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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

959 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

959

Décisions totales

383 581

Ordonnances

247 803

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : MARTINEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510138

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours de Mme B, ressortissante guinéenne, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que malgré l'obtention frauduleuse d'un précédent titre, Mme B justifiait d'une vie familiale stable en France avec son nouveau conjoint français et leur enfant né en 2024, ainsi que d'une grossesse, ce qui constituait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Avocat : CABINET BINSARD MARTINE ASSOCIES

24 septembre 2025• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510579

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 13 février 2025 par laquelle le préfet de police avait retiré la carte de résident de Mme C, ressortissante thaïlandaise. Cette sanction, fondée sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour emploi d'un travailleur étranger sans titre, a été jugée disproportionnée. Le tribunal a relevé le caractère isolé des faits, l'absence de poursuites pénales, la longue présence en France de l'intéressée (25 ans, dont 19 en situation régulière) et sa situation familiale (mère de deux enfants français). Il a enjoint au préfet de lui restituer sa carte de résident valable jusqu'en 2032.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MARTIN

23 septembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302209

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D... demandant l'annulation de la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil pour elle et ses deux enfants mineurs. Le tribunal a considéré que la demande d'asile présentée au nom de sa fille, née après le rejet définitif de sa propre demande, constituait une demande de réexamen, permettant à l'OFII de refuser les conditions matérielles d'accueil en application de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 551-15 et L. 744-8.

Avocat : MARTIN HAMIDI

23 septembre 2025• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502795

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé l'arrêté du 25 août 2025 par lequel la préfète des Vosges assignait M. A... à résidence. La juridiction a jugé que cet arrêté était fondé sur une obligation de quitter le territoire français du 20 mars 2023, implicitement abrogée par une nouvelle mesure d'éloignement prise le 27 septembre 2024. Cette erreur de droit a entraîné l'annulation de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MARTIN

23 septembre 2025• Reconduites à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406966

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 22 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain. L'annulation est fondée sur un vice de forme : la décision notifiée par téléservice ne mentionnait pas le nom et le prénom de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui a également entraîné l'accueil du moyen tiré de l'incompétence de l'auteur. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : MARTIN-PIGEON

23 septembre 2025• 8ème Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502811

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C..., ressortissant arménien, qui contestait son transfert aux autorités estoniennes et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, fondée sur l’article 12-4 du règlement (UE) n°604/2013, était légale, les autorités estoniennes ayant accepté la prise en charge sur la base d’un visa délivré par leurs soins. Les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire et le défaut d’information, ont été écartés. Par conséquent, la demande d’annulation de l’assignation à résidence, présentée par voie de conséquence, a également été rejetée.

Avocat : MARTIN

23 septembre 2025• Reconduites à la frontière
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502436

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme A... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire du Kremlin-Bicêtre à la SCCV Kremlin Stratégique pour un ensemble immobilier. Le tribunal a également donné acte à la société pétitionnaire de son désistement de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté les conclusions de la commune du Kremlin-Bicêtre fondées sur le même article, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. Cette décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : GMR AVOCATS - GRANGE - MARTIN - RAMDENIE

22 septembre 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401108

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 24 juin 2024 par laquelle le maire de Saint-André avait affecté Mme A, attachée territoriale principale, au poste de coordinateur du dispositif "cité éducative". Le tribunal a jugé que cette décision faisait grief à l'agent, car elle entraînait une perte de responsabilités et d'éléments de rémunération, écartant ainsi la fin de non-recevoir soulevée par la commune. La solution retenue s'appuie sur l'article 65 de la loi du 22 avril 1905, qui impose la communication préalable du dossier à l'agent public avant toute mesure individuelle défavorable.

Avocat : BINSARD MARTINE ASSOCIES

18 septembre 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401484

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A, attachée territoriale, contestant sa mutation d'office au poste de chargée de mission développement durable et la suppression de sa nouvelle bonification indiciaire (NBI). La commune de Saint-André soutenait que la requête était irrecevable car dirigée contre une mesure d'ordre intérieur. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905, estimant que la décision d'affectation ne constituait pas un déplacement d'office et que l'intéressée avait été mise à même de consulter son dossier.

