3 918 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 918
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 068
Avec résumé IA
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... visant à annuler une peine judiciaire d'interdiction temporaire du territoire français. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que seul le juge judiciaire (tribunal correctionnel) est compétent pour statuer sur une demande de relève d'une telle peine complémentaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 702-1 du code de procédure pénale.
Avocat : SICRE MAIDOU
Avocat : MAILLARD
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête en annulation de M. C... visant les arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Marne avait légalement pris ces mesures, fondées sur des faits de violences conjugales graves, et que les conditions d'éloignement étaient réunies, notamment la possession d'un passeport valide par l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes d'une agente territoriale visant à annuler des arrêtés la plaçant en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et à obtenir la reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de la requérante, consolidé en novembre 2017, ne justifiait plus un congé pour maladie imputable au service au-delà de cette date. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le juge estime que les conditions légales de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont remplies, notamment l'existence d'une perspective raisonnable d'éloignement. Il considère que l'absence de document de voyage et les démarches consulaires engagées par le préfet ne font pas obstacle à cette perspective.
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus opposée au renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant béninois. La juridiction a retenu l'illégalité de cette décision en raison de l'absence de communication des motifs, malgré une demande de l'intéressé, en application des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la demande dans un délai de deux mois, tout en rejetant la demande d'astreinte et la prise en charge des frais d'instance.
Avocat : HMAIDA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire, sa motivation suffisante et l'examen sérieux de la situation de l'intéressée. Le jugement s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAIRE
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette la demande des sociétés requérantes visant à suspendre la décision de caducité d'un permis de construire. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, les travaux étant interrompus depuis plus d'un an. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 424-17, relatif aux conditions de caducité des permis.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement d'un certificat de résidence algérien valable dix ans. Le juge a relevé d'office que le refus, fondé sur une simple "menace pour l'ordre public", méconnaissait le champ d'application de la loi, qui exige une "menace grave pour l'ordre public" pour un tel renouvellement, conformément aux articles L. 433-2 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration est donc tenue de réexaminer la demande du requérant.
Avocat : DE MAILLARD
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) qui lui avait été opposé. Le tribunal a jugé que le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai légal de 90 jours, n'était pas justifié par un motif légitime. Il a également estimé que les allégations de vulnérabilité de la requérante n'étaient pas suffisamment étayées. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAILLY