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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 067 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 067

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 692

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : NAUDEffacer tout
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502572

Un fonctionnaire de la DREAL Provence-Alpes-Côte d'Azur a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nice la suspension de la décision refusant son maintien en fonctions au-delà de l'âge légal de départ à la retraite et de l'arrêté l'admettant à la retraite. Le juge a rejeté la requête au motif que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la baisse de revenus invoquée ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Il n'a donc pas examiné les moyens soulevés quant à la légalité des décisions.

Avocat : ROBERT ARNAUD

13 mai 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301156

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la demande de M. et Mme A tendant à être déchargés des taxes d'habitation pour les années 2021, 2022 et suivantes concernant deux meublés de tourisme. Le tribunal a jugé que la réclamation pour 2021 était recevable, mais que celle pour 2023 était prématurée, le rôle n'étant pas encore émis. Sur le fond, appliquant les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le tribunal a considéré que les propriétaires, en louant via des plateformes en ligne sans intermédiaire exclusif, conservent juridiquement la disposition de leurs biens et sont donc redevables de la taxe d'habitation. La requête a été rejetée.

Avocat : CHAGNAUD CHABAUD

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
12 mai 2025• JUGE UNIQUE F CHRISTOPHE
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502140

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'association "Entraide Pierre Valdo" d'une demande de suspension de l'arrêté du maire de Chateauneuf-Grasse ordonnant la fermeture provisoire de la résidence "L'Escale" pour des motifs d'ordre public et de sécurité. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la fermeture était justifiée par la gravité des incidents survenus et que les mesures prises par le département ne suffisaient pas à écarter le risque pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les pouvoirs de police du maire, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : BROC RENAUD

7 mai 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506238

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A, débouté définitivement de l'asile, de libérer sans délai le logement pour demandeurs d'asile qu'il occupe indûment à Saint-Nazaire. La requête du préfet de la Loire-Atlantique a été jugée recevable et fondée, l'urgence étant caractérisée par le taux d'occupation anormalement élevé des places d'hébergement (99,6%) et le nombre important de demandeurs d'asile en attente, tandis que l'absence de titre de séjour et de circonstances exceptionnelles de la part de M. A écarte toute contestation sérieuse. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée et le débarras des biens aux frais de l'intéressé, en application des articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RENAUD

6 mai 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402929

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Nîmes à la SA Un Toit Pour Tous pour un ensemble de douze logements. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un vice de procédure lié à l’avis défavorable du SDIS, et la méconnaissance des articles UC 6, UC 11 et UC 3 du PLU ainsi que des articles R. 111-27 et R. 111-2 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir tirées de la tardiveté et du défaut d’intérêt à agir, estimant que l’affichage du permis n’était pas établi et que les requérants justifiaient d’un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés et a rejeté la requête, considérant que les moyens n’étaient pas fondés au regard des dispositions applicables du code de l’urbanisme et du règlement du PLU.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

6 mai 2025• 1ère Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405997

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé le permis de construire tacite délivré à M. A pour la construction d'un bungalow d'habitation à Cerny, à la demande de la préfète de l'Essonne. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du déféré, jugeant que le délai de recours du préfet court à compter de la transmission de l'acte, laquelle n'est pas établie pour un permis tacite. Sur le fond, le tribunal a estimé que le permis méconnaissait les articles N1 et N2 du règlement du PLU de Cerny, relatifs à la protection des lisières des massifs boisés, ainsi que les articles L. 113-1 et L. 113-2 du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL REYNAUD AVOCATS

2 mai 2025• 3ème chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY01369

Avocat : RENAUD

30 avril 2025• 2ème chambre - formation à 3
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA01563

Avocat : REYNAUD

24 avril 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2203630

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. C, infirmier au CHU de Nice, contestant le refus de majoration de ses heures supplémentaires effectuées de nuit le 15 janvier 2022, au motif qu'il n'était pas affecté à un service "covid". Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 2 mars 2022 et du rejet du recours gracieux. Il a considéré que les décrets n° 2021-287 du 16 mars 2021 et n° 2021-1709 du 18 décembre 2021, relatifs à la lutte contre l'épidémie, ne prévoient pas de majoration pour les heures supplémentaires réalisées en dehors des services directement dédiés à la gestion de la crise sanitaire. La solution retenue est fondée sur une interprétation stricte des textes applicables, excluant l'extension de la majoration aux agents non affectés dans un service "covid".

Avocat : BROC RENAUD

24 avril 2025• 1ère chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301397

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme D, agent contractuel du centre hospitalier de Montceau-les-Mines, d’un recours en excès de pouvoir contre son licenciement pour abandon de poste et le refus de délivrance d’attestations France Travail. La requérante contestait la décision de l’employeur de considérer son dernier contrat à durée déterminée comme tacitement reconduit après le 31 août 2022. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que le centre hospitalier n’avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit en prononçant le licenciement, et a validé la procédure suivie. Cette solution s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatifs aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière.

