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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 160 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 160

Décisions totales

383 581

Ordonnances

273 815

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : MAIEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306661

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SAS P.G.B, une entreprise de boulangerie-pâtisserie, contestant une mise en demeure de l'inspection du travail du 2 mai 2023, confirmée par la DREETS Nouvelle-Aquitaine le 23 juin 2023 et par le ministre du travail le 2 octobre 2023, l'obligeant à se conformer aux articles R. 4228-2 et R. 4228-6 du code du travail sur les vestiaires collectifs. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions directes contre la mise en demeure du 2 mai 2023, car celle-ci a été remplacée par la décision du directeur régional. Il a également considéré que la demande d'annulation de la décision ministérielle du 2 octobre 2023 devait être requalifiée en recours contre la décision du 23 juin 2023, rendant les moyens spécifiques à la décision ministérielle inopérants. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable.

Avocat : MAIRE

18 décembre 2025• 3ème Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501014

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du 17 février 2025 par laquelle le préfet de la Marne a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant bangladais. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement refuser l’enregistrement au seul motif que l’identité du demandeur n’était pas établie, sans avoir procédé à un examen suffisant des documents d’état civil produits, en méconnaissance des articles R. 431-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 47 du code civil. Il enjoint au préfet de procéder à l’enregistrement de la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

18 décembre 2025• 2ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511752

Licenciement pour insuffisance professionnelle – Tribunal Administratif de Lille – Suspension refusée. Le juge des référés du Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension de la décision du centre hospitalier de Maubeuge refusant la titularisation et prononçant le licenciement de Mme A..., stagiaire. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la privation de revenus étant inhérente à la décision de licenciement et ne présentant pas de caractère particulièrement grave ou immédiat. Le juge a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment ceux tirés du vice de procédure, de l'erreur manifeste d'appréciation ou du détournement de procédure. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : JAMAIS

17 décembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513989

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Essonne du 30 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 10 ans. Le tribunal a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son casier judiciaire comportant plusieurs condamnations pour violences et de ses 19 signalements pour infractions. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAIO

17 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2504028

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... dirigée contre un arrêté du 4 décembre 2025 rectifiant les horaires de pointage d’une précédente assignation à résidence. Le juge a constaté que cet arrêté initial du 30 septembre 2025 n’était plus applicable à la date de la décision attaquée, car remplacé par un nouvel arrêté de prolongation du 7 novembre 2025. L’acte contesté n’ayant pu produire aucun effet et ne faisant pas grief, les conclusions en annulation étaient manifestement irrecevables. La décision s’appuie sur l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

16 décembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303360

Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. B... Cherifcheikh et l’association libre des propriétaires et copropriétaires de Port-Camargue d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal du Grau-du-Roi du 12 juillet 2023. Cette délibération prononçait la « déchéance » de M. Cherifcheikh de ses fonctions de membre du conseil d’administration de la régie autonome du port de plaisance de Port-Camargue et désignait un remplaçant. Les requérants invoquaient notamment un vice de procédure (absence de procédure contradictoire préalable), un défaut d’information des conseillers municipaux, une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 2221-10, R. 2221-4 et R. 2221-5 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

16 décembre 2025• 3ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508412

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS du 12 juin 2025. Cette décision infligeait à la société One protection une interdiction d'exercice de toute activité privée de sécurité pour douze mois et une pénalité financière de 10 000 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société n'ayant fourni aucun élément comptable ou contractuel démontrant l'impact immédiat de la mesure sur sa survie économique. Aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de la méconnaissance des articles L. 634-9 et L. 634-12 du code de la sécurité intérieure, n'a été examiné au fond, le rejet étant fondé sur le défaut d'urgence.

