3 160 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 160
Décisions totales
383 581
Ordonnances
309 756
Avec résumé IA
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a rejeté la requête de la SNC Polygone II. Celle-ci demandait l'annulation de la convention de mandat du 15 février 2023 entre Montpellier Méditerranée Métropole et la SPL TaM pour des travaux d'accessibilité au parking Comédie et la création d'une galerie cyclable, ainsi que des décisions préalables. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour la société requérante de justifier d'un intérêt à agir, et a également rejeté les conclusions comme tardives concernant la délibération du 6 décembre 2022. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SNC Polygone II contestant la fermeture du tunnel de la Comédie à la circulation de transit et les modifications du plan de circulation. La juridiction a écarté les moyens tirés de la violation d’un protocole transactionnel, considérant que celui-ci n’avait pas un caractère perpétuel et n’interdisait pas à la commune de modifier les conditions de circulation. Elle a également jugé que la fermeture, fondée sur des considérations de sécurité et de réduction du trafic de transit, n’était entachée ni d’erreur de fait ni d’erreur manifeste d’appréciation. Enfin, le tribunal a estimé que les dispositions du code de la voirie routière relatives aux tunnels n’étaient plus applicables après le déclassement de l’ouvrage et que l’instauration d’un péage urbain reposait sur un fondement légal distinct.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B, ressortissante cap-verdienne, a annulé la décision implicite de refus de séjour du préfet des Alpes-Maritimes. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, qui réside en France depuis 2012 auprès de sa sœur française et de ses enfants en situation régulière, sans attache familiale dans son pays d’origine. La solution retenue est l’annulation de la décision implicite, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent l’article 8 de la CESDH et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les recours de Mme A, ressortissante albanaise, contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet des Alpes-Maritimes. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23, L. 424-3 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A, considérant que la décision attaquée n'était entachée d'aucune illégalité au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour avant de refuser la demande, alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation de la décision de refus de séjour entraîne celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 22 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, du défaut d'examen de sa situation personnelle liée à son état de santé, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-3, L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-6, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Avocat : DAHOMAIS
Refus de permis de construire pour des serres hydroponiques et locaux. Le Tribunal Administratif de La Réunion constate le non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, car un nouveau permis de construire pour le même projet a été délivré par la commune de Saint-Louis après l'introduction du recours. La requête est devenue sans objet. Les conclusions au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) sont rejetées.
Avocat : MAILLOT
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SARL FWC Holding et autres, agissant pour le compte de la future société ADT, d'une demande d'annulation de la procédure de passation d'une concession de service public pour la gestion des spectacles tauromachiques dans les arènes de Nîmes (2025-2028). Les requérants contestaient la régularité de la procédure, invoquant notamment une violation du principe d'égalité de traitement des candidats, un manque d'impartialité du maire, la communication d'informations confidentielles à la société attributaire A and Co, et l'utilisation de sous-critères occultes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision a été rendue en application des principes généraux de la commande publique et des dispositions du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, annule la décision implicite de la préfète du Rhône refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant togolais. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de motivation rend la décision illégale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens (violation de l'article 8 de la CESDH, de l'article L. 423-23 du CESEDA, ou de l'article 3-1 de la CIDE). Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
Avocat : HMAIDA
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, étudiant en médecine, contestant le refus de validation de son stage en psychiatrie à l'EPSM Val-de-Lys-Artois. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du principe "non bis in idem", une inexactitude matérielle des faits, un détournement de procédure et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision de non-validation, fondée sur l'arrêté du 4 février 2011, était suffisamment motivée et justifiée par des éléments objectifs liés au déroulement du stage. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : JAMAIS