520 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
520
Décisions totales
383 581
Ordonnances
296 258
Avec résumé IA
Avocat : SEMAK
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par la requérante dans les délais, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le préfet est enjoint de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : NGAMAKITA
Avocat : SEMAK
Avocat : SAMAK
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par M. C... contre une mise en demeure de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette mise en demeure, qui se bornait à rappeler l'existence d'un arrêté d'éloignement antérieur, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours. Par ailleurs, un éventuel recours contre l'arrêté d'éloignement initial serait irrecevable pour tardiveté. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSAOUCI MAKROUM
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour. Le juge estime que le requérant, titulaire d'un contrat jeune majeur valide, ne justifie pas d'une urgence suffisamment grave et immédiate, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans examiner le sérieux des moyens au fond.
Avocat : CABINET CHERMAK ELIAKIM (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par une requérante pour faire exécuter une précédente ordonnance enjoignant au préfet de réexaminer sa situation de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, il a rejeté sa demande de nouvelle injonction assortie d'une astreinte, estimant que le délai imparti par la première ordonnance pour le réexamen n'était pas encore expiré et qu'il n'y avait pas d'urgence justifiant une mesure plus contraignante.
Avocat : CHERMAK ELIAKIM
Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé une requête visant à annuler le refus implicite de délivrer une carte d'identité et un passeport français à un enfant mineur. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir opposée par le préfet, estimant qu'un silence de deux et quatre mois sur ce type de demande vaut bien décision implicite de rejet, conformément au décret du 23 octobre 2014. Elle a ensuite annulé cette décision implicite pour défaut de motivation, en application des articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration, et a enjoint au préfet de statuer à nouveau sur la demande.
Avocat : NGAMAKITA
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) pour carence de la commune d'Arcueil dans l'exercice de ses pouvoirs de police administrative concernant un logement présentant des désordres graves. Le juge a rejeté la requête, estimant que les conditions légales d'urgence et de menace pour une liberté fondamentale n'étaient pas caractérisées, la locataire ayant quitté les lieux et le bail étant résilié. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives aux pouvoirs de police du maire.
Avocat : MAKKI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a renvoyé l'affaire au tribunal administratif de Melun pour incompétence territoriale. Le litige principal concerne le recours contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu de résidence du requérant, établi à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).
Avocat : MAKTOUF
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... A..., une ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour pour raison médicale et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet d'Indre-et-Loire avait légalement fondé son refus sur l'avis défavorable du collège de médecins de l'OFII, estimant que les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas remplies, notamment l'absence de preuve de l'impossibilité d'un traitement approprié dans le pays d'origine. La décision a également été considérée comme suffisamment motivée et conforme aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : NGAMAKITA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a enjoint au préfet de police de convoquer un ressortissant tunisien dans un délai de quinze jours pour le retrait de son titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée en raison de la précarité administrative créée par l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous et l'expiration prochaine du titre. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et condamne également l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CABINET CHERMAK ELIAKIM (AARPI)
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral suspendant le permis de conduire du requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré les difficultés personnelles invoquées, au regard des exigences de sécurité routière liées à la gravité de l'infraction (conduite en état d'ivresse). L'ordonnance de rejet a été rendue en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité.
Avocat : MAKPAWO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... A..., un ressortissant malien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays de renvoi. La juridiction a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en écartant les griefs d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Elle a estimé que l'éloignement vers le Mali ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé n'ayant pas démontré l'absence de tout lien avec son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1.
Avocat : ASSAOUCI MAKROUM
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les trois décisions du préfet de Seine-et-Marne du 12 mars 2024 (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination). Le tribunal a retenu un moyen d'office, constatant que le préfet ne justifiait pas de l'existence d'une délégation de signature pour la décision fixant le pays d'éloignement, ce qui entachait cet acte d'incompétence. Cette irrégularité, affectant une décision intimement liée aux deux autres, a entraîné l'annulation de l'ensemble de la procédure.
Avocat : SEMAK
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension, et n'établissait pas non plus l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour le référé-suspension.
Avocat : SEMAK
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le juge considère que le recours contre l'arrêté préfectoral du 5 septembre 2025 (rejet d'une demande de séjour et obligation de quitter le territoire) est tardif, le délai d'un mois pour contester n'ayant pas été respecté. Cette irrecevabilité s'étend à la contestation du rejet implicite du recours gracieux, et s'appuie sur les articles L. 911-1 et R. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NGAMAKITA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le juge a estimé que l'OQTF était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que les conclusions contre l'assignation à résidence étaient irrecevables. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1 et L. 613-2) et du code de justice administrative.
Avocat : ASSAOUCI MAKROUM
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Bulgarie au titre du règlement Dublin. Le tribunal estime que la procédure, notamment l'entretien individuel, a été régulièrement conduite conformément aux exigences du règlement (UE) n°604/2013. Il écarte également les griefs tirés d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ASSAOUCI MAKROUM
Avocat : SEMAK