Avocat : ROUSSOT-LOISIER-RAYNAUD DE CHALONGE

17 avril 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410515

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme F, ressortissante arménienne et russe, contestant les décisions du 18 septembre 2024 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, qu'elle était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée très récente de l'intéressée en France et de l'absence d'attaches familiales sur le territoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondée sur les articles L. 612-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT

17 avril 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215209

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 28 octobre 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d’admettre au séjour Mme C au titre du regroupement familial sur place. La juridiction estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale des requérants, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de leur communauté de vie établie et des risques liés à une séparation. Le préfet avait notamment délivré des autorisations provisoires de séjour à l’intéressée, ce qui ne remettait pas en cause l’objet du recours. La solution retenue s’appuie sur les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : RENAUD

15 avril 2025• 3ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201013

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SAS Manufacture générale réunionnaise (MGR) d’une demande de restitution partielle d’un crédit d’impôt pour investissement productif outre-mer, prévu à l’article 244 quater W du code général des impôts, pour un montant de 28 521,15 euros au titre de l’exercice 2020. La société contestait le refus partiel de l’administration fiscale, qui avait exclu certains investissements au motif qu’ils ne constituaient pas des immobilisations neuves et productives de manière autonome. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration n’avait pas ajouté de conditions illégales et que les investissements litigieux, notamment une rampe container et un sécheur, ne remplissaient pas les critères d’éligibilité fixés par la loi et le règlement n° 651/2014.

Avocat : RATINAUD

15 avril 2025• 1ère chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309679

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 14 septembre 2023 ordonnant sa remise aux autorités italiennes. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT

15 avril 2025• 6ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300592

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B, assistante familiale, d’une demande de condamnation du département du Gard à lui verser diverses sommes au titre de salaires et indemnités, en raison de l’interruption de ses contrats d’accueil d’enfants. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de la requête, considérant que le département n’avait commis aucune faute dans le processus de recrutement et que la requérante ne justifiait pas d’un préjudice direct et certain en lien avec la rupture des contrats. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code du travail, sans faire droit aux demandes principales, subsidiaires ou infiniment subsidiaires de Mme B.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

11 avril 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502410

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. A D, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 1er avril 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour, estimant que la procédure était irrégulière car l'avis du collège de médecins de l'OFII n'avait pas été rendu dans les formes requises, en méconnaissance des articles R. 313-22 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour ont également été annulés. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. D dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : GOUGNAUD

10 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502910

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les recours de M. A D, ressortissant indien, contre un arrêté du préfet du Nord du 25 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi que contre un arrêté du 28 mars 2025 le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait méconnu les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) en ne procédant pas au transfert de M. D vers l'Italie, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en raison d'un visa italien expiré depuis moins de six mois. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées, y compris le maintien en rétention, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : DANNAUD

10 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309619

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné les demandes de Mme C visant à obtenir l'annulation des décisions du 28 juin 2023 du directeur académique des Bouches-du-Rhône refusant des dérogations pour l'affectation de ses deux fils dans des collèges hors secteur. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le rectorat, en considérant que les requêtes étaient recevables. Sur le fond, il a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que la requérante ne démontrait pas que les critères de dérogation, notamment liés à des situations de harcèlement scolaire, étaient remplis. En conséquence, le tribunal a rejeté les deux requêtes, s'appuyant sur les dispositions du code de l'éducation et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : ADER-REINAUD

10 avril 2025• 5ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203952

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. A, brigadier-chef de police municipale, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire pris par le maire de Villeneuve-Lez-Avignon le 16 décembre 2022. Le tribunal écarte le moyen tiré d’un défaut de saisine sans délai du conseil de discipline, estimant que l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique n’impose pas un délai déterminé pour engager la procédure disciplinaire. Il juge également que les faits de harcèlement sexuel rapportés, suffisamment vraisemblables et graves, justifiaient légalement la suspension conservatoire dans l’intérêt du service. La demande de frais de justice est rejetée.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

10 avril 2025• 2ème chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309620

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de Mme C, qui contestait le refus du directeur académique des Bouches-du-Rhône d’accorder une dérogation pour l’affectation de ses deux fils dans des collèges hors secteur, en raison de harcèlement scolaire. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables pour tardiveté, estimant que les recours n’avaient pas été introduits dans le délai légal, même après prise en compte de la demande d’aide juridictionnelle. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur le décret relatif à l’aide juridictionnelle.

Avocat : ADER-REINAUD

10 avril 2025• 5ème Chambre