186 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
186
Décisions totales
383 581
Ordonnances
267 014
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était bien née du silence gardé par le préfet d'Ille-et-Vilaine au terme du délai de quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Cependant, il a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de cette décision implicite, condition nécessaire pour accorder la suspension en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi d'un ressortissant macédonien faisant l'objet d'une interdiction du territoire français. Le tribunal estime que le préfet d'Eure-et-Loir était compétent pour prendre cet arrêté et que la procédure, y compris le respect du principe du contradictoire, était régulière. Il juge également que les craintes de mauvais traitements alléguées par le requérant en cas de retour ne sont pas suffisamment établies pour constituer une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. La juridiction a retenu que l'administration n'apportait pas la preuve que les convocations justifiant la sanction avaient été régulièrement notifiées à l'intéressé, constituant ainsi une erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SEMINO
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de permis de construire délivré par la commune. Le juge a estimé que le maire avait correctement appliqué l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), qui limite la longueur des constructions en limite séparative, une condition non remplie par le projet. La demande d'injonction et la condamnation aux dépens ont également été écartées.
Avocat : ANSELMINO
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation d'urgence sur un recours pour excès de pouvoir, était saisi par M. A... contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de ne pas prendre en compte la composition de son foyer pour le calcul de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA). Le tribunal a admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a jugé que l'OFII avait méconnu les dispositions de l'article L. 551-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, interprété à la lumière de la directive 2013/33/UE, en ne considérant pas les membres de la famille présents sur le territoire comme constituant le foyer. En conséquence, le tribunal a annulé la décision de l'OFII et l'a condamné à verser à M. A... un complément d'ADA correspondant à la composition de son foyer.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A..., ressortissant turc, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 16 janvier 2026 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant contestait notamment le fondement de cette décision sur l’article L. 551-15 du CESEDA, qu’il estimait contraire à la directive 2013/33/UE, et l’absence de prise en compte de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision de refus était légale au regard des textes applicables, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur la conformité de l’article L. 551-15 à la directive européenne.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 17 septembre 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté étant signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'accord franco-indien, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour ont été validées. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par l’association La nature en ville d’une demande d’annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire d’Essé pour une zone d’accueil sur le site mégalithique de la Roche aux Fées. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté contesté, ce qui a conduit l’association à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de l’association au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 9 janvier 2026 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, avait été respecté lors de son audition. Il a également estimé que l'assignation était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement demeurant une perspective raisonnable malgré les soins nécessaires à son enfant. La demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français a donc été rejetée.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de permis de construire pour la rénovation d’un local commercial en restaurant. La requérante s’est désistée de l’instance et de l’action par un mémoire du 29 janvier 2026. Par ordonnance du 2 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune du Bouscat au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : ANSELMINO
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 19 décembre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu de l'intéressé, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, avait été respecté lors de son audition par les services de gendarmerie. Il a également estimé que la mesure était fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement demeurant une perspective raisonnable, et que les modalités de l'assignation étaient légales.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal administratif de Rennes était saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté fixant le pays de destination et un arrêté d’assignation à résidence. En cours d’instance, le préfet d’Ille-et-Vilaine a retiré ces deux arrêtés, ce qui a conduit le tribunal à constater que la requête était devenue sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en admettant provisoirement le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, et le code de justice administrative.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, était saisi par M. B..., ressortissant guinéen, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « conjoint de français ». Le tribunal constate que le préfet de la Seine-Saint-Denis a pris, postérieurement à la requête, un arrêté de refus exprès le 24 décembre 2025, lequel s’est substitué à la décision implicite initiale. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur une requête de la SCEA La Ferme de Gratte Semelle, a examiné une demande de suspension de l’arrêté du 24 novembre 2025 du maire de Tarascon. Cet arrêté mettait en demeure la société de démolir plusieurs ouvrages (mobil-home, terrasse, local technique, refuge pour animaux) édifiés sans autorisation sur une parcelle classée en zone soumise à un aléa incendie. La solution retenue par le juge des référés a consisté à prendre en compte l'arrêté modificatif du 14 janvier 2026, qui a réduit le délai de remise en état et le montant de l'astreinte, pour apprécier la condition d'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision finale n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur les moyens soulevés, notamment la régularité de la procédure contradictoire et l'erreur d'appréciation sur la constructibilité de la parcelle, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 481-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : ANSELMINO
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur une requête en suspension et annulation d’un arrêté préfectoral, a examiné la demande de Mme A..., visant à contester son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendu, une erreur manifeste d’appréciation liée à sa grossesse et à la santé de son enfant, ainsi qu'une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine était fondé sur les dispositions des articles L. 730-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, la question prioritaire de constitutionnalité soulevée contre l'article L. 733-5 du même code a été jugée non sérieuse et n'a pas été transmise au Conseil d'État.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. C... contestant le permis de construire délivré par le maire de Marseille à la SNC Marignan pour un ensemble immobilier. Après avoir identifié plusieurs vices, notamment l'absence d'attestation d'étude géotechnique, la méconnaissance du plan de prévention des risques naturels, et l'absence de plan de division, le tribunal a estimé ces irrégularités régularisables. En conséquence, il a sursis à statuer pour permettre la régularisation du permis, conformément à l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : ANSELMINO
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à l'exécution d'une précédente ordonnance. Le requérant demandait l'assortissement d'une astreinte à une injonction faite au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa situation. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SEMINO
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B... pour contester un refus de remise de dette d'aide au logement et demander l'annulation de cette décision. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la demande de frais a été rejetée, Mme B... bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale sans que son avocat n'ait sollicité de somme complémentaire. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond et un rejet des conclusions accessoires.
Avocat : AARPI DE ABREU - GUILLEMINOT
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la modification d'une précédente ordonnance de suspension. Le requérant sollicitait une injonction au préfet de réexaminer sa situation, mais le juge estime que ce litige est distinct de l'exécution de l'ordonnance initiale. En conséquence, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SEMINO