situation de vulnérabilité et un doute sérieux sur la légalité des décisions, fondées sur des motifs erronés (demande de réexamen et dépôt tardif). L'OFII a soulevé l'irrecevabilité de la requête en raison de l'absence d'utilité du référé, le juge de l'excès de pouvoir devant statuer sous quinze jours. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ALMAIRAC

20 août 2024
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408139

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté que le requérant ne résidait plus dans son ressort. En application des articles R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 312-8 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, territorialement compétent.

Avocat : HMAIDA

19 août 2024
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402623

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A, ressortissante comorienne, qui sollicitait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le préfet des Alpes-Maritimes ayant produit une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 26 août 2024, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais d'instance.

Avocat : ALMAIRAC

19 août 2024
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404506

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une mère isolée sénégalaise de quatre enfants, dont deux mineurs, se trouvant sans hébergement d'urgence. Le juge a constaté que la situation de vulnérabilité de la famille, notamment en raison de problèmes de santé, était avérée et que l'absence de prise en charge par le préfet des Alpes-Maritimes constituait une carence caractérisée. En application des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, il a été ordonné au préfet de proposer un hébergement d'urgence adapté à la famille sous 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La requérante a également été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Avocat : ALMAIRAC

14 août 2024
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401907

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Marne du 26 juillet 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence de perspective raisonnable d’éloignement et la méconnaissance du droit d’être entendu. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que la délégation de signature était régulière, que l’arrêté était suffisamment motivé et que les perspectives d’éloignement étaient établies. La décision s’appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

14 août 2024• Juge unique - Eloignement
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401876

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2024 de la préfète du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, les vices de procédure tirés des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que les erreurs d'appréciation au regard de l'article 3 du même règlement et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers l'Italie, pays responsable de l'examen de la demande d'asile selon les critères du règlement Dublin.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

14 août 2024• Juge unique - Eloignement
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401985

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Marne de statuer sur sa demande de titre de séjour, en invoquant l'urgence liée à sa précarité administrative. Le tribunal a estimé que la demande était mal fondée, car une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

12 août 2024
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401818

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 24 juillet 2024 par lequel le préfet de la Marne assignait M. B à résidence pour 45 jours. Le juge a relevé que le requérant avait déjà fait l'objet de plusieurs assignations à résidence successives depuis avril 2023, sans que l'administration ne justifie de démarches concrètes pour procéder à son éloignement. Cette situation a été jugée contraire aux articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent l'assignation à résidence à la perspective raisonnable d'un éloignement.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

9 août 2024• Juge unique - Eloignement
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302463

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant l'admission au séjour de M. A, ressortissant comorien. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie commune avec une compatriote titulaire d'une carte de résident et de leurs deux enfants. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.

Avocat : ALMAIRAC

8 août 2024• 6ème chambre
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401948

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait un arrêté de transfert aux autorités croates pris par la préfète du Bas-Rhin. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et que l'illégalité alléguée, relative à la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ne présente pas un caractère grave et manifeste au sens de la procédure de référé liberté. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'ordonner les mesures sollicitées.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

8 août 2024
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401949

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, qui contestait un arrêté de transfert aux autorités croates pris par la préfète du Bas-Rhin. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'arrêté de transfert datant du 6 février 2024 ayant déjà été contesté sans succès par un jugement du 22 février 2024, et que l'illégalité alléguée (absence de preuve d'un entretien par une personne qualifiée) n'était pas manifeste au regard de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

8 août 2024
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403492

Refus de rendez-vous pour dépôt de titre de séjour. Tribunal administratif de Lyon. Désistement de la requérante, acté par ordonnance. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : HMAIDA

7 août 2024
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401725

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Ardennes du 17 juillet 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le juge unique a rejeté la requête, estimant que l’assignation était légalement fondée sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que M. A faisait toujours l’objet d’une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Il a également écarté le moyen tiré de l’atteinte excessive à la vie privée et familiale, la naissance de son fils français n’étant pas de nature à faire obstacle à l’exécution de la mesure d’éloignement. La solution retenue confirme la légalité de l’assignation à résidence comme mesure préparatoire à l’éloignement.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

6 août 2024• Juge unique - Eloignement
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404909

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 avril 2024 par laquelle le centre communal d'action sociale de Roubaix a placé Mme B, adjointe technique territoriale, en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer que sa situation financière, caractérisée par le versement d'un demi-traitement, subissait une atteinte suffisamment grave et immédiate. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : GUILMAIN

6 août 2024
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2202289

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société Saint Louis Sucre, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2021 inscrivant une partie de son ancienne sucrerie à Eppeville au titre des monuments historiques. La société invoquait un vice de procédure (absence de saisine de la communauté de communes) et une erreur d'appréciation sur l'intérêt patrimonial du site. Le tribunal a jugé que le moyen procédural était inopérant, car l'inscription n'est pas conditionnée à la fixation du périmètre des abords. Sur le fond, il a estimé que le bâtiment, conçu par l'architecte Georges Lisch et représentant un témoignage exceptionnel de l'industrie sucrière, présentait un intérêt d'histoire ou d'art suffisant pour justifier son inscription au titre des monuments historiques, en application de l'article L. 621-25 du code du patrimoine.

Avocat : SCP GURY MAITRE

6 août 2024• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402231

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours en excès de pouvoir de M. et Mme D, ressortissants kosovars, contre les arrêtés du 27 juin 2024 ordonnant leur transfert aux autorités allemandes, responsables de l’examen de leur demande d’asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a validé les décisions de transfert.

Avocat : COCHE-MAINENTE

5 août 2024• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402232

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir par M. et Mme D, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du 27 juin 2024 par lesquels la préfète du Bas-Rhin a ordonné leur transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de leur demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Les requérants soutenaient notamment que les entretiens individuels prévus à l'article 5 de ce règlement étaient irréguliers, faute de preuve de la qualification de l'agent et d'erreurs dans les comptes-rendus. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement n'avait pas été méconnue. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés de transfert et les conclusions accessoires.

Avocat : COCHE-MAINENTE

5 août 2024• Reconduites à la frontière