105 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
105
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 321
Avec résumé IA
Avocat : SEIGNALET MAUHOURAT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'expulsion était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé, comme l'exige le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions de ce code ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant djiboutien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour, compte tenu des échecs répétés du requérant dans ses études universitaires depuis son arrivée en France en 2021, malgré une amélioration récente. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, fondées sur ce refus légal, ont également été validées. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour visiteur pour une enfant recueillie par kafala. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction et la demande de provision sur frais sont également rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... A..., ressortissante djiboutienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 26 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation sans se considérer lié par la décision de la Cour nationale du droit d'asile. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et que l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant) n'était pas méconnu, faute d'éléments probants sur les risques encourus. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, appliquant les stipulations des conventions internationales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension par M. C..., ressortissant tunisien, contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident par le préfet de la Haute-Garonne. Le préfet a opposé une fin de non-recevoir, arguant de l'absence de décision administrative en raison de l'absence de demande régulière de l'intéressé. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision implicite de refus. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 18 octobre 2023 ajournant à deux ans la demande de naturalisation de Mme B..., estimant que l'aide au séjour irrégulier de son concubin pendant une courte période de huit mois ne justifiait pas une telle mesure. Le tribunal a jugé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir d'opportunité, fondé sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant portugais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 25 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, en ce qu'il détaillait les nombreuses condamnations pénales du requérant, principalement pour des délits routiers et le non-respect de ses obligations en tant qu'auteur d'infractions sexuelles. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le comportement de M. B... constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CAROLINE PERES CANALETTI
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tchadien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet de la Haute-Garonne n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que les études de M. A... n'étaient ni réelles ni sérieuses, en raison de ses résultats médiocres, de ses absences injustifiées et de l'absence de progression dans son cursus après trois années. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionne la délivrance de la carte de séjour étudiant à la réalité et au sérieux des études poursuivies.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A... contestant le refus de délivrance d’une autorisation préalable à l’obtention d’une carte professionnelle de sécurité privée, décision confirmée implicitement par la Commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC). Le requérant invoquait un vice de procédure et une erreur d’appréciation, arguant que les faits de violence conjugale ayant donné lieu à une composition pénale étaient isolés et sans lien avec son activité professionnelle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le CNAPS n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que ces faits, bien que non condamnés pénalement, étaient incompatibles avec les exigences de probité et de sécurité des personnes requises pour exercer une activité privée de sécurité, en application des articles L. 633-3 et R. 632-11 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'état de santé de la requérante ne justifiant pas la délivrance d'un titre de séjour pour soins. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de renvoi, y compris ceux tirés de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit et de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Se fondant sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, il a estimé que la communauté de vie avec son épouse n'était pas établie, justifiant ainsi la décision préfectorale. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu considérer que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, en raison de plusieurs faits délictueux (conduite sans assurance, dégradations, usage de stupéfiants), justifiant le refus sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour pour motif familial. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait se prévaloir de l'article 14 de la loi du 26 janvier 2024, cette expérimentation n'étant pas applicable en Haute-Garonne. Il a également estimé que le préfet n'avait pas à examiner d'office un changement de statut vers un titre "salarié", M. A... n'ayant pas sollicité ce titre ni déposé de demande d'autorisation de travail. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen, estimant que le préfet s'était fondé sur le contrat de travail produit par l'intéressé lors de sa demande. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'aucun des moyens soulevés (notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA) ne soit jugé fondé.