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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

995 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

995

Décisions totales

383 581

Ordonnances

288 964

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : MARCEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425310

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la société BIO-VSM LAB, a examiné la légalité des décisions des 2 mai et 24 juillet 2024 par lesquelles l’Agence régionale de santé d’Île-de-France (ARS-IDF) s’est opposée à l’ouverture d’un site analytique à Paris. Le tribunal a jugé que la décision du 2 mai 2024, notifiée après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 6222-8 du code de la santé publique, avait implicitement retiré une décision tacite de non-opposition née le 14 avril 2024. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions attaquées, appliquant les articles L. 6222-2 et R. 6222-8 du code de la santé publique.

Avocat : CABINET CHEYSSON, MARCHADIER & ASSOCIES (SELARL)

9 janvier 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513078

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A... contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, a pris acte du désistement de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le juge des référés a admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d’admission définitive à l’aide juridictionnelle.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MARCEL

9 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201587

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 15 octobre 2021 par lequel le maire de Murianette avait refusé à la société Gilles Trignat Résidences un permis de construire pour deux bâtiments de 51 logements. Le tribunal a jugé que le maire avait appliqué à tort les règles d'urbanisme en vigueur à la date de sa décision, alors que le projet bénéficiait du droit à permis de construire acquis en application de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, en raison d'une déclaration préalable de lotissement obtenue le 22 décembre 2020. Par conséquent, les motifs de refus fondés sur les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal de Grenoble Alpes Métropole dans sa version postérieure à cette date étaient illégaux. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté de refus et de la décision de rejet du recours gracieux.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

8 janvier 2026• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512489

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. et Mme D... du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (Cada) qu'ils occupaient sans titre. La juridiction a constaté que leurs demandes d'asile avaient été définitivement rejetées et qu'ils s'étaient maintenus dans les lieux malgré une mise en demeure, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. La solution retenue applique les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après le rejet de la demande d'asile et la possibilité d'une expulsion judiciaire. Le tribunal a toutefois accordé un délai de trois mois aux occupants pour quitter les lieux, prenant en compte leur situation familiale et leur état de santé.

Avocat : MARCEL

8 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512486

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 mai 2025 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d’hébergement de M. B..., un ressortissant guinéen demandeur d’asile. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu de la situation du requérant, qui avait été déclaré en fuite et ne bénéficiait plus des conditions matérielles d’accueil. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 441-2-3 III et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : MARCEL

8 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216564

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 24 octobre 2022 ajournant à trois ans sa demande de naturalisation. Le requérant invoquait l’incompétence du signataire et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le ministre pouvait légalement fonder son ajournement sur des condamnations pénales pour détention de faux documents et conduite sans permis, commises en 2013 et 2014. Cette décision s’appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : MARCELLI

7 janvier 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512447

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... d’une requête en référé suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, visant à suspendre la décision 48 SI du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 7 janvier 2026. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du même jour, il a donné acte du désistement de Mme C... et a clos l’instance.

Avocat : GIROT-MARC

7 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509244

Le Tribunal administratif de Grenoble (5ème chambre) a annulé l'arrêté du 3 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que la préfète s'était fondée sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, mais que l'administration n'avait pas produit cet avis ni le dossier médical, malgré une demande du tribunal, privant ainsi le juge de la possibilité de contrôler la légalité de la décision au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le refus de titre de séjour a été jugé illégal, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination.

Avocat : MARCEL

5 janvier 2026• 5ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2200306

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la SARL Weem Hydro, qui contestait un arrêté préfectoral fixant un débit minimal biologique à 33% du module du cours d'eau pour l'exploitation de son moulin. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que le débit fixé n'était pas disproportionné au regard de l'article L. 214-18 du code de l'environnement. Le tribunal a également rejeté les arguments tirés d'une rupture d'égalité et d'une méconnaissance de l'article L. 211-1-1 du même code. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et du refus d'abrogation a été rejetée.

Avocat : MARC

31 décembre 2025• CHAMBRE 3
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502167

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante chinoise, afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation de précarité prolongée, à l'absence de récépissé l'empêchant de travailler et au risque d'éloignement, malgré sa vie familiale établie en Guyane avec son mari en situation régulière et leurs deux enfants. Le tribunal a rappelé qu'il incombe à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable et que, face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne, l'étranger peut saisir le juge. En l'espèce, la condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la précarité de la situation de Mme A... et de ses attaches familiales, et le préfet a été enjoint de lui fixer un rendez-vous dans un délai de deux mois.

