37 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
37
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 171
Avec résumé IA
Avocat : MFENJOU
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A... B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du préfet de la Marne du 26 mars 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a constaté que cette requête constituait un doublon de deux autres requêtes identiques, enregistrées les 1er et 18 avril 2025, déjà jugées et devenues définitives. En application des principes de bonne administration de la justice, il a ordonné la radiation de la requête n° 2501060 des registres du greffe. Aucun texte spécifique n’est appliqué au fond, la décision se fondant sur la procédure.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société Sfordus Market contestant les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l'OFII pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a relevé d'office l'abrogation des articles L. 822-2 et L. 822-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la loi du 26 janvier 2024. Il a appliqué le principe de la loi répressive nouvelle plus douce, ce qui a conduit à une réduction du montant de la contribution forfaitaire. La solution retenue est donc un allègement partiel des sanctions pécuniaires initialement fixées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du 15 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu, que la commission du titre de séjour n'avait pas à être consultée en l'absence de demande de titre, et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a également jugé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de l'ancienneté de son séjour ou de sa relation avec une ressortissante française. Les décisions attaquées ont donc été confirmées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de M. D, ressortissant nigérian, contre un arrêté préfectoral du 18 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, et un arrêté d'assignation à résidence. Le requérant contestait ces mesures en invoquant notamment une erreur manifeste d'appréciation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légalement justifiées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.