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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 142

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 208

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MASEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507917

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de délivrer un rendez-vous à une ressortissante marocaine dans un délai de dix jours, afin qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante étant exposée à une mesure d'éloignement en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré ses multiples tentatives. L'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : TOMASI

12 mai 2025
TA64Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501300

Le Tribunal administratif de Pau, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans prise par le préfet de la Vienne, a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Poitiers. Cette décision est fondée sur les articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoient que la compétence territoriale est déterminée par le lieu d’assignation à résidence de l’étranger en cours d’instance. En l’espèce, M. B ayant été assigné à résidence à Poitiers par une ordonnance du juge des libertés et de la détention, le tribunal de Pau s’est déclaré incompétent.

MASSOU DIT LABAQUERE

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
12 mai 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505659

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 mai 2025 de la préfète de l'Ain lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la compétence du signataire était établie. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOMASI

12 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506893

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, ressortissante libanaise, contestant la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant saisi le tribunal huit mois après la décision contestée, écartant ainsi la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOMASI

12 mai 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206920

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du 28 juillet 2022 par laquelle la commission d'attribution de Lille Métropole Habitat a classé en rang 3 sa demande de logement social. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la commission était régulièrement composée, que la décision était suffisamment motivée et qu'elle n'était entachée d'aucune discrimination ou erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués sont principalement le code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles L. 441-2-2 et R. 441-9.

Avocat : SCP MASSON ET DUTAT

9 mai 2025• juge unique (5)
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500269

Cette décision du Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la commune d'Arromanches-les-Bains. La commune sollicitait une expertise pour décrire les désordres affectant les portillons de sécurité et d'accès de son musée, à la suite de travaux d'extension et de réfection. Le tribunal a estimé que les dysfonctionnements constatés, susceptibles de rendre l'ouvrage impropre à sa destination, justifiaient cette mesure d'instruction. Il a donc désigné un expert avec une mission complète visant à décrire les désordres, en déterminer les causes, et chiffrer le coût des travaux de remise en état.

Avocat : SELARL CARATINI LE MASLE LAMY MOUCHENOTTE LEMAIRE

9 mai 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505589

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de l'Allier du 18 avril 2025 fixant la Géorgie comme pays de destination en cas d'éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que M. C n'apportait pas d'éléments concrets établissant qu'il serait exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Géorgie, conformément à l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOMASI

9 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430962

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 26 septembre 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne, et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a examiné la demande sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, alors que l'intéressée avait sollicité une admission exceptionnelle au séjour, sans que cette demande soit instruite ni mentionnée dans l'arrêté. Ce défaut d'examen circonstancié de sa situation constitue un vice de légalité. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : TOMASI

7 mai 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502217

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 27 mars 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. B à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a annulé l'arrêté préfectoral en retenant le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, considérant que la décision d'interdiction de retour affectait de manière suffisamment directe et certaine l'intérêt supérieur de ses deux enfants mineurs résidant en France.

Avocat : THOMAS

7 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501094

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête indemnitaire de M. A, qui contestait son reclassement par le département du Cantal. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car le requérant n'avait pas justifié avoir formé une demande indemnitaire préalable auprès de l'administration avant de saisir le tribunal, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes non régularisées.

Avocat : PANORAMAS PUBLICS AVOCATS

7 mai 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430939

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 5 novembre 2024 obligeant M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette mesure sur la situation personnelle du requérant, compte tenu de l'ancienneté relative de ses condamnations pénales, de la régularité de son séjour, de ses liens familiaux en France (marié à une Française, père d'un enfant français) et de son emploi stable. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : TOMASI

7 mai 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430904

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 9 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, le requérant n'apportant pas d'éléments suffisants pour contredire l'avis du collège de médecins de l'OFII. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : TOMASI

7 mai 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431185

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 9 août 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : TOMASI

7 mai 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2414575

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. C B dirigée contre les arrêtés du préfet de police de Paris du 12 septembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance du droit d’être entendu, de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), et de l’erreur d’appréciation concernant la menace à l’ordre public et les garanties de représentation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 611-1, L. 612-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).

Avocat : TOMASI

7 mai 2025• 7ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505509

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant bosniaque, contestant l'arrêté préfectoral du 28 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était légale, notamment car le requérant, entré récemment en France, ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable pour bénéficier de la protection de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision de refuser un délai de départ volontaire a été validée en raison du risque de soustraction à l'exécution de la mesure, et l'interdiction de retour de deux ans a été jugée proportionnée. Les textes appliqués sont les articles L. 612-1, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : TOMASI

7 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430996

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 4 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, car la présence de M. A constituait une menace pour l'ordre public, ce qui faisait obstacle à la délivrance d'une carte de résident en application des articles L. 424-3, L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la gravité des faits reprochés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour pour cinq ans ont été validées.

Avocat : TOMASI

7 mai 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202279

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 10 juin 2022 par lequel le maire de Mauvezin a refusé à la société Gasconne Investissement immobilier un permis de construire pour la modification d'une façade et la création d'une avancée de toit sur un local commercial. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) était infondé, le projet ne constituant pas une extension d'habitation au sens de l'article 2.2 de la zone UX. Il a également estimé que le second motif, fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'était pas établi, la commune ne démontrant pas que le projet augmenterait la vulnérabilité au risque d'inondation. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

7 mai 2025• CHAMBRE 3
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500788

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la Sarl Nouvelle Société Komar (NS Komar) contestant la passation du lot n°2 d'un marché public de construction de logements par l'Office public de l'habitat de la Haute-Vienne (Odhac 87). Le juge a estimé que le moyen tiré d'un défaut de communication des motifs de rejet de l'offre était infondé, l'Odhac 87 ayant fourni les informations requises dans le délai de quinze jours prévu à l'article R. 2181-2 du code de la commande publique. Il a également considéré que l'erreur matérielle dans le courrier de rejet, mentionnant un lot pour lequel la requérante n'avait pas candidaté, était sans incidence sur la régularité de la procédure. En conséquence, la demande d'annulation des décisions de passation et la demande d'injonction ont été rejetées.

Avocat : ADAMAS - AFFAIRES PUBLIQUES

7 mai 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504409

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 13 avril 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressé, qui ne justifiait pas d'une insertion particulière en France, ne démontrait pas d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : TOMASI

7 mai 2025• 4ème chambre - 4/11u
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428846

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A B, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de police du 10 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen relatif à la méconnaissance des règles de signature électronique, en application des articles 1367 du code civil et du décret du 28 septembre 2017. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.

Avocat : TOMASI

7 mai 2025• 6e Section - 3e Chambre