165 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
165
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 418
Avec résumé IA
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en formation de juge unique sur renvoi du Conseil d'État, était saisi par Mme B... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département des Bouches-du-Rhône de lui octroyer le revenu de solidarité active (RSA). Rappelant qu'il statue en qualité de juge de plein contentieux pour examiner les droits de l'intéressée, le tribunal a appliqué les articles R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur ces textes pour apprécier la situation de Mme B... au regard de ses ressources et de ses obligations déclaratives.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 juin 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a jugé que le requérant, entré récemment en France et sans liens familiaux établis, n'apportait aucun élément démontrant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision, fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : KERMARREC
Avocat : SCP DELAMARRE ET JEHANNIN;SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. et Mme A et autres demandant l’annulation de certificats d’urbanisme délivrés le 2 mars 2023 par le maire d’Orgerus, dont trois négatifs pour les lots B, C et H et quatre positifs limitant l’emprise à 30 % pour les lots A, D, E et G. Les requérants contestaient notamment la légalité du retrait des précédents certificats de novembre 2022 et l’incompatibilité des règles du PLU avec le schéma directeur régional. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le retrait des certificats initiaux n’avait pas fait naître de certificats tacites et que l’administration devait statuer à nouveau, sans que les moyens soulevés ne soient fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 410-1, R. 410-10 et R. 410-12 du code de l’urbanisme.
Avocat : SCP DELAMARRE & JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, annule la décision du 1er avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé d'accorder à Mme A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que le motif de fraude invoqué par l'OFII, tiré d'une altération volontaire des empreintes, ne figure pas parmi les cas limitativement énumérés à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) permettant un tel refus. Il précise que l'article D. 551-20 du même code, qui mentionne la fraude, ne concerne que le refus de l'allocation pour demandeur d'asile et non l'ensemble des conditions matérielles d'accueil. En conséquence, le tribunal admet Mme A à l'aide juridictionnelle provisoire et enjoint à l'OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de trois jours sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. G F, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert aux autorités allemandes (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des arrêtés, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 (droit à l'information) n'était pas fondé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : SCP DELAMARRE, JEHANNIN