Avocat : MARCIGUEY

31 décembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405620

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... de sa requête en annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet de l'Isère. La requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens formulée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, ce silence vaut désistement. L'ordonnance constate donc ce désistement sans examiner le fond du litige.

Avocat : MARCEL

31 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513169

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A..., ressortissante turque, d’une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de sa carte de résident, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En cours d’instance, la préfecture lui a délivré une nouvelle attestation de prolongation d’instruction, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.

Avocat : MARCEL

31 décembre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508829

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'exécution de la décision du 23 octobre 2025 par laquelle la section disciplinaire de l'INSA de Toulouse a infligé à M. B... une sanction d'exclusion définitive de l'établissement. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, la sanction privant l'étudiant de la possibilité de poursuivre ses études. Cependant, il a considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment d'un défaut de motivation, d'une erreur de droit et du caractère disproportionné de la sanction au regard des articles R. 811-10 et R. 811-36 du code de l'éducation, n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : SELARL MARC SZTULMAN AVOCAT

30 décembre 2025
TA80Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2501771

Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi par une agente territoriale contestant la décision implicite de la commune de Creil refusant sa réintégration sur son ancien poste, ainsi que l’arrêté l’ayant réintégrée sur un poste d’agent territorial spécialisé des écoles maternelles. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure au regard de l’article L. 513-23 du code général de la fonction publique, et une erreur manifeste d’appréciation liée à son inaptitude médicale. En cours d’instance, la commune a procédé à une nouvelle réintégration sur un poste d’agent polyvalent, ce qui a conduit la requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : MARCELLESI

23 décembre 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303277

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la demande de M. A... visant à obtenir l'annulation du rejet implicite de sa demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 032,35 euros. Statuant en tant que juge de plein contentieux, le tribunal a estimé que M. A... avait omis de déclarer deux biens immobiliers détenus en indivision, ce qui constitue une fausse déclaration au sens de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le tribunal a rejeté sa requête, considérant que cette fausse déclaration faisait obstacle à l'octroi d'une remise gracieuse, même en cas de précarité.

Avocat : MARCEL

22 décembre 2025• JUGE UNIQUE 3
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508517

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi en référé par la SAS Picampo pour suspendre l'exécution d'un arrêté du maire de Vias refusant un permis d'aménager pour l'installation de 22 mobil-homes. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société requérante ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, les poursuites pénales invoquées n'étant pas engagées. Sur le fond, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou du défaut de procédure contradictoire, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

19 décembre 2025
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502643

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqués par le requérant, étaient inapplicables car la décision contestée était une décision de cessation, et non de refus, des conditions matérielles d'accueil. En outre, M. A... n'a pas démontré sa situation de particulière vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et d'astreinte.

Avocat : MARCHAND HÉLÈNE

19 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508470

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi en référé par la société Free Mobile pour suspendre la décision du maire de Villeneuve-les-Maguelone retirant une décision de non-opposition tacite à l’implantation d’une station relais de téléphonie mobile. La société invoquait l’urgence liée à ses obligations de couverture du territoire et un doute sérieux sur la légalité des motifs d’opposition fondés sur le plan local d’urbanisme (PLU). La commune contestait l’urgence et la légalité du projet, arguant notamment de la couverture existante et du non-respect des règles d’implantation. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, sans se prononcer sur le fond de la légalité.

Avocat : MARC

19 décembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508330

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 26 novembre 2025 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé d’accorder à Mme B..., demandeuse d’asile camerounaise, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’OFII n’ayant pas pris en compte la vulnérabilité de la requérante liée à ses graves problèmes de santé déclarés lors de l’entretien d’évaluation. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de huit jours, sans astreinte à ce stade.

Avocat : MARCIGUEY

18 décembre 2025• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407917

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme I..., ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 7 août 2024 lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de Français, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-2, L. 612-1 et L. 612-7). Le tribunal a estimé que la décision était légale, compte tenu de l'absence de communauté de vie établie et de la situation irrégulière de la requérante, et a confirmé l'ensemble des mesures contestées.

Avocat : MARCIGUEY

17 décembre 2025• 2ème Chambre