146 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
146
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 669
Avec résumé IA
Avocat : MULLER KAPP
Avocat : MULLER-KAPP
Avocat : MBOMBO MULUMBA
Avocat : MULAND DE LIK
Avocat : CABINET MBOMBO MULUMBA
Avocat : MULAND DE LIK ERICK
Avocat : MULLER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence de liens familiaux en France. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas de risque personnel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Bangladesh, ne méconnaissant pas l'article 3 de la même Convention. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas de liens personnels et familiaux intenses et stables en France, son épouse et ses enfants résidant au Bangladesh, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à ses droits. En conséquence, la décision de reconduite à la frontière a été jugée légale, et les conclusions d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le refus d’autorisation d’instruction en famille pour sa fille. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie. Il a relevé que le simple désagrément lié à l’inscription scolaire imminente ne suffisait pas, d’autant que la requérante avait tardé à saisir le tribunal. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 18 juin 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour l’intéressé de justifier de liens personnels ou professionnels suffisamment intenses en France. Il a également jugé que M. A n’établissait pas encourir des risques personnels en cas de retour en Turquie, au regard de l’article 3 de la même Convention. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1 (4°) et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme A, ressortissante turque, contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante soutenait notamment que son recours devant la Cour nationale du droit d'asile était toujours pendant, ce qui lui conférait un droit au maintien sur le territoire. Le tribunal a appliqué les articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que le droit de se maintenir en France prend fin à la date de la décision de la Cour nationale du droit d'asile. En l'espèce, le recours étant toujours en cours, la requérante bénéficiait de ce droit, rendant illégale l'obligation de quitter le territoire. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a d'abord déclaré la requête irrecevable pour tardiveté, car le recours, formé le 28 juin 2024, n'a pas été introduit dans le délai de 48 heures suivant la notification de l'arrêté, comme l'exige l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune circonstance exceptionnelle n'a été retenue pour justifier ce dépassement. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur d'appréciation sur l'interdiction de retour, n'ont pas été examinés au fond.