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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 614 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 614

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 617

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : MEREffacer tout
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515122

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante algérienne vivant à la rue avec sa fille mineure, qui invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'hébergement d'urgence, à la dignité humaine et à l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a rejeté sa requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la précarité de la requérante résultant notamment de l'absence de démarches actives pour solliciter l'asile ou un titre de séjour, et que la saturation du dispositif d'hébergement ne caractérisait pas une carence de l'État. La décision s'appuie sur le code de l'action sociale et des familles et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : MERIENNE

6 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514489

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 5 novembre 2025 par lequel la préfète du Rhône avait assigné à résidence M. B..., ressortissant géorgien, pour une durée de quarante-cinq jours. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur manifeste d'appréciation en assignant le requérant à résidence dans le Rhône, alors qu'il avait élu domicile à Strasbourg. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ZIMMERMANN MÉLANIE

5 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522987

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante algérienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son certificat de résidence. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire à la mise en œuvre de cette procédure, n’était pas établie, malgré les risques d’éloignement et de perte d’emploi invoqués. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen de l’atteinte aux libertés fondamentales, par application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET IVAN ROMERO

5 décembre 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505657

Le Tribunal administratif de Rouen, saisi par Mme B... d’une demande d’annulation du refus implicite du préfet d’Ille-et-Vilaine d’abroger une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que la requérante résidait en Algérie à la date des décisions contestées, le tribunal a estimé que le litige ne relevait d’aucun tribunal administratif en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier au tribunal administratif de Paris, seul compétent en vertu de l’article R. 312-19.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

5 décembre 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505727

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus d'abroger une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour (IRTF) prises par le préfet d'Ille-et-Vilaine. Le juge se déclare incompétent territorialement, car la requérante, de nationalité algérienne, résidait en Algérie à la date des décisions contestées. En application des articles R. 312-8 et R. 312-19 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Paris.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

5 décembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506246

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de Mme A... de sa requête en annulation de l'arrêté du 20 mai 2025 du sous-préfet d'Aix-en-Provence la mettant en demeure de quitter son logement. La requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai d'un mois imparti. En conséquence, elle est réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions.

Avocat : MERIENNE

5 décembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503215

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 7 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante, ressortissante tunisienne, contestait notamment l'absence d'examen de son droit au séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la légalité de l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était légale, en se fondant sur les dispositions du CESEDA et de la convention européenne des droits de l'homme, et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : SUMMERFIELD

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305608

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme A... B... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision attaquée visait les textes applicables, notamment l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionnait le motif de fait (non-respect du délai pour rejoindre un hébergement). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le rejet du premier moyen suggère un rejet de la requête.

Avocat : ZIMMERMANN

4 décembre 2025• 7ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503101

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 3 février 2025 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante albanaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a considéré que cette décision méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 26 février 2024, qui avait déjà annulé un refus similaire pour violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En effet, le préfet n'avait pas tenu compte de l'intérêt supérieur de l'enfant mineur de Mme A..., qui ne pouvait bénéficier de soins appropriés en Albanie. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant et les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SUMMERFIELD

4 décembre 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507311

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de l’Aude l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis. Il a également rejeté les arguments fondés sur le règlement UE 604/2013 (Dublin III) et l'article L. 612-2 du CESEDA, le requérant n'ayant pas demandé l'asile et ces textes étant inapplicables en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la mesure d'éloignement.

Avocat : CABINET MERIEM IDERKOU

4 décembre 2025• 1ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505536

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné les recours de M. B... M A... contre un arrêté préfectoral du 19 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un mois, et l'assignant à résidence. Le tribunal a relevé d'office l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 30 octobre 2025, qui avait déjà retenu une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme concernant la situation personnelle et familiale du requérant. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, estimant que la nouvelle mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. A..., sans que la menace à l'ordre public invoquée ne justifie une telle ingérence. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

4 décembre 2025• POLE URGENCES
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500399

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Eure-et-Loir. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régit déjà la délivrance des titres de séjour pour activité salariée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : SCP MERY-RENDA-KARM-GENIQUE

4 décembre 2025• 4ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523864

Le Tribunal administratif de Paris, saisi par la Selarl Archimede Chirurgie d’une demande d’annulation d’une décision de rehaussement de TVA prise par le service des impôts des entreprises de Lille-Seclin, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il renvoie l’affaire au Tribunal administratif de Lille, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : DE MERCEY

4 décembre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505535

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 19 novembre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait obligé M. B... M A... à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un mois, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence subséquent. Le tribunal a retenu que ces décisions méconnaissaient les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, compte tenu de sa présence en France depuis l'enfance et de ses attaches familiales. Cette solution s'imposait en vertu de l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 30 octobre 2025 ayant déjà constaté cette violation pour une situation identique. Les textes appliqués sont l'article 8 de la CESDH et les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

4 décembre 2025• POLE URGENCES
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514045

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur la demande du préfet des Bouches-du-Rhône, a ordonné l’expulsion de Mme B... et de ses deux enfants mineurs du centre d’accueil pour demandeurs d’asile qu’ils occupent sans droit ni titre depuis le rejet définitif de leur demande d’asile. Le juge a estimé que la condition d’urgence et d’utilité était remplie face à la pénurie de places d’hébergement pour d’autres demandeurs d’asile prioritaires. Toutefois, il a accordé à la famille un délai de trois mois pour quitter les lieux, en raison de leur vulnérabilité et de l’absence de solution d’hébergement alternative, se fondant sur les articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : MERIENNE

3 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519725

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé M. B..., ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article 21 de la convention d'application de l'accord de Schengen, dès lors que M. B... était titulaire d'un titre de séjour en cours de validité délivré par les autorités portugaises, ce qui lui permettait de circuler librement en France pour une durée n'excédant pas 90 jours. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français était illégale, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes.

Avocat : MERIAU

3 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512064

Cette décision du Tribunal Administratif de Versailles concerne une demande de référé (article L. 521-3 du code de justice administrative) présentée par Mme B..., ressortissante mauricienne, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de carte de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité ou un risque immédiat de perte d'emploi. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 422-10, R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

3 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411958

Le Tribunal administratif de Paris annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet de police à M. B..., ressortissant bangladais, au motif que cette décision révèle un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle, faute d'éléments personnalisés. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MERBOUCHE

3 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409092

Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C..., agent public, qui contestait le rejet implicite de sa demande d’indemnité complémentaire. Le juge a rappelé que le délai de recours de deux mois court à compter de la naissance de la décision implicite de rejet, sans que l’absence d’accusé de réception ne soit opposable aux agents publics. La requête, enregistrée le 2 décembre 2024, était tardive car la décision implicite était née le 27 septembre 2023. Cette solution s’appuie sur les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : SCP C. ODENHEIMER A. HENNARD

3 décembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502482

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 12 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1, pour confirmer la légalité de la mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : MERCIER

3 décembre 2025• 7ème Chambre