Avocat : BINSARD MARTINE ASSOCIES

18 septembre 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505904

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, était renversée par le préfet, car M. A ne justifiait pas avoir perdu son emploi ni être exposé à une menace imminente de licenciement. Sur le doute sérieux quant à la légalité, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la menace grave et actuelle pour l'ordre public, fondée sur une condamnation pénale pour violences intra-familiales, était établie. La décision a été prise en application des articles L. 423-23 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MARTIN

18 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508500

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'examen insuffisant, estimant l'arrêté régulier. Sur le fond, il a jugé que l'insertion professionnelle récente et l'absence d'attaches familiales en France ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une régularisation au titre des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni une atteinte disproportionnée à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MARTIN-PIGEON

17 septembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506149

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, contestant l'arrêté du 29 avril 2025 de la préfète de l'Ardèche lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente et irrégulière de l'intéressé en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : MARTINEZ

16 septembre 2025• 4ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525220

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'Union sportive Dax Rugby Landes contestant une sanction de retrait de points prononcée par la formation "Régulation" du Conseil de discipline du rugby français. Le juge a rappelé que, conformément aux articles R. 141-5 du code du sport et aux règlements généraux de la Fédération française de rugby, la saisine de la Commission fédérale d'appel constitue un préalable obligatoire à tout recours contentieux. Or, le club n'a attaqué que la décision de première instance du 13 juin 2025, alors que celle-ci avait été remplacée par la décision de la commission d'appel du 26 juin 2025, seule susceptible de recours. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Avocat : CARIOU-MARTIN

16 septembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303310

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission départementale de médiation des Bouches-du-Rhône rejetant sa demande de logement prioritaire et urgent. Le tribunal constate que la requérante a signé un contrat de bail pour un logement adapté le 27 octobre 2023, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il est prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées, faute de frais exposés non couverts par l’aide juridictionnelle totale accordée.

Avocat : MARTIN

16 septembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506001

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant chinois, d'une demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 29 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge des référés a admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a examiné la condition d'urgence, qu'il a considérée comme présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Sur le fond, il a apprécié si les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la suspension de l'exécution du refus de titre de séjour.

Avocat : MARTIN

16 septembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525217

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'US Dax Rugby Landes. La requête vise à suspendre une décision du Conseil de discipline du rugby français du 13 juin 2025 infligeant un retrait de points au club. Le juge constate que le recours est irrecevable, car le club n'a pas exercé le recours préalable obligatoire devant la Commission fédérale d'appel avant de saisir le juge, en méconnaissance des articles R. 141-5 du code du sport et des règlements généraux de la Fédération française de rugby.

Avocat : CARIOU-MARTIN

15 septembre 2025
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505982

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 août 2025 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant turc. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui faisait déjà l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis mars 2024, s'est maintenu en situation irrégulière et n'a justifié d'aucune circonstance particulière établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MARTIN

15 septembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505258

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait à être convoqué par la préfète de l'Essonne pour enregistrer sa demande de titre de séjour, invoquant l'urgence liée à une promesse d'embauche et un délai d'attente de 18 mois. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, et que la procédure de dépôt en ligne mise en place par la préfecture était applicable. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : SELARL REDILEX AVOCATS FERDI-MARTIN PREIRA

12 septembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520021

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par l’union sportive Dax Rugby Landes d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 13 juin 2025 du conseil de discipline du rugby français lui retirant neuf points au classement. Par un mémoire du 2 septembre 2025, le club requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête et de son action. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 septembre 2025. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.

Avocat : CARIOU-MARTIN

11 septembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505845

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 30 juillet 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme B, ressortissante sénégalaise. La requérante invoquait notamment l'urgence et des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.

Avocat : MARTIN

9 septembre 2025