14 723 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
14 723
Décisions totales
383 581
Ordonnances
298 557
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : SIMMONS & SIMMONS LLP
Avocat : GUERMONPREZ-TANNER
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la SAS Kaufman & Broad Homes de son recours contre le refus de proroger son permis de construire. En conséquence, il n'y avait plus de litige principal à juger. Le tribunal a également rejeté la demande de la commune de Beaumont-sur-Oise de condamner la requérante aux frais irrépétibles, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SIMON
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment au regard de l'examen particulier de la situation et de sa motivation, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, dont ceux fondés sur l'accord franco-marocain de 1987 et l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : MOULIN
Sujet principal : Demande d'annulation du rejet d'une demande de cessation d'emprise irrégulière de canalisations publiques et injonctions de déplacement ou d'établissement d'une servitude. Juridiction : Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal a rejeté la requête de la société civile immobilière des Chênes. Il a jugé que la communauté d'agglomération pouvait régulariser la situation en établissant une servitude légale, et que la demande de déplacement n'était pas justifiée. Textes appliqués : Articles L. 152-1 et R. 152-1 du code rural et de la pêche maritime (régime des servitudes de canalisation).
Avocat : SOCIETE DAVOCATS SEBAN ARMORIQUE
**Sujet principal** : Demande de suspension d'un refus de visa long séjour au titre de la réunification familiale et injonction de délivrance, présentée par une mère afghane dont la fille mineure, reconnue réfugiée en France, a des problèmes de santé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête en la déclarant irrecevable. Il estime que la requérante n'a pas prouvé avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission spécialisée, condition nécessaire avant tout recours contentieux. **Textes appliqués** : L'article L. 522-3 du code de justice administrative (permettant le rejet sans audience en cas d'irrecevabilité manifeste) et l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (instituant le recours administratif préalable obligatoire contre les refus de visa).
Avocat : MOPO KOBANDA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un demandeur d'asile contestant le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le dépôt d'une demande de réexamen de l'asile, était légal car l'administration avait procédé à un examen personnalisé et avait pris en compte l'absence de vulnérabilité du requérant, logé par sa mère. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET SALOMON JEAN
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir d'un demandeur contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la demande, présentée par simple courrier, n'a pas été déposée selon la procédure régulière (comparution personnelle en préfecture requise), de sorte que le silence de l'administration n'a pas pu faire naître une décision susceptible de recours. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral refusant la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que l'administration a procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, notamment au regard de sa situation familiale. Le tribunal fonde sa décision sur les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure concernant les enquêtes administratives.
Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de Mme A... visant à annuler les décisions préfectorales de rejet de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la requérante, dont la résidence habituelle en France est inférieure à dix ans, ne peut se prévaloir de l'obligation de saisine préalable de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il considère également, après examen de sa situation au regard de l'article L. 423-23 du même code et de l'article 8 de la CEDH, que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Montreuil statue sur une demande en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés, estimant que l'État est la partie perdante dans cette instance.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté de radiation du corps des professeurs agrégés. Le tribunal a jugé que la radiation, conséquence de sa titularisation dans un autre corps (attachés d'administration), était légale et ne nécessitait pas de procédure de reclassement préalable, l'intéressé n'étant pas dans une situation d'inaptitude médicale. La décision s'appuie sur les principes généraux du statut de la fonction publique de l'État et les articles L. 826-2 et L. 826-3 du code général de la fonction publique concernant le reclassement.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Makes Dreams Happen, qui contestait la décision du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) de retirer une aide financière et d’exiger le remboursement des sommes versées pour le jeu « Tau Station ». Le tribunal a jugé que le retrait, fondé sur le non-respect des conditions d'attribution de l'aide, constituait une mesure de régularisation et non une sanction, relevant donc de la compétence du président du CNC et non de la commission du contrôle de la réglementation. La décision s'appuie sur les dispositions du code du cinéma et de l'image animée et de la convention liant les parties.
Avocat : DUMOUCHEL DE PREMARE
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un fonctionnaire hospitalier originaire de Mayotte contestant le refus de lui accorder des congés bonifiés. La juridiction a estimé que l'administration avait légalement apprécié que le centre de ses intérêts matériels et moraux était situé en métropole, et non à Mayotte, au regard des éléments du dossier (résidence continue, vie familiale et absence de liens substantiels avec Mayotte). La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 87-482 du 1er juillet 1987 relatifs aux conditions d'attribution de ces congés.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision par laquelle le centre hospitalier Eure-Seine a retiré la reconnaissance d'une maladie professionnelle imputable au service au bénéfice d'une agent. Le tribunal a jugé que ce retrait, intervenu plus de quatre mois après la décision initiale créatrice de droits, était illégal au regard des articles L. 240-1 et L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres conclusions de la requérante, notamment l'injonction de la placer en congé et les demandes d'indemnisation, ont été rejetées.
Avocat : PICARD LEBEL QUEFFRINEC BEAUHAIRE MOREL
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la demande est manifestement mal fondée, car la contestation de l'OQTF relève exclusivement de la procédure spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers (article L. 614-1), et non du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). Le requérant n'a pas démontré de changement de circonstances justifiant de déroger à cette règle de compétence.
Avocat : HASAN MOHAMAD
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa court séjour pour visite familiale. Le juge a jugé la requête irrecevable car le requérant n'a pas prouvé avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la sous-directrice des visas, comme l'exige l'article D. 312-3 du CESEDA. De plus, il a estimé que la situation décrite, bien que difficile, ne caractérisait pas l'urgence particulière nécessaire pour une suspension avant la décision de l'administration sur ce recours.
Avocat : YAMOVA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de court séjour pour visite familiale. La juridiction estime la requête irrecevable car la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du sous-directeur des visas, comme l'exige l'article D. 312-3 du CESEDA. En tout état de cause, elle ne caractérise pas une situation d'urgence particulière justifiant la suspension avant la décision sur ce recours préalable, au regard des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : EL MOUTAOUKIL