Avocat : MAILLANCOURT AVOCATS

16 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511430

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait le refus implicite puis explicite (5 novembre 2025) de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal estime que la décision de refus est suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retient que M. A., entré en France à 48 ans, ne justifie pas d'une insertion professionnelle particulière, n'a pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire et conserve des attaches dans son pays d'origine. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : HMAIDA

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511611

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination pris par la préfète du Rhône le 14 août 2025. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'accord franco-algérien de 1968, compte tenu de l'arrivée récente de l'intéressée en France et de la possibilité de poursuivre sa vie familiale en Algérie. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, notamment leur illégalité par voie de conséquence, ont été écartés. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : HMAIDA

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514134

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Essonne de fixer un rendez-vous à M. A... pour le dépôt de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. La condition d'urgence a été reconnue en raison du risque d'expiration de la démarche en ligne après 36 mois d'attente, exposant le requérant à une remise en cause de sa procédure. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAILLARD

15 décembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512595

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant un titre de séjour à M. B.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le requérant se bornant à invoquer une précarisation de l’accès aux soins sans justifier de circonstances particulières, alors qu’il n’était pas menacé d’éloignement. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER

15 décembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513483

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la communauté de communes Vallées des Baux – Alpilles de ne pas fermer le compteur d'eau de la résidence les Bastidons des Alpilles. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, et a estimé que la coupure d'eau pour non-paiement se heurtait à une contestation sérieuse au regard de l'article L. 115-3 du code de l'action sociale et des familles, qui interdit toute interruption de la distribution d'eau dans une résidence principale. La communauté de communes a également été condamnée à verser 1 500 euros au syndicat des copropriétaires au titre des frais de justice.

Avocat : MAIRIN

15 décembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310292

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de Mme A..., maître contractuel de l'enseignement privé, qui demandait réparation pour deux fautes imputées au rectorat de Versailles. Elle soutenait avoir été privée d'un temps plein entre 2011 et 2021, puis affectée sur deux établissements sans heure de décharge, en méconnaissance du décret n°2016-1171 du 29 août 2016. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la première faute n'était pas établie et que la seconde était irrecevable car tardive. La décision s'appuie notamment sur le code de l'éducation et les décrets n°50-581 du 25 mai 1950 et n°2014-940 du 20 août 2014.

Avocat : GERMAIN

12 décembre 2025• 6ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514544

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant réside à Pantin, en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif de Montreuil.

Avocat : MAIO

12 décembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503906

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Marne. Le juge a admis l'urgence, car l'absence de titre de séjour exposait le requérant à une perte imminente de son emploi. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour et ayant potentiellement méconnu les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la suspension de la décision implicite de rejet a été ordonnée, avec injonction au préfet de réexaminer la situation et de délivrer un récépissé sous sept jours.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

12 décembre 2025
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503958

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Pantin (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent.

Avocat : COCHE-MAINENTE

12 décembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401434

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. La requérante invoquait notamment son état de santé, soutenant que son défaut de prise en charge entraînerait des conséquences graves et qu'elle ne pouvait bénéficier de soins appropriés en Haïti. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les pièces médicales produites, postérieures à l'avis du collège de l'OFII, ne remettaient pas en cause la conclusion selon laquelle le défaut de soins ne présentait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.

Avocat : DAHOMAIS

12 décembre 2025• 2ème Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 503481

Avocat : SARL GURY & MAITRE

11 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503481.20251211• 7ème chambre jugeant seule
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307075

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de Mme A... contre les décisions du maire d'Aizac relatives à sa demande de permis de construire un local agricole. La requête n° 2307075 visait la décision du 26 juin 2023 et le refus implicite du permis, tandis que la requête n° 2309222 contestait l'arrêté de refus exprès du 28 août 2023. Le tribunal a jugé que la décision du 26 juin 2023, qui demandait des pièces complémentaires, ne faisait pas grief et était irrecevable, et que le refus implicite avait été remplacé par la décision expresse. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté du 28 août 2023, estimant que le maire n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en appliquant l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme, car Mme A... ne justifiait pas de la qualité d'exploitante agricole nécessaire pour bénéficier d'une construction en zone non constructible. Les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : LEMAIRE

11 décembre 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502399

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C..., ressortissant nigérian, contestant l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par la préfète du Rhône le 3 février 2025. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et juge que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute d’attaches personnelles ou professionnelles établies en France. La décision fixant le pays de renvoi est également validée, le requérant n’apportant pas la preuve de risques personnels et actuels de traitements contraires à l’article 3 de la même Convention. La solution s’appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : HMAIDA

11 décembre 2025• 2ème chambre