2 441 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 441
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 164
Avec résumé IA
Avocat : HOFFMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction, après que le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a délivré la carte professionnelle d’agent privé de sécurité sollicitée. Le requérant a néanmoins maintenu sa demande au titre des frais d’instance. Le tribunal a admis M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné le CNAPS à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., caporal de l'armée de terre, qui contestait le refus de la ministre des armées d'homologuer son stress post-traumatique comme blessure de guerre. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l'octroi de la croix de la valeur militaire, faute de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que M. A... n'apportait pas de preuves suffisantes (comme des rapports ou témoignages) pour démontrer que son exposition à des charniers et des tirs au Kosovo se rattachait directement ou indirectement au combat, condition requise par les articles L. 4123-4 du code de la défense et D. 355-16 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
Avocat : UZAN-KAUFFMANN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. D..., ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 3 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un second arrêté l’assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut d’examen particulier, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : ZIMMERMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. La requérante, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A... pour ses frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Carnoules de modifier le classement en zone naturelle (N) de sa parcelle. Le tribunal a constaté que le plan local d'urbanisme initial, dont le requérant contestait le classement, avait été remplacé et abrogé par un nouveau document d'urbanisme approuvé avant l’introduction de la requête. En application des principes régissant le refus d'abroger un acte réglementaire, le tribunal a jugé que le litige avait perdu son objet et que les conclusions de M. B... étaient irrecevables. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la maire de Paris mettant fin à l’attribution de son logement de fonction. La requérante invoquait une méconnaissance de l’article 27 du décret du 30 juillet 1987, estimant que son placement en congé de longue durée ne pouvait justifier cette mesure. En cours d’instance, Mme B... s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation, désistement auquel la Ville de Paris ne s’est pas opposée. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais d’instance présentée par Mme B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GEISSMANN
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet de l'Yonne fixant le pays de destination de son éloignement forcé. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de notification irrégulière, estimant la décision suffisamment motivée et fondée sur une délégation de signature valide. Il juge également inopérant le moyen tiré des conditions de notification et non fondé celui relatif à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve de risques personnels en cas de retour en Algérie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L.721-3 et L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL RICHARD & LEHMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du refus de la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B... C..., ressortissant angolais. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant ne démontrant pas avoir accompli des démarches en temps utile après sa majorité et ne justifiant pas d'une impossibilité de poursuivre sa scolarité ou d'un risque immédiat d'éloignement. La requête est rejetée sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 20 janvier 2026, a donné acte du désistement de M. A..., qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Le tribunal a également admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du maire de Carnoules refusant d’abroger le classement de sa parcelle en zone agricole (zone A) au plan local d'urbanisme. Le requérant soutenait que ce classement était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, la parcelle étant située en limite d’une zone à urbaniser et dépourvue de potentiel agricole. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le classement en zone A n’était pas entaché d’erreur manifeste, compte tenu de la situation de la parcelle en continuité d’un vaste espace agricole et de l’absence de desserte suffisante par les réseaux. La décision s’appuie sur les articles L. 151-9 et R. 151-22 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus d’enregistrement d’une demande de titre de séjour présentée par M. B..., au motif que la condition d’urgence n’était pas remplie. Le juge a rappelé que, s’agissant d’une première demande de titre de séjour, il incombe au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant une nécessité de bénéficier à très bref délai d’une mesure provisoire, ce qu’il n’a pas fait en l’espèce. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, et la requête a été rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B..., assistante sociale, qui contestait le refus du département du Var d'instruire sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle pour tardiveté. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, car la déclaration de maladie, effectuée le 28 novembre 2022, dépassait le délai de deux ans prévu par l'article 37-3 du décret du 30 juillet 1987, ce délai courant à partir de la première constatation médicale (10 décembre 2020) ou de l'information du lien possible avec le service. La requérante n'ayant pas justifié d'un cas de force majeure ou de motifs légitimes pour expliquer ce retard, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de droit, et a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme B..., agent territorial, contre deux arrêtés de la commune de Saint-Raphaël fixant la consolidation de ses blessures après un accident de trajet et la plaçant en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office. La commune a opposé une exception de non-lieu à statuer, arguant qu'un arrêté postérieur du 17 juillet 2023, plaçant l'intéressée en congé d'invalidité temporaire imputable au service à compter du 4 octobre 2021, avait implicitement retiré les actes contestés. Le tribunal a fait droit à cette exception, constatant que les arrêtés attaqués avaient été rapportés, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, tout en maintenant la possibilité pour Mme B... de demander l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B... d’une demande indemnitaire de 60 000 euros dirigée contre le centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer (CHITS), en raison de fautes alléguées et d’une infection nosocomiale lors de deux prises en charge en 2013 et 2018. La requérante sollicitait également une expertise médicale avant dire droit. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les faits et les dispositions de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, a jugé que les éléments produits ne permettaient pas d’établir la réalité des fautes ou de l’infection nosocomiale invoquées. En conséquence, il a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme B..., y compris la demande d’expertise et les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme B..., ressortissante géorgienne, contestant un arrêté préfectoral du 2 juin 2025 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un vice de procédure, une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA, et une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que les autres arguments n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation des décisions attaquées a été rejetée.